3G DE l’f.SPRIT DF.S T.OTS.
t’lTangers quiarrivoient en France ctoient trai-tes comrae des serf's; el CJtarlemagne, vouiantqu’on Jes regardüt commc des liommes libres,puisqu’il rouloit qu’ils eussent la propricte deleurs terres , defendoitd’exiger d’cux lecens.
Un capitidaire (i)de Cliarles-le-Chauve,donne en faveur des niemes Espagnols , ■ventrpi’on les traite coimne on traitoit les antresFrancs, et defend d’oxiger d’eux le eens: lesliommes libres ne le pavoient donc pas.
E’arlicle 3o de l’dciit de Pistes reformsrabnspar lenuel plnsieurscolons du roi oudel’egiise "vendoient les terres dependantes delenrs roanoirs a des ecclesiastiqyes on ä desgens de lenr condition, et ne sc reservoientqu’une petite case; de Sorte qu’on ne pouvoitplus etre paye du eens ; e,t il y esl ordonne deretablir les clioses dans lenr premier etat: leeens etoit donc un tribul d’esclaves.
11 resulte encore de la qu’il n’y avoit pointde eens general dans la monarehie; et cela estclairparun grand nombre de textes. Car quesignifieroit ce capitidaire ( 2 ) , « Nous voulons« qu’on exige le eens royal dans tous les lieux« ou autrefois on l’exigeoit legitimement (3) ?»
(1) De l’an 8/54, edit. de Baluze, tome II, arf. 1et 2 , p. 27.—(2) Cnpitul. III, de l’an 8 o 5 , art. 20et 22 , insere dans le reeueil d’Anzcgise, liv. III,art. 1 5 . Cela est eonforme a eelni de Charles-le-Clianve, de l'an 854 , npnd Altiinacum, art. 6.—( 3 ) Undecunupie legitime exigeljatur. J.bicl,