LIVRE XXX, CHIP. II. 7
c’est l’ouvrage deTacite, qui abregeoit tout,parcequ’il voyoit tout.
Ces deux auteurs se trouvent dans un leiconcert avec les Codes des lois des peuples bar-bares que nous avons, qu’en lisant Ccsar etTacite on trouve par tout ces Codes, et qu’enlisant ces Codes on trouve par-tout Ccsar etTacite.
Que si, dans la reclierche des lois feodales,je me vois dans un labyrinthe obscur, pleinde routes et de dctours, je crois que je tiens lebout du fil, et que je puis marclier.
CHAPITRE III.
Origine du vasselage.
n Cesar (i) dit que les Germains ne s’at-«taclioient point a l’agriculture, que la plu-« part vivoient de lait, de fromage et de chalr;« que personne n’avoit de terres ni de limites« qui lui fussent propres; que les princes et les«magistrats de chaque nation donnoient aux« particuliers la portion de terres qu’ils vou-«loient et dans le lieu qu’ils vouloient, et les«obligeoient i’annee suivante de passer ail-«leurs. »Tacite dit (2) « que chaque prince« avoit une troupe de gens cpii s’attachoient a«lui et le suivoient. » Cet auteur, qui dans sa
(1) Liv. VI de la Guerre'des Gaules. Tacite ajoute :Nulli doinus, autager, aut aliqua cura ; prout adquemque venerealuntur. DemoribusGerm.— (2) Ib.