S EH. SEI. SEL
ft^ pg^ gfBHARÎA ou SARI À, fils d’Atfer, de laTribu de Benjamin. Il en eft fait mention
Paja I. Cbron. ou Paralip. cb. g. v. 44.
SEHESIMA. Foyez SABATSIM.
* SEHIR, montagne de l’Idumée , quia reçu fon nom de Séhir Horien, qui y habi-toit, ou,félon d’autres, d’Efaümême, qui ya auffi habité, & qui y étoit. Scbabïr , c’eft à dire Velu. * Gêné-J'e,cb. 36. v. 8. & Jean le Clerc , fur cet endroit, Jofué.cb. 15.11.10.Cette montagne porte aujourd’hui le nom de Sardtnuy.
SEHIR Horien: fes Defcendans habitèrent dans les monta-gnes qui portèrent le nom de Séïr à caufe de celui qui y avoithabité le premier.Ce Séïr devoit être ancien,puisque du tems d’A-braham les Horiens étoient un peuple. Moïfe rapporte les De-fcendans de Séïr, Genéfe, cb. 3 6. v. 20, &c. Efaü & fa famille firentla guerre aux Horiens fie les chafférent , Deateronomc, ch. 2. v. 12.Ces montagnes de Séïr, habitées d’abord par les Horiens & en-fuite par les Iduméens, étoient au midi de la Judée entre Horeb fitla Mer Morte.il y avoit onze journées d’Horeb à Cadès-barné. Lelieu qui eit nommé Tzeira ou Tfabir II. ouIV. Rois, cb. 7. v. 21,n’eft autre chofe que la montagne de Séhir. *DomCalmet, DM.de la Bible. Relandi Paleftina, J. 67 & 68.
SEHIRA ou SEHIR A f H, ville ou village de Palefti-ne^, fur la montagne d’Ephraïm. * Juges, ch. 3. v. 26.
SEHON, Roi des Amorrhéens. Voyez SIHON.
* SEHORIM.Ifraëlite de la famille d’Ithamar, de la Tribude Lévi. Sa famille fut la quatrième dans l’ordre des vint-qua-tre Sacerdotales. * I. Cbron ou Paralip. cb. 24. v 8.
S E J A N (Ælius) Favori & Miniftre d’Etat de l’Empereur Ti-bère, naquit à Vulfines, ville de Tofcane, de SejusStrabo, Cheva-lier Romain; fit étant encore jeune, il fui vit la fortune de CaiusCéfar, petit-fils d’Augutte. Depuis, par divers artifices, il s’em-para fi abrolument de l’efprit de Tibère , que ce Prince lui confia
les fecrets qu’il cachoit à tout le monde. 11 étoit rufé, calomnia-teur, lâche & orgueilleux tout enfemble, plein de pudeur & demodeflie en apparence ; mais au dedans dévoré d’une ambition in-fatiable. Il devint Chef des Cohortes Prétoriennes, & s’élevajufqu’à être aufli puiflant que Tibère même. Ce Prince, très fatis.fait de fa conduite,le nommoit par-tout le compagnon de fes foins& de fes travaux, & fouffroit que fon image fût révérée dans lesplaces publiques, fur les théâtres, fit dans les Enfeignes des Lé-gions. Drufus, fils de l’Empereur, ne pouvoit fouffrir Séjan; &dans quelque conteftation qu’ils eurent enfemble, il lui donna unfoufflet. Séjan outré de dépit, ne trouva point de moyen plus fûrpour fe venger ,que de corrompre Livie, femme de Drufus. Il envint à bout, en lui promettant l’Empire; & ayantmis Eudémus,Médecin, dans fa confidence, il obtint les dernières faveurs decette femme. Ce crime fut fuivi de divers autres ; car Drufus futcmpoifonné, fit Agrippine, Germanicus, & fes fils moururent auflipar les artifices de Séjan. Il voulut époufer Livie: mais Tibère ne1e trouva pas à propos. La grandeur aveugloit tellement ce Favo-ri infolent, qu’il étoit infupportable à tout le monde. Tibère, quireftoit dans l’ifle de Caprée, étoit averti de tout ce que Séjan fai-foitàRome, élevé jufqu’au plus haut comble de grandeur où unSujet pouvoit arriver. Un jour il le vanta qu’il étoit Empereur deRome, & que Tibère n’étoitque Prince de l’ifle. Une autre foisil fit répréfenter une Comédie, où l’on fe moquoit de la tête peléede Tibère. Ce Prince ne pouvant plus fouffrir cette audace, don-na ordre au Sénat de faire le procès à Séjan, ce qui fut exécuté : deforte que dans un même jour il fut arrêté & étranglé en prifon.Ses enfans furent aufli exécutez, & Tibère enveloppa dans la per-tede ce Favori tous ceux qui lui étoient fufpefits, & dont il fe vou-loit venger. Cette exécution fe fit le i8o£tobredel’an 31 de Jé-fus Chrift. * Tacite, Annal. I. 3.4 gf 5. Suétone, in Tiberio.Xiphilin, &c.
