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DE L’ESPRIT DES LOTS.
dit dansle chapitre precedent apres Tarite estle germe de l’histoire de la premiere race.
II ne faut pas etre etonne que les rois aienttoujours eu a cliaqne expedition de nou veilesarmees ä refaire, d’aulres troupes a persua-der, de nouvelles gens ä engager; qu’il aitfallu pour acquerir beaucoup qu’ils repan-dissent beaucoup; qu’ils acquissent sans cessepar le partage des terres et des depouilles, etqu’ils donnassent sans cesse ces terres et cesdepouilles; que leur domaine grossit conti-nuellement, et qu’il diminuät sans cesse; qu’unpere qui donnoit ä un de ses enfantsun royau-me yjoignit toujours un tresor(i); quele tre-sor du roi fut regarde comme necessaire ä lamonarcltie ; et qu’un roi (2) ne put, meinepour la dot de sa fille, en faire pari aux etran-gers sans le consentement des autres rois. Lamonarchie avoit son allui’e par des ressortsqu’il falloit toujours remonter.
CIIAPITRE V.
De la conquete des Francs.
X l n’est pas vrai que les Francs, entrant dans
(1) Yoyez laVie de Dagobert.—(2) Voyez Gre-goire de Tours, liv. VI, sur le mariage de la (Ille daChilperic. Childebert lui envoie des anibassadeurspour lui dire qu’il n’ait point i donuer des villes duroyaume de son pere ä 9a blle, ui de ses tresors, uides serfs, ni des clievaux, ui des cavaliers, ui desattelages de bceufs, etc.