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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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86 J1F, I,e STB TT DES FOIS.

llebon; et eomme les serfs af'frnncliis pre-noient la loi de lern' maitre , llebon devintFranc, et non pas Saxon on Germain.

Je viens ilattaqucr, il faul que je me de-fende. On nie diraque le corps des anirustionsformoit bien dans lelat un ordre distingue deeelui des lioinmes libres; mais que, comraeles fiefs furent dabord amovibles et ensuite ävie, ccla ne pouvoit pas former unc noblessedot'igine, puisque les prerogatiyes ncloientpoint altacliees ä un lief heredilaire. Cestcette objcction qui a sans doule faitpenseräM. de Valois quil ny avoit quun seul ordre-de eitoyens cbez les Francs: sentiincnt queM. labbe Oubos a pris de lui, et quil a abso-lument gäte ä force de mauvaises ]>reuves.Quoi quil en soit, ce nest point M. labbeOubos mii auroit pn faire cette objection. Car,ayant donne trois ordres denoblesse romaine,et laqualitc de convive du roi pour le premier,il nauroit pas |tu dire que ce lilre mar qua t]>!us une noblesse dorigine que eelui dan-trustion. Mais il faut une reponse di recte. Lesantrustions ou fideles nctoient pas telsparce-quils avoientun fief, mais on leur donnoit unfief parcequils etoient antrustions ou fideles.On se ressonvient de ce que jai dit dans lesPremiers chapilres de ce livre: ils navoientjias pour lors, comine ils eurent dans la suite,lememe fief; mais sils nav; ient pas celui-la,ils en avoient un autre, et parreque les fiefs sedonnoient a la naissance, et parcequils se