LIVRE XXXI, CHAP. XXIII. 14 Q
tiques. Mais le clerge avoit affoibli les rois, etles rois avoient affoibli le clerge.
En vain Charles-le-Cliauve et ses snccesseursappelereni-ils le clerge (i) pour soutenir 1’etatet en enipechcr Ja chüle; en vain se servirent-ils du respect que les peuples avoient pour cecorps (a), pour maintemr celui qu’on devoitavoir pour eux; en vain eliercberent-ils a don-ner de l’autorile ä leurs lois par l’autorite descanons (3); en vain joignirent - ils les peinesecciesiastiques aux peines civiles (4); en vain,
(i) Voyez dans Nitard, liv. IV, corament, apresla fuite deLotliaire, les rois Louis et Charles consul-lereDt les eveques pour savoir s’ils pourroient pren-dre et pavtager le royauine qu’il avoit abandonue.En effet, comme les eveques formoient eutre eux uacorps plus uni que les leudes, il convenoit ä cesprinces d’assurer leurs droits par une resolution deseveques , qui pourroient engagcr lous les autresSeigneurs a les suivre.-—(2) Voyez le capitulaire deCharles-le-Cliauve, apiul Saponarias , de lau 809,art. 3 . Venilon, que j’avois faitarelieveqae de Sens,m’a sacre; et je ne devois et re cliasse du royaume parpersonne, « saltem sine audientia et judieio cpisco-«poruin, quoruin minislerio in regem sum conse-« cratus, et qui tlironi Dei sunt dicti, in quibus Deus«sedet, et per qnos sua decernit judicia; quoruin« paternis correctionibus et castigatoriis judiciis me« subdere fui paratus, ct in prassenti sum subditus.»—( 3 ) "Voyez le capitulaire de Gharles-le-Chauve,de Cansiaco, de l’an 85 ^, cdit. de }>nluze ? roine II,p._8S, art. 1,2, 3 , et 7.—(4) Voyez le svnode
de Pistes, de Pan 862, art. 4 ; et le capitulaire de