l63 DE l’eSPRIT DES I.OIS.de Paris arretoient ees hrigands (il; el ils nepouvoient avancer ni sur la Seine ni snr laLoire. Mugues Capet, qui possedoit ees deuxvilles, tenoit dans ses inains les denx clefsdes mallieureux restes du royanme: on luidefera une couromie qu’il etoit seul en etat dedefendre. C’est ainsi que depuis on a donnel’empire a la maison qui tient immobiles lesfrontieres des Tures.
L’einpire etoit sorti de la maison de Cliarle-magne dans ie temps que l’heredite des liefsnes’etablissoit que connne une condeseendance.Elle fut meine plus tard en usage cliez les Alie-mands que cliez les Francais (2): cela fit quel’empire, considerc conune un lief, fut, electif.Au contraire, quaud la couronne de Francesortit de la maison de Cliarlemagne, les fiefsetoient reedement Mredilaires dans ce royau-me: la couronne, comme un grand lief, le futaussi.
I)u reste, on a eu grand fort de rejeter surle, lnoment de cette revolution tous les clian.-gements qui etoient arrives ou qui arriverentdepuis.Tout sc reduisit a deux exeneinents;la famille regnante changea, et la couronnefut unie a un grand fief.
(i) Voyez le capitulaire ile Charles-le-Cliauve, del’an 877, apud Carisiacum, sur l’importance deParis, de Seint-Denys, et des cliüleaux sur la Loire,dans ces temps-la.—(2) Yoyez ci-devant le ch. XXX,p. iG 3 .