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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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LIVRE XXX, CH AP. XV. 35

des droits economiques, et non pas fiscaux;des redevances uniquement privees , et nonpas des charges publiques.

Je dis que ce quon appeloit censuse toit untribut leve sur les serfs. Je le prouve par uneformule de Marculfe qui contient une permis-sion du roi de se faire eiere, pourvu quonsoit ingenu (i ), et quon ne so.it point inscritdans le regist re du eens. Je le prouve encorepar une Commission que Cliarlemagne donnaäuncomte ( 2 ) quil envoya dans les contreesde Saxe: eile contient Faffranchissement desSaxons, ä cause quils avoient embrasse lechristianisme; et cest propremen t une cbartredingenuite (3). Ce prinee les retablit dans leurpremiere liberte civile(4), et les exempte depayer le eens. Cetoit donc une meine cbosedelre serfet de payer le eens, detre libre et dene le payer pas.

Par une espece de lettres patentes du(5)meme prinee en faveur des Espagnols quiavoient ete reeus dans la monarcliie, il estde-fendu aux comtes dexiger deux aucun eens,ct de leur öter leurs terres. On sait que les

(1) Si ille de capite suo bene ingenuus sit, et inpuletico publico censitus non est. Liv. I, form. 19.(2) De lan 789, edit. des capitulaires de Baluze ,tome I, p. 25o.(3) Kt ut ista ingenuitatis paginafinna slabiliscjue consislat. Ibid.(4) Pristinsequelibertali donatos , et omni nobis debito censu solu-tos. Ibid.( 5 ) Praeceplum pro Hispauis, de l'an8i2,edition deEaluy.e, toineI,p. Soo.