I,'|8 DE i/eSPKIT DES LOTS.
Vers la iindu regne de Cliarles-le-Chanveetdepuis ce regne, il ne tul plus guere questiondes demeltSs (lu clerge et des laiques sur ia res-lilution des biens de l’eglise. Les eveques iete-rent bien encore quelques soupirs dans leursremontrances a Cluu'!es-le-Cliauve, que Tontronve dans )e eapitulaire de l’an 856, et dansla lettre (i) qu’ils ecrivirent a Louis-le-Germa-nique l’an 858: mais ils proposoient des elioseset ils reclamoient des promesses tant de foiseludees, (pie l’on voit qu’ils n’avoient aucuneesperance de les obtenir.
II ne ful plus question ( 2 ) que de reparer engeneral les torts faits dans l’eglise et dans l’e-tat. Les rois s’engageoient de ne point öter auxleudes leurs hommes libres, et de ne plus don-ner les biens ecclesiasliques par des precep-tions (8); de sorte que le clerge et la noblesseparurent s’unir d’interets.
Les etranges ravagesdesNormands,commej’ai dit, contribuerent beaucoup a mettre fina ces querelles.
Les rois, tous les jours moins accredites, etpar les causes que j’ai dites et par celles que jedirai, crurent n’avoir d’autre parti ä prendreque de se mettre enlre les mains des' ecclesias-
( 1 ) Voyez la note precedente.—( 2 ) "Voyez le ea-pitulaire de l’an 85i, ait. 6 et 7 .—(3) Cliarles-Ie-Chanve, dans le synode de Soissons, dit qu’il avoitpromis aux eveques de ne plus donner de preccp-lions des biens de l’eglise. Capitulaire de l’au 853,art. 11 , edit. de Baluze, tome II, p. 56.