T.IVRE XXXI, CHAP. XXIX. l63ainsi les fiefs furent donnes par une espcce d’e-lection que le seigneur fit entre ses enfants.
J’ai explique au chapitre XYII de ce livrecomment, dans la seconde race, la couronnese trouvoit ä certains egards elective , et accrtains egards hereditaire. Elle etoit lieredi-laire,parcequ’onprenoit toujourslesrois danseette race; eile l’eloit encore, parceque les en-fants succedoienl: eile etoit elective, parcequele peuple ciioisissoit entre les enfants. Commeles choses vont toujours de proclie en proche,et qu’une loi politique a toujours du rapport äune autre loi politiipie, on suivit pour la suc-cession des fiefs le meine esprit que l’on avoitsuivi pour la succession ä la couronne (i). Ainsiles fiefs passerent aux enfants et par droit desuccession et par droit d’election; et chaquelief se trouva , comme la couronne, electif ethereditaire.
Ce droit d’election dans la personne du sei -gneur ne subsistoit ( 2 ) pas du temps des au-teurs des livres des fiefs (3); c’est-a-dire sousle regne de l’empereur Frederic I.
CHAPITRE XXX.
Continuation du meme sujet.
I l est dit dans le livre des fiefs (4) que, qnand
(1) Ali moiusen Italieet en Allemapie.— (a) Qnodhodie ila stabilituni esl, 11t ad omnes aiqualiter ve-niat. I.iv. I destlefs, tit. I.—( 3 ) Gerardus JHiger, etAubertus de Oi'to.—(4) f.iv. I, des fiefs , tit. I.