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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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rt la noblesse um; chose partieuliere aux bar-bares.

Celle m£me loi dit que (1), sl un affranchibourguignori 11avoitpoint donncunecerlainesominc a son maitre ui recu une porlion I iercedun Romain, il etoit toujours censc de la fa-mille de son maitre. Le Romain proprictaireetoit donc libre, puisquil netoit point dansla famille dun autre; il etoit libre, puisque saporlion lieree etoit un signe de liberte.

Il ny a qua ouvrir les lois saliques et ri-puaires, pour voir que les Romains ne vivoientjias plus dans la servitude chez les Francs queeliez les aulres conquerants eie la Gaule.

M. le comte de Roulainvilliers a manquele point Capital de son Systeme; il na pointprouve que les Francs aient fait un regiementgeneral qui mit les Romains dans une cspecede servitude.

Comme son ouvrage est ecrit sans aucunart, et quil y parle avec cette simplicite, cettefraucbise et cette ingenuilc de Fancienne no-blesse dont il est sorti, tont le inonde est ca-pable de juger et des helles choses quil dit etdes erreurs dans lesquelles il tombe. Ainsi jene lexaminerai point; je dirai seulement quilavoit plus desprit que de lumieres, plus delumieres que de savoir ; mais ce savoir netoitpoint meprisable, parceque de notre bistoire

( 1 ) Tit. LV1I.