LIVUE XXX, CIIAP. XI. 9.1
Theuderic (i), croyant que les peuplesd’Auvergne ne lui etoient pas fideles, dit auxFrancs de son parfage: « Suivez-moi, je vousk menerai dans im pays oü vous aurez de l’or,« de l’argent, des captifs, des vdtements, des«troupeaux en abondanee; et vous en trans« fererez lous les hoinmes dans votre pays. »Apres la paix (2) qui se fit entre Gontranet Chilperic, ceux qui assiegeoient Bourgesayant eu ordre de revenir, ils amenerent. tantde butin qu’ils ne laissrrcnt presqae dans lepays ni liommes ni troupeaux.
Theodoric, roi d’Italie, dont l’esprit et lapolitique etoient de se distinguer toujours desautres rois barbares, envoyant son armee dansla Gaule, ecrit au general ( ,J >): « Je veux qu’on« suive les lois romaines, et que vous rendiez«les esclaves fugitifs a leurs maitres: le defen-it seur de la liberte ne doit point favoriser l’a-« bandon de la servitude. Que les autres rois« seplaisent dans lepillage et la ruinedes villes« qu’ils 011t prises: nous voulons vaincre de« maniere que nos sujets se plaignent d’avoir« acquis trop tard la sujetion. » II est clairqu’il vouloit rendre odieux les rois des Francset des Bourguignons, et qu’il faisoit allusiona leur droit des gens.
Ce droit subsista dans la seconde race. L’ar-mee de Pepin, etant entree en Aquitaine , re-
( 1 ) Gregoire de Tours, liv. III.—( 2 ) Ibid. liv. VI,cli. XXXI.—(3)Leu. 43, liv. III, dausCassiodore. .l-.sPii. des 1 . 01 s. 5. 3