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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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T.IVKE XXX, CHAP. XI. lg

tudes, on a imaginedans un temps obscur uneloi generale qui ne fut jamais.

Dansle commencement de la premiere race,onvoitunnombreinfini dlionimeslibres, soitparmi les Francs, soit parmi les Romains :niais le nonibre des serfs augmenta tellement,quau commencement de la troisieme tous leslaboureurs et presque tous les liabitants desvilles se trouverent serfs (t): et au lieu que,dans le commencement de la premiere, il yavoit dans les villes ä peu pres la meme admi-nistration que cliez les Romains , des corps debourgeoisie, un senat, des cours de judica-ture; on ne trouve guere, vers le commence-ment de la troisieme, quun seigneur et desserfs.

Lorsque les Francs, les Bourguignoris et lesGoths, faisoient leurs invasions, ils prenoientlor, largent, les meubles, les vctements, lesliommes, les femmes, les garcons, dont lar-mee pouvoit se cbarger; le tout se rapporloiten commun, et larmee le partageoit (2). Lecorps entier de lhistoire prouve quapres lepremier etablissement, cest-a-dire apres lesPremiers ravages, ils recurent ä compositionles liabitants , et leur laisserent tous leurs

(1) Pendant que la Gaule etoit sous la clomlnationdes Romains, ils formoient des corps particuliers :cetoient ordinairement des affranchis ou desceu-dants daffi'aneliis.(2) Voyez Gregoire de Tours,liv. II, cli. XXVII; Aimoin, liv. I, cli. XII.

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