SEJAN, Sejanus, nom d’un cheval de Séjus, Capitaine Ro-main , étoit, dit-on, de la race de ces chevaux qu’HerculemenaàArgos, après avoir tué Diomède, Roi de Thrace. Par une certai-ne fatalité, que l’on attribuoit à ce cheval, ceux qui le poffédérent,périrent tous miférablement ; car ce Séjus fut condamné à mort; fitDolabella, Conful, qui l’acheta 2330écus, étant afliégé à Laodicéeen Syrie,par Caflius, fe tualui-même. Enfuite Caflius.fic après luiAntoine, qui en de vinrent les maîtres, refirent aufli mourir eux-mêmes. Delàeft venule proverbe, en parlant d’unhommemal-heureux, Tl ale cheval de Séjus. * Aulu-Gelle, /. 3. c. g.SEICHES de BARBARIE. Voyez SECHES.
SE1D, SCIVED ou SUETHA, ancienne petite ville épifco-pale,fuffragante de Jérufalem. Elleeftdans la Judée, fur le bordoriental du Jourdain, à quatre lieues au deflusde la Mer de Gali-lée. On fait voir près de ce lieu le tombeau de Job. Mais commentJob, qui vivoit dans l’Arabie Déferte, près de là Chaldée.aura- t’ilété enterré près de Jérufalem? ’Baudrand. Spanheim ,Hifl.Jobi.
SE 1 D BATTAL, dont le nom lignifie en Arabe Seigneurvaillant ou Prince courageux, eft un Héros Mahométan, dont le fé<
pulchre eft ëh grande vénération parmi les 'furcs.Les Oervis l‘h< 3 *norent particuliérement, parce qu’il fut caufe, à ce qu’ils difent,que ceux dont il étoit le Chef, conquirent la plus grande partie dûl’Afle. Son corps eft dans un monaltére de la Natolie, qui eft bâtiau milieu d’une campagne; & c’eft où les Dervis tiennent leurChapitre général, qui eft quelquefois compofé de plus de huit mit-» ’le Religieux Mahométans, &où ils font une Fête & uneréjouïf*fance folemnelle. *Ricaut, de l'Empire Ottoman.
SEIDE, ville. Voyez SI DO N.
SEIDELIUS (Bruno) natif de Querfurt au Comté de ManS-feld en Allemagne, Médecin fit Poëte Latin, mourut vens l’an1577. On a fept livres de Poëfies de cet Auteur, favoir, deux d’E-légies, trois d’Odes, un d’Epigrammes, & un d’idylles épiques ;maisonn’eftimeguéres que fes Elégies, qui ont de la douceur fitde la naïveté. * Melchior Adam, Vit* Medic. Germon. Quenftedt,Dial, de Patr. Viror. Illufi. Olaiis Borrichius, Dijfcrt. de Poêt Lat.Baillet, Jugement des Savons, &c. tome 4. partit I. p. 293. ». 1322.édit. d’Amiterdam 1725.
SEI E, Déefle. Voyez SEGETIE.
SEIF-AGA,fameux impofteur à Paris en 1657, fedifoit undes premiers Kans ou Miniftres de la Cour de Perfe, fie qu’il avoitété Gouverneur de Candahar, ville des Indes, que le Roi de Per-fe avoit conquife fur le-Grand Mogol, fit enfuite de Bagdad ou deBabylone, avant que cet endroit eût été pris par AmurathIV. Ilajoûtoit que quoiqu’il eût fort bien défendu cette place, il n’ofoitcependant retourner dans fa patrie. Ilfevantoit encore qu’Amu-rath avoit fait un grand cas de lui. Quelques Seigneurs François,commeleDucdeSaint-Agnan fit l’Archevêque de Sens, ajoutè-rent foi à ces contes, jufques à ce qu’on apprit qu’il n’avoitété qu’un Commis des péages à Bagdad. Il étoit d’une fort belletaille & entretenoit trois laquais, habillez à la Perfane. * De Ro-coles, des Impojleurs infignes. DM. Allemand.
