XAV.XAU. XEC. XEL. XEN.
♦XAVIER, bourg d’Efpagne, dans l’Aragon, eft fituéfur le Gallégo. * Colménar, Délices d’Efpagne, p. 664.
* XAVIER, bourg d’Efpagne, dans le Royaume de Na-varre, eft au fud-eft de Pampelune, don: il eft éloigné de neufà dix lieues. Il eft fameux pour avoir donné la naiffance à S. jFrançois Xavier, Apôtre des Indes. * Colménar, Délices dE-fùapne « />. 682.
XAVIER. Cherchez FRANÇOIS XAVIER.
XAVIER (Jérôme) Jéfuite Navarrois. Il pafle pour Au-teur de deux Ouvrages écrits en Langue Perfane. Le premierporte le titre à'Hiftoire de Nétre Seigneur Je jus - Chrijl ; & le fé-cond récite la Vie & le Martyre de l’Apôtre S. Pierre. Ces deuxOuvrages étant tombez manufcrits entre les mains de Louis deDieu, il les fit imprimer avec une Verfion Latine & des Notes.Voici ce que M. de La Croze dit de l’Ouvrage de Xavier. CetOuvrage eft un amas monftrueux de fixions &? de fables grofftéres ,ajoûtées , ff fouvent fubftituées aux paroles des faints Evangéliftes.M- de La Croze ajoûte que „ Jérôme Xavier n’eft Auteur de cet-„ te efpéce d’Alcoran, que pour ce qu’il a de profane & de fu-
perftitieux. 11 l’avoit compofé en Portugais, & la Verfion„ Profane, dont Alegambe & les autres Jéfuites lui font hon-„ neur, n’eft nullement de lui, mais d’unMahométan de Lahor„ dans les Indes, nommé Abdel Senarin Kafem, comme Xavier„ l’avoue lui-même à la fin de fon premier Ouvrage, p. 586.Xavier mourut en 1617, à Goa, lorsqu’il fe difpofoit à allerprendre polîeffion de l’Archevêché de Cranganor auquel il avoitété nommé par Philippe III, Roi d’Efpagne & de Portugal. * LaCroze, Hift. du Cbriftianifme des Indes, p. 332, [ftc.
X A U X A, province la plus célébré de tout le Pérou, dansle Parlement de Lima, à trente-fix lieues de fa ville capitale.C’eft une Vallée par laquelle pafle la rivière de Xauxa, quivient du Lac de Bombon, & qui ayant couru un long efpace àtravers les provinces méditerranées, ferend dans la rivière des A-mazones, s’étant groffie de plufieurs autres rivières. La Vallée, quia pris fon même nom, a quatorze lieues de long & cinq ou fixde large, & étoit peuplée de trente mille fauvages quand les E-fpagnols y arrivèrent. Elle eft environnée de toutes parts de mon-tagnes couvertes de neige, & contient quatorze bourgades d’in-diens, entre lefquelles celle deGuancaio eft renommée. Il y a danscelle-ci un Tambo ou hôtellerie fort commode pour les Voya-geurs. C’eft une fort grande Lieutenance, dans laquelle fontquelques couvents de Dominicains & de Cordeliers, qui inftrui-fent les Indiens. Quoique la plupart des Habitans de cette Val-lée foient batifez, il y en a encore parmi eux qui retiennentleurs fuperftitions payennes, adorant le Diable qu’ils nommentSupay, dans la crainte de l’avoir pour ennemi. Pour venir deLima à Xauxa on pafle par la Vallée'de Séneguilla, d’où l’on vaà Sificayo, puis à Choriilo de l’autre côté de la rivière, & de lààGuadachéri, opulente bourgade d’indiens, qui habitent dansplufieurs autres, fituées fur les penchans des montagnes & dansles Vallées, au travers defquelles on monte au fommet de cellesqu’on nomme Pariacaca, à vint-deux lieues de Lima, par unchemin dangereux & difficile, d’où l’on defcend enfin dans laVallée de Xauxa, à travers les montagnes & les déferts. *Laët,De fer. des Indes Occid. I. 10. ch..2g. Th. Corneille, Di 3 . Géogr.
XAUXA, fleuve de l’Amérique méridionale dans le Pérou,fort du Lac de Bombon, reçoit les rivières de Parcos, de Vino-que, d’Abançay, & d’Aporimac; & après avoir palTé dans lesprovinces de Maina, deMananes, de Pachamores, fous le nomde Moyobamba fe décharge dans la grande rivière des Amazones.
* M. Delifle, Carte de la Terre - Ferme, du Pérou & dn Brefil.
