1IVRE XXXI, CHAP. XXXIII. l6<)
CIIAPITRE XXXIII.
Quelques consequences de la perpetuite des fiefs.
I b suivil de la perpetuite des fiefs que le droitd’ainesse et de primogeniture s’etablit parmiles Francais. On ne le connoissoit point dansla preiniere race (i): la couronne se parta-geoit entre les freres, les aleux se'divisoientde meine; et les fiefs, amovibles ou ävie,n’etant pas un objet de succession, ne pou-voient pas etre un objet de partage.
Dans la seconde race, le titre d’enipereurqu avoit Louis-le-Debonnaire, et dont il lio-nora Lotliaire son fils aine, lui fit imaginerde donner a ce ]irince une espece de primautesur ses cadets. Les deux rois devoient allertrouver l’empereur cliaque annee, lui porterdes presents (ja) et en recevoir de lui de plusgrands; ils devoient conferer avec lui sur lesaffaires communes. C’est ce qui donna a Lo-tliaire ces pretentions qui lui reussirent si mal.Quand Agobard ecrivit pour ce prince(3), ilallegua la disposition de Fempereur meine,qui avoit associe Lotliaire ä l’cmpire, apresque, par troisjours.de jeüne et par la celebra-
(i) Voyez la loi salique et la loi des Riptiaires, antitre des aleux.—(2) Voyezle capitulaire de l’an 817,■qui. contieut le premier partage que Louis-le-Debon~naire fit entre ses enfants.— (3) Voyczses deuxlettresa ce snjet, dont Tune a pour titre de divisioneimperii.
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