t 44 BE LESpall DES LOIS.
. CHAPITRE XXII.
Continuation du meine sujet.
Mai s ce qui affoiblit. sur-lout la monai’cliie,c’est que ce prince en dissipales dqniaines (i).C’est iei que Nitard, un des plus judicieux liis-toriens que nous ayions; Nilard, petit-lils deCharleinagne, qui etoit attache au parti deLouis-le-Debonnaire, et qui ecrivoit l’histoirepar ordre de Charles - le - Cliauve, doit etreecoute.
II dit « qu’un certain Adclliard avoit eu« pendant un temps un tel einpire sur l’espritn del’empereur, que ce prince suivoit sa vo-ll lonte en toutes clioses; qu’a l’instigation deii ce favori il avoit donne les biens liscaux ( 2 )11 ä tous ceux qui en avoicnt voulu, et par-lä« avoit aneanti la republique (5). >> Ainsi il fitdans tout l’empire ce que j’ai dit (4) qu’il avoitfait en Aquitaine; cliose que Charleinagne re-para, et que jiersonne ne repara plus.
L’elat fut mis dans eel epuisement oii Char-les-Martel le trouva lorsqu’il parvinta lamai-rie ; et Fon etoit dans ces eirconslances, qu’il
( 1 ) Villas regias, tpiie erant sni et avi et tritavi,fidelibus suis tradidit eas in possessiones sempi-ternas : fecit enim hoc diu tempore. Tegan, Je Ces-tis Ludoeici Pli .—( 2 ) Hinc libertales, hinc publicainpropriis usibus distribnere suasit. Nilard, liv. IV,h la lin.—(3) Rempublicam penilüs auuullavit.Ibid. —(4) Voyez le liv. USX, ch. XIII.