tlVRF. XXXI, CHAP. XXXIII. 173
La constitulion de divers royaumes de l’Eu-rope a suivi l’etat actucl oü etoient les fiefsdans les ternps que ces royaumes ont ete fon-des. Les femmes ne suceederent ni ä la cou-ronne de France ni ä l’eiupire, parceque dansl’etablissement de ces deux monarcliies lesfemmes ne pouvoient succeder aux fiefs; maisdies suceederent dans les royaumes dont l’e-tablissement suivit celui de la perpetuite desfiefs, tels que ceux qui furenl fondes par lesconquetes des Normands, ceux qui le furentpar les conquetes faites sur les Maures; d’au-tres enfin qui, au-dela des limites de i’Alle-magne et dans des temps assez modernes,prirent en quelque facon une seconde nais-sance par l’ctablissement du cliristianisme.
Qu: nd les fie:s etoient amovibles on lesdonnoit a des gens qui etoient en etat de lesservir; et il n’etoit point question des roi-neurs : mais quand ils furent perpetue's, lesseigneurs nrii-ent le fief jusqu’a la majorite,soit pour augmenter ieurs profits, soit pourfaire elever le pupille dans l’ex rcu.v des ar-mes ii). C’est ce '-ue nos coulumes appellent
Ieurs lois de succession particulieres. Yovez ce queM. de la l'haumassiere nous dir sur les maisous dullerri.—(i) Ou voit dans le eapitulaire de l'auiiee877, apud Carisiacum , art. 3 , edit. de llniuze ,toiue H, p. 2G9, le moment oil les rois firent admi-nistrer les iiefs pour les conserver aux mineurs :exemple qui fnt suivi par les seigneurs, et donnal’origine ä ce que nous appelous la garde-noble.^