LIVRE XXX, CH AP. XIII. 3l
pour lenr faire entendre ce que c’est qu’unlinancier parmi nous.
L’auteur incertain de la vie de Louis-le-De-bonnairc (i), parlant des comtes et aulres of-ficiers de la nation des Francs que Charlema-gne etabliLen Aquitaine, dit qu’il leur donnala garde de la frontiere , le pouvoir militaire ,»tl’intendancedcsdomaines qui a])partenoieiU:ii la couronne. Oela fait voir l’etat des revenusduprince dans la seconde race. Le prince avoitgarde des doniaines qu’il faisoit valoir par sesesclaves. Mais les indictions, la capilation, etautres impöts leves du temps des einpereurssnr lapersonne qu les biens des hommes libres,avoient ete changes en une Obligation de gar-der la frontiere , ou d’aller ä la gucrre.
On voi l, dans la meine liistoire (2), que Louis-le-Debonnaire ayant ete trouvcr son pere enAllemagne, ce prince lui demanda comnient ilpouvoit elre si pauvre , lui qui etoitroi; queLouis lui repondil qu’il n’etoit roi que de noni,et que les seigneurs tenoient presque tous sesdoniaines; que Cbarlemagne craignant que cejeui^e prince ne perdit leur affection s’il repre-noit'lui-meme ce qu’il avoit inconsiderementdonne, il envoya des commissaires pour rela-blir les clioses.
Les eveques ecrivant a Louis (3), frere de
(1) Dans Duchesne, tome II, p. 287.—(2) Ibid.tome II, p. 8.g.—( 3 ) Yoyez le capitnlaire de Vanti'äS, art. 14.