6 l nr, i.’esphtt des dois.
elabli des jusliees patrimoniales. D’aillenrs lesformales de (i) Marculfe nous font voir deshommes libres dependants de ces jusliees dansles pvemlers temps : les serfs ont donc ete jus-ticiables, parcequ’ils se sont tronves dans leterritoire; et ils n’ontpas donne 1’origine auxfiefs ponr avoir ete englobcs dans le fief.
D’autres gens ont pris nne voie plus courte:les seigneurs ont usurpe les justices, ont-ilsdit; et tout a ete dit. Mais n’y a-t-il eu sur laterre que les peuples descendns de la Gennaniequi aient usurpe les droits des princes ? L’his-toire nous apprendassez que d’autres peuplesont fait des entreprises sur leurs souverains;mais on n’en voit pas naitre ce que Ton a ap-pele les justices des seigneurs. C’etoif doncdans le fond des usages et des routumes desGermains qu’il en falloit cherclier Forigine.
Je prie de voir, dans Loyseau (a), quelle estla maniere dont, il suppose que les seigneursprocederent pour former et usurper leurs di-verses justices. II faudroit qu’ils eussent eteles gens du mondeles plus raffines, et qu’ilseussent vole, non pas commc les gnerrierspillent, mais comme des juges de village et des
(i) Yoyez la 3 ,4, et 14 du liv. I; et la chartre de(diarlemagne, de Fan 771, dans Martenne, tomel,Anecdot. collect. XI. Prrecipientcs jubemus ut ullusjudex publicus.... homines ipsius ecclesise etmonas-terii ipsius Morbacensis, tarn ingenuos quam etsei'vns , et qui super eornm terras inanere, etc.—■(2) Traite des justices de village.