DE t’ESPRIT DES LOIS. l 8 t
<1 Comme nous voyons que le monde forme« par le mouvement de la matiere, et prive« d’intelligence, subsiste toujonrs, etc. (i). »liest donc spin.isiste, lui qui a deinontre,contre Hobbes et Spinosa,« que les rapports« de justice et d’equite etoient anterieurs ä« toutes les lois positives (2). »
II est donc spinosiste, lui qui a dit au com-mencement du chapi're recond: « Cette loi« qui, en imr.rimant dans nous-memes l’idee« d’un ereateur, nous porte vers lui, est la« premiere des lois naturelles par son impor-«tance. »
II est donc spinosiste, lui qui a combattu detoutes ses forces le paradoxe de Bayle, qu’ilvaut mieux etre athee qu’idolätre; paradoxedontles athees tireroient les plus dangereusesconsequences.
Que dit-on apres des passages si formeis ?Et Fequite naturelle demande que le degrede preuve soit proportionne a la grandeur del’accusation.
PREMIERE OBJECTION.
« L’auteur tombe des le jiremier pas. Les«lois, dans la signilication la plus etendue,« dit—il, sont les rapports necessaires qui de-« rivent de la nature des clioses. Les lois des« rapports ! cela se coneoit-il ?... Cependant«l’auteur n’a pas cliange la definition ordi-« nairp des lois sans dessein. Quel est donc son
(1) Liv. I , eil. t.—(2) Ibid.