T.IVKE XXX, CHAP. XI. lg
tudes, on a imaginedans un temps obscur uneloi generale qui ne fut jamais.
Dansle commencement de la premiere race,onvoitunnombreinfini d’lionimeslibres, soitparmi les Francs, soit parmi les Romains :niais le nonibre des serfs augmenta tellement,qu’au commencement de la troisieme tous leslaboureurs et presque tous les liabitants desvilles se trouverent serfs (t): et au lieu que,dans le commencement de la premiere, il yavoit dans les villes ä peu pres la meme admi-nistration que cliez les Romains , des corps debourgeoisie, un senat, des cours de judica-ture; on ne trouve guere, vers le commence-ment de la troisieme, qu’un seigneur et desserfs.
Lorsque les Francs, les Bourguignoris et lesGoths, faisoient leurs invasions, ils prenoientl’or, l’argent, les meubles, les vctements, lesliommes, les femmes, les garcons, dont l’ar-mee pouvoit se cbarger; le tout se rapporloiten commun, et l’armee le partageoit (2). Lecorps entier de l’histoire prouve qu’apres lepremier etablissement, c’est-a-dire apres lesPremiers ravages, ils recurent ä compositionles liabitants , et leur laisserent tous leurs
(1) Pendant que la Gaule etoit sous la clomlnationdes Romains, ils formoient des corps particuliers :c’etoient ordinairement des aff’ranchis ou desceu-dants d’affi'aneliis.—(2) Voyez Gregoire de Tours,liv. II, cli. XXVII; Aimoin, liv. I, cli. XII.
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