/ ( 2 DE l’eSPRIT DES LOIS.
et les menoient a la guerre (i): ils avoient sonsoux des officiers qu’ils appeloient vicaires (2);et, comme tous les liommes libres etoient di-vises en eentaines, qui foi’moient ce que I’onappeloit un bourg, les comtes avoient encoresous eux des officiers qu’onappeloit centeniers,qui menoient les liommes libres du bourg, ouleurs eentaines, ä la guerre (3).
Cette division par eentaines est posterieureä Fetablissement des Francs dans les Gaules.Elle fut faite par Clolaire et Cliildebert, dansla vue d’obliger ebaque dislrict ä repondredesvols qui s’y feroieut: on voit cela dans les (le-rrets de ces princes (4). Une pareille polices’observe encore aujourd'lmi en Angleterre.
Comme les comtes menoient les liommes li-bres ä la guerre, les leudes y menoient anssileurs vassaux ou arriere-vassaux; et les eve-ques, abbes, ou leurs avoues (5), y menoientles leurs (6).
Les eveques etoient assez embarrasses: ils
(1) Voyez le capitulaire de Cbarlemagne, de l’an
812, art. 3 et 4, edit. de Baluze, torne I, p. 49 1 * 3 i etl’edildePistes, del’au 864,art. 2.6,tomeIl, p. 186.—(2) Et babebat unusciuisque conies vicarios ot cen-tenarios secuni. Liv. II des capitulaires, art. 28.—
( 3 ) On les appeloit compa^enscs. —(4) Donues vers,l’an 5 t) 5 , art. 1. "Voyez les capitulaires, edit. de Ba-luze, p. 20. Ces reglemenls furent sans doule faits deconcert.—( 5 ) Advoeati.—(6) Capitulaire de Cliarle-roagne, de l’an 812, art. 1 et 5 , edit. de Baluze,tome I, p. 490.