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DE 1ESP1IT DES L0IS.
pour son entretien, il faudra bien convenirque les anciens benelices avoient ete alienes.Ce temps est celui de Cliarles-Martel, qui fori-da de nonveaux fiefs, qu’il faut bien distinguerdes premiers.
Lorsque les rois commencerent a donnerpour toujours , soit par la corruption qui seglissa dans le gouvernement, soit par la Con-stitution meine qui faisoil que les rois etoientobliges de reeoinpenser saus cesse, il etoit na-turel qu’ils commeucassent plutöt a donner a]ierpetuite les fiefs que les comtes. Se priverde quelques terres etoit peu de ehose; renon-cer au,x grands offices, c’etoit perdre la jiuis-sance meine.
CHAPITRE VIII.
Commentles aleux furent clianges en fiefs.
| j i maniere de ehanger un aleu en fief setrouve dans une formule de Marculfe (i). Ondonnoit sa terre an roi; il la rendoit au dona-teur en usufruit ou benefice, et celui-ci desi-gnoit au roi ses lieritiers.
Pour deeouvrir les raisons que l’on eut dedönaturer ainsi son aleu, il faut que je elier-che, comme dans des abymes, les aneiennesprerogatixes de cet te noblesse qui ,depuis onzesiecles, est couYerte.de poussiere, de sang etde sueur.
(i) Liv. I, formule i3.