3a de l’estrit des lois.
Charles-le-Chauve , lui disoient: « Ayezsoin« de vos terres , afin que vous ne soyez pas« oblige de voyager sans cesse par les maisons« des ecclesiastiques, et de fatiguer leurs serfs« par des voitures. Faites en Sorte, disoient-ils« encore, que vous ayiez de quoi vivre et rece-« voir des ambassades. » II est visible que lesrevenus des rois consistoient alors dans leursdomaines (i).
CHAPITRE XIV.
De ce qu’on appeloit census.
Xjorsque les barbares sortirent deleurpays,ils voulurent rediger par ecrit leurs usages;mais corame on trouva de la difficulte a ecriredes mots germains avec des lettres romaines,on donna ces lois en latin.
Dans la confusion de la conquete et de sesprogres , la plupart des choses changerentdenature ; il fallut, pour les exprimer, se servil'des anciens mots latins qui avoient le plus derapport aux nouveaux usages. Ainsi, ce quipouvoit reveiller l’idee de Fancien eens des Pio-mains(a), on le iiomma census,eribiUum m ,tl,
(i) Ils levoient encore quelques droits sur les ri-vieres lorsqu’il y avoit un pont ou un passage.—( 2 ) Le census etoit un mol si generique, qu’ons’enservit pour exprimer les peages des rivieres lorsqu’ily avoit un liac ou uu pont a passer. Yoyez le capitu-laire Itl de l’an 8o3, edit. deBaluze, p. 3g5, art. 1 ;et le Y del'auSig, p.Ciö. Ou appela encore dece