LIVRE XXXI, CIIAP. VIII. Il3
jours, et il eutsur-lout. lieu dans les desordresde la seconde race, oft tont le monde avoit be-soin d’un proleeteur, et vouloit faire corpsavec d’autres seigneurs (i), et entrer , pourainsi dire, dans la monarchie feodale, parce-qu’on n’avoit plus la monarcliie politique.
Ceci con linua dans !a troisieme race, commeon le voit par plusieurs chartres (a), soi t qu’ondonnät son aleu, et qu’on le repritpar lememeacte, soit qu’on le dcclarat aleu, et qu’on lereconnüt en Cef. On appeloit. ces Cefs fiefs dereprise.
Cela ne signiCe pas que ceux qui avoient desCefs les gouvernassent en bons peres de fa-raille; et, quoique les homineslibres clierchas-sent. beaucoup ä avoir des Cefs, ils trailoientce genre de biens comme on administre au-jourd’liui les usufruits. C’est ce qui Ct faire äCharlemagne, prince le plus vigilant et leplusattentif que nous ayions eu, bien des regle-ments pour empecher qu’on ne degradäl leslicfsen faveur deses proprietes .'3). Celaprouveseulement que, de son temps, la plupart desbeneßces ctoient encore ä vie, et que par con-sequent on prenoit plus de soin des aleux que
(i) Non inJirrais relicjuit lneredibus, dit Lambertd’Ardres, dans du Gange, au mot alodis. —(n) Voyezcclles (]ue du Gange eite au mot alödis ; et celles querapporte Galland , traite du fraue-aleu, p. 14 et suiv.—( 3 ) Capitul. II de l’an 802 al t. 10 ; et le capitul.VII de V an. 8 o 3 , art. 3 ; et le capitulaire I, incertianni, art. 4’9 j €t Je capitulaire de Van 806, art. 7.