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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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Sa«i»t8at«*a<awi*a8r :

LIVRE XXX, CHAP. III. g

« rer la terre et dattendre lanuce, que dap-« peler Iennemi et de recevoir des blessures;«ils nacquerront ]>as par la sueur ce quils«penvent obtenir par le sang. »

Ainsi cliez les Gerniains il y avoit des vas-saux et non pas des fiefs; il ny avoit point defiefs, parceque les princes navoient point deterres a donner; ou plutöt les fiefs etoient desclievaux de batailie, des armes, des repas. 11y avoit des vassaux , parcequil y avoit deshomines lideles qui etoient lies par leur pa~role, qui etoient engages pour la gnerre, etqui faisoient ä peu pres le meme Service que1on lit dcpuis pour les liefs.

CHAPITRE IV.

Continuatiou du meme sujet.

Cesah (i) dit que, « quand im des princes« declaroit ä lassemblee (piil avoit forme le«projet de quelque expedition et demandoit<i quon le suivit, ceux qui approuvoient len clief et lentreprise se levoicnt et offroient«leur secours. Ils etoient loues par la multi-* tude. Mais, sils ne remplissoient pas leurs« engagements, ils perdoient la confiance pu-«blique, et on les regardoit conune des dii-« serteurs et des v.raitres. v

Ce que dit ici Cesar et ce que nous avons

f i) De hello Gallico, liv. VI.

rsPR. 11 es i.ojs. a, 2