IIVRE XXX, CHAP. XX. G'i
procureurs sc volent entre eux. II faudroitrlire qne ces guerriers , dans toutes les pro-vinces particulieres du royaume, et dans tantderoyaumes, auroient fait un Systeme generalde politique. Loysean les fait raisonner coinraedans soll cabinet il raisonnoit lui-meme.
.Te le dirai encore: si la jnstice n’etoit pointunedependance du fief,pourquoi voil-on par-tnut (i) que Je Service du fief etoit de servil- leroi ou le seigneur et dans leurs cours et dansleurs guerres?
CHAPITRE XXI.
De la justice territoriale des cglises.
Lr.s cglises acquirent des biens tres considc-rables. Nous voyons que les rois leur donne-ren t de grands fiscs, c’est-ä-dire de grandsficfs; et nous trouvons d’abord les justiccs('lablies dans les domaines de ces cglises. D’ouauroit pris son origine un privilege siexlra-ordinaire? II etoit dans la natnre de la cliosedonnee ; le bien des ecclesiastiques avoit, ceprivilege , parcequ’on ne le lui öloit pas. Ondonnoilun lisc ä l’eglise; et on lui iaissoitlesprerogatives qu’il auroit dies si on l’avoitdonne a unlcude: aussi fut-il souinis au Ser-vice que l’etat cn auroit tire. s’il avoit cte ac-eorde au lai'que, corame on l’a deja vu.
Les cglises euren tdonc ledroit de faire payrr
{i) Voycz Al. du Gange, au mal lionunimn.