I 5 S DE l’eSPRIT DES LOIS.
seur l’avoit suivi a Rome dans ime expedilion,il acqueroit tous les droits de vassal: de mi-me s’il avoit donne de l’argent au petit vavas-seur pour obtenir le lief, celui-ci nc pouvoitle lui oter, ui l’empeelier de le trausmettre ason fils, jusqu’a ce qu'il lui eüt rendu son ar-gent (i"). Enliu celte regle n’cloit plus suivicdans le scnyt de Milan (2).
C II AP IT RE XXVII.
Aut re changemeut arrive dans les llcfs.
D ti temps de Charlemagne ( 3 ) 011 eloit obligesous de grandes peines de sc rendre ä la con-■vocatiori pour quelque guerre que ce fut; onne reeevoit point d’excuses; et le eomle quiauroit exempte quelqu’un auroit elepunilui-meme. Mais le traite des trois freres mit lä-dessus tuie restrietion (4) qui lira pour ainsidire la noblesse de la main du roi( 5 ): onnefut plus lenu de suivre le roi a la guerre quequand cette guerre etoit defensive. II fut libredans les autres de suiyre son Seigneur ou de
(1) Liv. I cles fiefs, eh. I.—(2) Iüid. —( 3 ) Capi-tnlaire de l’an 802, art. 7 , edit. de Isaluze, p. 36 J.—( 4 ) Apud Marsnnm, lau 847, edit. de l’alnze,p. 42-—( 5 ) Volumus ut cujuscunique nostrura ho-1110, in cujuscunique regno sit, cum seniore suo inhostem, vel aliis snis utilitatibus, pergut; nisi talislSgni invasio quam Lantuveri dicunt, quodabsit,aeciderit, ut omuis populus illjns regui ad eam re.pelleudum couimunitcr pergat. Art. 5 , lbid. p. 4 b