I.IVRE XXXI, CHIP. XXI. 143
Pepin , et Charlemagne , se joignirent quel-quefois d’interets avec l’une des deux partiespour contenir Fautre,et presqne toujoursavectoutes les (ieux; mais Louis-le-Debonnaire de-taclia de lui l’un et l’autre de ces corps. II in-disposa les eveques par des reglements quileur parurent rigides , parcequ’il alloit plusloin qu’ils ne vouloient aller euxmenies.il y ade tres bonnes lois faites mal ä propos. Leseveques, accoutumes dansces temps-la ä allera la guerre contre les Sarrasins et les Sa-xons(i), etoient bien eloignes de l’espritmo-nastique. D’un autre cöte, avant perdu touteSorte de confiance pour sa noblesse, il elevades gens de neant (a"), il la priva de ses em-plois (3), la renvoya du jialais , appela desctrangers. 11 s : etoit separe de ces deux corps,il en fut abandonne.
(i) " Pour lors les eveques et les clercs commen-« cereut ä quitter les ceintures et les baudriers d’or,« les couteaux enricliis de pierreries qui y etoient« suspeudus. et les hahillemeuts d’un gont exquis ,n les eperons, dont la ricliesse accabloit leurs talons.« Mais Feunemi du genre liumain ne souffrit point« une teile devotion, qni souleva contre eile les ec-»clesiastiques de tous les ordres, et se üt ä elle-meme« la guerre. » L’auteur incertain de la vie de Louis-le-Uebonuaire, dans le recueil deDucbesue, toiueII, p. 298. —(9,) Tegan dit que ce qni se iaisoit tresrarement sousCbarleniagnesefitcommunementsousLouis.—(a) Voulant contenir la noblesse, il pritpour son chaiubrier ttn certain Benard, qui acltevade la desesperer.