X A U X A V A ou CHAUCHAVA, montagne d’Afri-que , qui fait une partie du grand Atlas, & qui eft au midi decelle dç Seméde ou Gemméde. Elle eft habitée de Bérébéres dela Tribu du Muçamoda, qui font belliqueux, & ont guerre per-pétuelle avec leurs voifins. La plupart font armez de frondes,avec lefquelles ils pouffent des pierres fi jufte qu’ils en tuent lesoifeaux. C’eft là leur principal exercice. Quoique cette mon-tagne foit fort froide, & toûjours couverte de neige vers le fom-met , elle ne laifle pas d’abonder en orge, en miel, en cire & enmenu bétail. On n’y trouve pas beaucoup de vaches, & leschevaux n’y font pas fort bons. Il y a quelques Maçons 5c Ser-ruriers Juifs; mais les premiers ne travaillent pas beaucoup, par-ce que les murs des maifons ne font que de pierre féche, ou quin’eft enduite que par dehors, & les toits couverts de chaume oud’ardoife. Ils ne fe fervent ni de brique, ni de tuile, ni dechaux. Il fort de cette montagne une rivière qu’on nomme auffiXauxava. Ce même nom a été donné à une ville, près de la-quelle elle pafle. Le Chérif la fit fortifier dans le tems qu’il avoità fe défendre contre Maroc 8c Safi. Il la ferma de hauts murs deterre battue, qui font préfentement en ruine. * Marmol, De-scription du Royaume de Maroc, tome 2. 1 . 3. ch. 42 e? 45. Th.Corneille, Ditt. Géogr.
XEC. XEL. XEN. X E Q. XER. X E T.
X E'CIEN, ville de la Chine. C’eft la cinquième de laprovince de Queicheu, & elle n’a que trois fortereffesfous fa furifdiftion. * Maty, Di 3 . Géogr.
♦ XELSA, ancienne ville des lllegertes, dans l’EfpagneTarragonnoife, n’eft maintenant qu’un village de l’Aragon, furl’Ebre, au fud-eft de Saragoce, dont il eft éloigné d’environJ 5 lieues.
X E L V A. Voyez CHELVA.
XE'NAGORAS, Hiftorien Grec, avoit écrit une Chro-nique, & d’autres Ouvrages alléguez par les Anciens: on affureque fon Traité des Ifles eft confervé dans la bibliothèque du Va-tican. * Denys d’Halicarnaffe, Antiq. Rom. I. 1. Macrobe, Sa-turn, l. 5. f. 19, Voffius, de Iüftor. Gratis, l, 3,
XEN. 73
X E'N A J A S ou X E'N O J O, qu’on appelle aiiffi Pblic-xéne, Evêque de Hiérapolis, & natif deMaburgen Perfe,vivoitdans le fixiéme fiécle. Il étoit Efclave, & s’étant enfui de chezfon Maître il vint du côté d’Antioche, où il fe difoit Eccléfia-ftique quoiqu’il ne fût pas feulement batifé. Pierre Le Foulonl’ordonna enfuite Evêque de Hiérapolis, parce qu’il croyoit quel’ordination lui tiendroit en même tems lieu du Batême. Comineil étoit dans les fentimens des Monophyfltes, qui ne reconnoif-fent qu’une nature en Jefus-Chrift, il fe donna beaucoup domouvemens pour abolir le Synode de Chalcédoine dans lequelEutychès & Diofcore avoient été condamnez, & pour étendrela poftrine des Eutychiens. Il adopta cependant le Hénoticonde "Empereur Zénon, dans lequel cet Empereur tâchoit de con-cilier les Catholiques avec les Eutychiens. Il fit cela parce quequoique par cet Hénoticon les Conciles Oecuméniques précédéesfuflent tous confirmez, il n’y étoit cependant pas fait mentionexpreffe de celui de Chalcédoine. Il fit éclater fa rage contreFlavien, Evêque d’Antioche , qu’il accüfa de Neftorianifme ;mais Flavien ayant prononcé une condamnation de Neftorius &de fes fentimens, Xénajas demanda outre cela qu’il condamnâtauffi tous les Neftoriens. Flavien le fit encore dans un Ecrit.Xénajas n’en fut pas encore fatisfait & demanda de nouveau queFlavien rejettât le Concile de Chalcédoine, ce qu’il refufa défaire. Là-deffus Xénajas fit grand bruit, & fe donna tant demouvemens que Flavien fut enfin dépofé & envoyé en exil. Xé-najas doit avoir rejetté les images & leur culte. Il fut enfin exi-lé lui même par l’Empereur Juftin & mourut dans cet état. Il abeaucoup écrit & avec beaucoup d’élégance en Langue Syria-que. On compte 23 Ouvrages de fa façon, dont plufieurs fontécrits pour la confirmation de l’erreur des Monophyfltes. Juf-qu’à préfent on n’a encore rien imprimé de tous fes Ecrits. SesCommentaires fur l’Ecriture Sainte & fa Verfion Syriaque desquatre Evangiles, ne font pas les moindres de fes Ouvrages. *Affemanus, in Bibliotb. Orient. Clementino - Vatic. A 3 .a Lipft anni1723. de Janvier. Evagre, l. 3. Théophane. Nicéphore. Cédréne.Di£t. Allemand.
