So de l’esphit des i.ois.avoit qualre (i) manoirs etoit loujours obligedp marchcr ä la guerre; celui qui n’en avoitque trois etoit jointä nnhommc libre qui nYnavoit qu’im : celui-ci le defrayoit pour unquart, et restoil chez lui. On joignoit de me-ine deux Iiomnies libres qui avoient cliacundeux manoirs ; celui des deux qui marclioitetoit defraye de la moilie par celui qui restoit.
II y a plus : nous avons une infinite de cliar-Ires oü 1’on donne les privileges des fiefs ä des'terres ou dislricts possedes par des iiommeslibres , et dont je parlerai (a) beaucoup dansla suite. On exempte ces terres de toutes lescharges qu’exigeoient sur ellcs les comles etautres officiers du roi; et, comme on enumereen particulier toutes ces charges, et qu’il n’ycst point. question de tributs , il est visiblequ’on n’en levoit pas.
II etoit aise que la maltöte romaine tombätd’elle-meme dans la monarcliie des Francs:c’etoit un art tres complique et qui n’entroit nidans les idees ni dans le plan de ces peuplessimples. Si les Tartares inondoient aujour-d’hui'l’Europe , il faudroit bien des affaires
(i) Quatuor mansos. Il me semble que ce qu’onappeloit mansns etoit une certaine portion de terreatlachee ä une cense oii il y avoit des esclaves ; te-inoin le capitulaire de l’an 853, apud Sylvacum,tit. XIV, contre ceux (jfti cliassoient les esclavesde leur mansns. —( 2 ) Voyez ci-apres le chap. XXde ce livre.