174 DK i/esprit des lois.la garde-noble, laquelle est fondee sur d’au-tres prineipes que ceux de la tulele, et en estenlierement distincte.
Quand les flefs etoient ä vie on se recom-roaudoit pour un lief; et la tradition reellequi se faisoit par le sceptre constatoit le lief,coiniue fait aujourd’hui l’honimage. Nous ne■voyons pas que les comtes ou meme les en-voyes du roi recussent les hommages dans lesprovinces; et cette fouction ne se trouve pasdans les commissions de ces ofiiciers qui nousout ete conservees dans les capitulaires. Usfaisoient bien quelquefois preter le serment defidelite ä tous les Sujets (i); niais ce sermenteloil si peu un liommage de la nature de ceuxqu’on etablit depuis , que, dans ces derniers,le serment de fidelite etoit une action jointe ariioniniage, qui tantöt suivoit et tantot pre-cedoit l’hommage, qui n’avolt polnt lieu danstous les hommages, qui fut moins solennelleque rhommage, et en etoit enlierement dis-tincte (a).
(i) On en trouve la formule dans le capitulaireII de Tan 802 . "Voyez aussi celui de l’an 854,-art. ilet autres.—' 2 ) M. du Gauge, au mot hominium,p. 1163 , et au mot ßdelitas, p. 474, eite les clrar-tres des anciens hommages ou ces differences setrouvent, et grarul nomhre d’autorites qu’ou peutvoir. Dans rhommage, le vassal mettoit sa main danscelle du seigueur, et juroit: le serment de fidelite sefaisoit en jnraut sur les evangiles. L’lioinniage se fai-soit a genoipt: le serment de fidelite dehout. II n J