l8 DE l’eSPRIT DES LOIS.
et de nos lois il savoit tres bien les grandeschoses.
M. le comte de Boulainvilliers et M. l’ahbeDubos ont fait chacun un Systeme, dont Tunsemble etreuneconjurationcontrele liers-elat,et l’autre une conjuration contre la noblesse.Lorsqne le Soleil donnä ä Pliaeton son char äconduire, il lui dit: « Si vous montez trop«haut, vous brulerez la demeure celeste; si« vous descendez trop bas, vous reduirez en« cendres la terre: n’allez point trop a drohe,« vous tomberiez dans la constellation du Ser-« pent; n’allez point trop a gauche, vous iriez« dans celle de l’Autel: tenez-vous entre les« deux (i). »
CIIAPITRE XI.
Contmuation du meme sujet.
Ce qui a donne l’idee d’unreglement generalfait dans le temps de la conquete, c’est qu’on avu en France un prodigieux nombre de servi-tudes vers le commencement de la troisiemcrace; et, conrme on ne s’est pas appercu delaprogression conlinuelle qui se fit de ces servi-
(i) Nec preme, uec summum molire per ostliera curruin.Altius egressus, ccelestia tecla cremaliis >
Iuferiüs, terras : medio tutissimus ibis.
Neu te dextcrior tortujn declinet ad Anguem,Neve siuisterior pressam rota ducat ad Aram:Inter utrumque tcne. Ovid. Metam. I- II.