44 nF, l’e SPRIT DES I. OIS.
Mais qui est-ce qui menoit les leudes ä laguerre? On ne peut douter que ce ne füt leroi,qui etoit loujours ä la tete de ses fideles. C’estpour cela que, dans les eapitulaires, on voitloujours une Opposition entre les vassaux duroi et ceux des eveques (i). Nos rois, coura-geux, fiers et magnanimes, n’etoient pointdans l’armee pour se metlre ä la tete de cetteinilice ecclesiastique; ce n’etoit point ces gcns-lä qu’ils clioisissoient pour vaincre ou mouriravec eux.
Mais ces leudes menoient de tneme leurs vas-saux et arriere-vassaux; et cela paroit bien parce capitulaire(a) oü Charlemagne ordonne quetont komme libre qui aura quatre manoirs,soit dans sa propriefe, soit dans le benefice dequelqu’un, aille contre l’ennemi, ou suive sonjjpigneur. II est visible que Charlemagne veutdire que celui qui n’avoit qu’une terre en pro-pre entroi t dans la milice du comte, et que ce-lui qui lenoit im benefice du seigneur partoitavec lui.
Cependant M. Fabbe Dubos (I) pretend que,
(i) Capitulaire X, de l’an 8 n , art. S. De liomini-bus nostris, et episcoporum et abbatum, qui velbenefieia vel talia propria liabent, ete., edit. de Ba-luze, tonte I, page 490.—(2) De.l’au 8 t 9 , ch. I,edit. de Baluze, p. 490. TIt omnis ltomo über quiquatuor ntunsos vestitos de proprio suo, sive de ali-euju.s beneltcio, habet, ipse se prceparet, et ipse iu^bostem pergat, sive cum seniore suo.—( 3 ) Tome III,liv. Vi, ch. IV, p. 299. Etabliss. de la mon. fr.