8 nF. l’kspeit des fols.
langue leur donne nn nom qui a du rapportavec leur etat, les nomme (i) compagnons.II y avoit enlre eux une emulation (2) singu-liere pour obtenir quelque dislinction aupresdu prince, et une meine emulation entre lcsprinces sur le nombre et la bravoure de leurscompagnons.« CVst, ajouteTacite, la dignite,11 c’est la puissance d’elre toujours enloure« dune foule de jeunes gens que l’on a clioisis,« c’esl un ornement dans lapaix, c’est un rem-n partdans la guerre. On se rend celebre dans« sanallonet cliezlespeuplesvoisinssil’on sur-ti passe les autres par le nombre et le courageii de ses compagnons : onrecoit des presents;ii les ambassades viennent de toutes parts.ii Souvent la reputation decide de la guerre.«Dans le combat il est honteux au princeii d’etre infericur en courage; il est honteux äii la troupe de ne point egaler la ■valeur du«jirince; c'est une infamie eternelle de luiti avoir survecu. L’engagement le plus sacre,« c’est de le defendre. Si une eite est en paix,« les princes vont cbez celles qui font la guerre;11 c’est ]>ar-la qu’il sconservent un grand nom-11 bre d’amis. Cleux-ci recoivent d’eux le clieval« du combat ctlejavelol terrible. Lesrepaspeu«delicats, mais grands, sont une espece de11 solde pour eux. Le prince ne soulient ses11 liberalites que par les guerres et les rapines.ii Vous leur persuaderiez bien moins delabou-
(1) Comites.—(2) De moribus Germ.