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droits poliliques et civils. C’etoit le droit desgens de ces temps-la: on enlev.oit tont dans Jaguerre, on accordoit lout dans la paix. Si ceJa,n’avoit pas ete ainsi, comment trcuverions-nous dans les lois saliqugs et bourguignonestant de dispositions eontradictoires ä la servi-tude generale des bommes ?
Mais ce que la conquete ne fit pas, le memodroit des gens (i), qui subsista apresla con-quete, le fit. La resislance, la revolte, la prisedesvilles, emportoient avec dies la servitndedes babilants: et comrae, outre les guerrcsque les differentes nations conqucrantesfirer.tentre elles, il y eut cela de particnlier cliez lesFrancs, que les divers partages de la monar-cbie firent. naitre sans cesse des guerres civilesentre les freres on neveux, dans lesquelles cedroit des gens fut tonjonrs pratique, les ser--viludes dev in reut plus generales en Franceque dans les autres pays; et c’est, je crois,une des causes de la difference qui est entrenos lois francaises et edles d’Italie et d’Es-pagne, sur les droits des seigneurs.
La conquete ne fut que l’affaire d’un roo-ment: et le droit des gens que Fon y emplovnproduisit quelques scrvitudes. L’nsnge dumeine droit des gens, pendant plusicurs sie-des, fit que les serritucles s’etendirent pradi-gieusement.
(i) Voyr/. les Yics des samts eitles ci-aprel,p. 23.