SEIGNELAY, bon bourg de France, avec titre de Marqui-fat. Il eft dans le Comté d’Auxerre en Bourgogne, fur le Serin oule Serain, entre Auxerre fit Joigny, à trois lieues de l’une fit del’autre. Ce bourg appartient à la Maifon de Colbert. Voyez COL-BERT. Cette Terre a été à la Maifon de Savoify: Charles de Sa-voify, Grand Echanfon de France, en avoit fait bâtir le châ-teau, fur la fin du XIV fiécle. * Baudrand fit Maty ,DM. Géogr.
SEILLANS: c’étoit anciennement une ville de la Gaule Nar-bonnoife : maintenant c’eft un bourg de France fitué en Provence,à cinq lieues de Fréjuls, du côté du nord. * Maty, DM. Géogr.
SEILLE ou HAUTE SEILLE, en Latin Alu-Sylva ,étoit autrefois un village fit une paroifle, nommée Tanconvilk: c’eftaujourd’hui une Abbaïe de l’Ordre de Cîteaux, fituée aupaïsdeVofge, dans le Comté de Blamant en Lorraine. Il a été ainfi nom-mé , parce qu’il étoit anciennement au milieu d’une grande fit hau-te forêt, que le Vulgaire de ce païs a appellée Seille, par corruptiondu mot Latin Sylva. Ce fut l’an 1140, que quelques Religieux del’Abbaïe de Teuilley, du diocéfe de Langres, vinrent s’établir ence lieu, où ils furent reçus comme des Anges de Dieu par Agnèsde Bar, ComtelTe deSalms, fit par fes deux fils, Henri fit Haman.
* Ruite, Recherches des Antiquitez de la Vofge.
SEILLE, rivière de Lorraine, a fa fource dans le Lac deLindre, baigne Dieuze, Marfal, Moyenvic, Vie, Nomény, fitfe décharge, non dans la Meufe, comme le dit M. Maty,maisdans la Mofelle à Metz,où elle fe partage en deux pour laverfes murailles. * Maty, DM. Géogr.
* SEILLE, petite rivière de la Franche-Comté, qui fe renddans la Saône entre Challon fur-Saône & Mâcon, à quatre lieuesou environ de la dernière. ’Sanfon, Carte des deux Bourgognes.
SEILLE, rivière deCambrefis. Voyez SELLE.
SELMOUR. Cherchez SEYMOUR.
* S EIN E (La) gros village de France en Provence, dans laViguerie de Toulon, fur le bord de la mer, eft au fud-oueft d»Toulon, dont il eft féparé par la rade de Toulon. Il en eftéloignéd’environ une lieue fit demie. * De Wit&Jaillot,Carter de Provence,
SEINE ou LA S EINE, Sequ.ma, grande rivière de Fran-ce, a fa fource en Bourgogne, ou plutôt elle en adeux ; l’une àChanceaux, fit l’autre entre le même bourg fit celui de Saint-Sei-ne, dans le Bailliage de la Montagne. Elle coule à Châtillon & iBar-fur-Seine; puis arrofant la Province de Champagne, elle pai-re à Troyes, fit reçoit l’Aube à Méry, l’Yonne à Montereau, fit di*verfes autres rivières, jufqu’à ce qu’étant entrée dans l’Jfle deFrance, elle arrofe Melun fit Corbeil, reçoit la Marne à Charen-ton, fit traverfe Paris, où elle forme quelques Ifles. En quittantcette ville, elle fait plufieurs tours fit retours, puis elle reçoit l’Oi«fe, entre en Normandie, paffe au Pont-de-l’Arche où eft le con <fluent de l’Eure, à Rouen, à Caudebec, à Honfleur fit Harfleur,fit fe décharge près du Havre-de-Grace dans l’Océan, où elle a fonreflux, appellé la Barre par ceux du païs. Son embouchure eft ex-trêmement large, fie ce reflux la fait remonter l’efpace de trentelieues, deux fois le jour. * Papire Maflon, Defcr. Têlum. Gall.
, SEINSHEIM,bourg d’Allemagne dans la Franconie, Il eft chef
de