X E'N ARQUE, Xenarchus , Philofophe Péripatéticien ,natif de Séieucie, ville de Cilicie , dans l’Afie Mineure, futPrécepteur deStrabon. Il enfeigna publiquement à Alexandrie,& fut aimé de l’Empereur Augufte. Un peu avant fa mort ilperdit la vue. * Strabon, l. 14, Un autre Xe'narqub, PoëteComique, eft allégué par Ariftote, par Athénée & par Suidas.
XE'NE'T E, homme très riche chez les Locriens, ayantdonné fa fille Doride en mariage à Denys le Tyran, entreprit,à l’inftigation de fon gendre, de fe faire Tyran de Locres. Lepeuple ayant découvert fon deffein, le fit punir, & lechaffa,avec tous les Grands de la ville. * Ariftote, Politic. I. 5. c. 7.
X E'N IA DE, de Corinthe, voulant acheter Diogène leCynique, expofé en vente parmi d’autres Efclaves, lui demandace qu’il favoit faire: ce Philofophe lui répondit, qu'il f avoit com-mander aux perfonnes libres. Cette réponfe obligea Xéniade d’a-cheter Diogène, qu’il mit auffi - tôt en liberté. En lui donnantla conduite de fes enfans: Recevez, dit-il, ces enfans pour leurcommander. * Aulu-Gelle, l. 2. c. 18.
X E'N IL, rivière d’Efpagne. Elle naît dans le Royaumede Grenade, où elle baigne Grenade, Santa-Fé, Loja; & en-trant dans l’Andaioufie qu’elle arrofe du fud-eft au nord-oueft,elle palfe à Eccija, & fe décharge peu après dans le Guadalqui-vir. * Maty, Difit. Géogr.
X E'N ION, a écrit une Hiftoire de Candie, & une autred’Italie: il eft cité par Etienne de Byzance, & par Macrobe,Saturnal. I. i.c. 9.
XE'NITA. Voyez X E'N A I A S.
X E' N O C L E'E, Prêtrefle d’Apollon. C’étoit une Tradi-tion de Delphes au tems de Paufanias, qu’Hercuie fils d’Amphi-tryon, étant venu pour confulter l’Oracle, Xénoclée qui étoitpour lors la Prêtrefle de cette prétendue Divinité, ne lui voulutrendre aucune réponfe, parce qu’il étoit encore tout fouillé dufang d’Iphitius ou Iphitus, Roi des Phocéens. On dit qu’Her-cuie fâché de ce refus, emporta du temple un trépié, & que laPrêtrefle s’écria: „ C’eft Hercule de Tyrinthe, &non pas celui„ de Canope; ” car auparavant Hercule l’Egyptien étoit auffivenu à Delphes. Mais enfin le fils d’Amphitryon ayant rendule trépié, il obtint de la Prêtrefle tout ce qu’il voulut. „ C’eft„ delà, dit Paufanias, que les Poètes ont pris occafion de fein-„ dre qu’Hercuie avoit combattu contre Apollon pour un tré-„ pié. ” * Paufanias, Defcription de la Grèce, l. 10, fjc.
X E'N OCLE'S, Poète Grec, florifloit dans la XIX Olympia-de. Elien rapporte que dans le même tems qu’Exainéte d’Agri-gente remporta le prix de la courfe, Xénoclès obtint contre Eu-ripide le prix de Tétralogie, c’eft à dire de trois Tragédies &du Drame appellé Satyre. Voyez TETRALOGIE. Lestrois Tragédies de Xénoclès qui l’emportèrent fur le célébré Eu-ripide, étoient Oedipe, Lycaon& les Bacchantes, & le fujetduDrame fatyrique étoit Athamas. Les trois premières pièces,quoique tirées d’Hiftoires différentes, avoient cependant unrapport entre elles, comme on l’obfervoit ordinairement dansles Tétralogies, & rouloient à peu prés fur des crimes de mêmenature. Oedipe avoit tué fon père, Lycaon mangeoit de la chairhumaine, les Bacchantes égorgeoient quelquefois leurs enfans.On trouve le même rapport entre les pièces qui compofoient laTétralogie d’Euripide, qui le céda à celle de Xénoclès. La pre-mière Tragédie avoit pour fujet, Alexandre ou Paris; la fécon-dé, Palainéde; & la troifiéme, les Troyens ; trois fujets quiavoient tous rapport à la guerre de Troye. Les pièces de Xé-noclès ne font pas venues jufqu’à nous. * Elien, Hift. Var.l.11. c. 8.
XE'NOCLIDE, Poëte Grec, célébré par Démofthéne,vivoit fous la CV Olympiade, vers l’an 36Q avant Jefus-Chrift.
K - XF.*