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LIVRE XXX, CHAP. III. g
« rer la terre et d’attendre l’anuce, que d’ap-« peler I’ennemi et de recevoir des blessures;«ils n’acquerront ]>as par la sueur ce qu’ils«penvent obtenir par le sang. »
Ainsi cliez les Gerniains il y avoit des vas-saux et non pas des fiefs; il n’y avoit point defiefs, parceque les princes n’avoient point deterres a donner; ou plutöt les fiefs etoient desclievaux de batailie, des armes, des repas. 11y avoit des vassaux , parcequ’il y avoit deshomines lideles qui etoient lies par leur pa~role, qui etoient engages pour la gnerre, etqui faisoient ä peu pres le meme Service que1’on lit dcpuis pour les liefs.
CHAPITRE IV.
Continuatiou du meme sujet.
Cesah (i) dit que, « quand im des princes« declaroit ä l’assemblee (pi’il avoit forme le«projet de quelque expedition et demandoit<i qu’on le suivit, ceux qui approuvoient len clief et l’entreprise se levoicnt et offroient«leur secours. Ils etoient loues par la multi-* tude. Mais, s’ils ne remplissoient pas leurs« engagements, ils perdoient la confiance pu-«blique, et on les regardoit conune des dii-« serteurs et des v.raitres. v
Ce que dit ici Cesar et ce que nous avons
f i) De hello Gallico, liv. VI.
rsPR. 11 es i.ojs. a, 2