B* A R T I I, I, E R I E. 1 Sj
jusqu’à ce que cette vitesse soit égale à celle de l’air lui-même ; passéce terme, cette portion est constante. Robins prétend que la vitesseperdue dans les mouvemens très - prompts est à peu près triple de celleperdue dans les mouvemens lents -, ce qui porteroit celle perdue par le
boulet jusqu’à R. Il paroît donc qu’elle se trouve entre L et L. Nous
ne déciderons rien à ce sujet, jusqu’à ce que des expériences conve-nables nous mettent à même de décider quelle est la proportion deperte particulière à chaque degré de vitesse.
114. Le tableau général des vitesses moyennes de l’article ni faitvoir que, pour chaque canon, la vitesse augmente avec la charge,jusqu’à un certain terme où elle est la plus grande possible , et que,passé ce terme , la vitesse diminue à mesure que la charge augmente.On voit aussi que la charge qui donne la plus grande vitesse est dif-férente , suivant les différentes longueurs de canon. En suivant sonaugmentation, depuis le commencement jusqu’au maximum , on voitque pour les canons n° 1 , 2 et 3 , les charges du maximum de vitessesont :
N° 1 . . . . . ... • 12, onces.
2 .• 14
3 .. 16
Comme il n’existe aucun rapport fixe entre le poids du boulet etcelui des charges de maximum de vitesse, c’est moins par ce rapport qu’ilfaut exprimer ces charges que par la portion de l’ame du canon qui setrouve remplie par ces quantités de poudre. Nous voyons par le tableaudes longueurs des différentes charges de poudre qui se trouve à l’ar-ticle 102, que celles des charges de 12, 14, et 16 onces sont:
onces.
ponces. |
pouces.
12
8.20 1
rN« 1.
CO
*4
9 .5 ^Longueur du canon. . ..
N° 2.
38 .i
16
10.7 J
1
N° 3 .
5/4
Divisant chaque longueur de charge par la longueur de canon quilui répond, nous trouvons à peu près les trois fractions suivantes :