LIVPiE XXXI, CHAP. XXII. 145
n’etoit plus question d un coup d’autorite pourle retablir.
Le fisc se trouva si pauvre, que, sous Char-les-le-Chauve, on ne maintenoit personne dansles honneurs (i), on n’accordoit la surete apersonne, que pour de l’argent: quaud on.pouvoit detruire les Normands (a), on les lais-soit echapper pour de l’argent: et le preinierconseil que Hincmar donne ä Louis-le-Begue,.c’est de demander dans une asserablee de quoisoutenir les depenses de sa maison.
CH AP IT RE XXIII.
Continuation du meme sujet.
Lr clerge eut sujetde serepentir de laprotec-tion qu’il avoit accordeeaux enfants de Louis-le -Debonnaire. Ce prince, comme j’ai dit,n’avoit jamais donne de preceptions des biensde l’eglise aux laiques (3): mais bientot Lo-thaire en Italie, et Pepin en Aquitaine, quit_terent le plan de Charlemagne, et reprirentcelui de Charles-Märtel. Les ecclesiastiqueseurent recours a l’empereur contre ses en-fants : mais ils avoient affoibli eux-memes l’au-torite qu’ils reclamoient. En Aquitaine on eut
(i) Hincmar, lettre i ä Louis-le-Begue.—(2) Toyerle fragment de la clironique du mouasteie de Saint-Serge d’Angers, dans Ducliesne, tome II, p. 401.—( 3 ) Voyez ce que disent les eveques dans le Synodede Fan 8 /, 5 , apud Teiulonis i/iliam, art. 4.
j 3.