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un cheval, montent les plus fougueux, & Je rendent capables par làde monter toutes fortes de chevaux : ainji en fouffrant de Xantbippe ,j’acquiers aJJ'ez de patience pour fouffrir de la part de toute autre per-sonne .. * Diogène Laërce, l. n. J. 57.
X A N T H I P P E, Général Lacédémonien, fut envoyé l’an255 avant Jefus - Chrift, par ceux de fon païs, au fecours desCarthaginois contre les Romains, lefquels fous la conduite d’At-tilius Régulus, avoient déjà battu Amilcar & les deux Afdru-bals. Ce brave Capitaine arrêta la profpérité des Romains, &les défit en plufieurs rencontres; & malgré la réfiflance de Ré-gulus, il remit la République de Carthage fur l’offenfive. LesCarthaginois le renvoyèrent, après lui avoir donné de grandstémoignages de reconnoitrance ; mais par une étrange ingratitu-de ils ordonnèrent aux gens qu’ils avoient chargez de le con-duire en fon païs, de lui faire faire naufrage , afin qu’il pérîtdans les eaux. Cette trahifon acheva de décrier les Carthagi-nois, dont la mauvaife foi avoit déjapalfé en proverbe. * Ap-pien, de Bellis Punicis.
*X A N T H I P PE, fils d’Ariphron, fut Général, & l’un deceux qui ont rendu les plus importans fervices à toute la Grè-ce. Secondé de Léotychide, Roi de Sparte, qui avoit fuccédéà Démarat, lequel s’étoit retiré à la Cour de Darius, il défit laflotte des Perfes à Mycalé, ville de la Carie dans l’Afie Mineure.Enfuite il marcha en Theffalie contre les Alevades; mais Léo-tychide gagné par leurs préfens, ne leur fit point de mal. Dutems de Paufanias, on voyoit encore dans la citadelle d’Athènesune ftatue de Xanthippe avec celle de Périclès fon fils, & celled’Anacréon de Téos, qui le premier après Sappho de Lesbos,fit des Poëfies galantes. * Paufanias, üefcription de la Grèce, l.
1. 3 £? 8.
*XANTHUS, Poëte Lyrique, plus ancien que Stéficho-re, fur lequel on peut confulter Elien, Far. Hifl. I. 4. c. 2 6, & fesInterprètes.
X A N T H U S, de Lvdie fils de Candaule, vivoit du temsde Darius, fils d’Hyflapes. C’eft un Hiflorien Grec, cité pardivers Auteurs, & qui avoit écrit uneHifloire de Lydie en qua-tre livres, & quelques autres Ouvrages. Il y a eu un Philofophede ce nom, dont Efope fut Efclave. Athénée remarque quequelques Critiques foutenoient que cette Hifloire n’étoit pointde Xanthus, mais qu’elle avoit été fuppofée par Denys Scyto-Brachion, c’eftâdire, le Cordonnier, qui vivoit peu avant Cicé-ron. Denys d’Halicarnaffe n’avoit aucune connoiffance de cet-te opinion. On attribue encore à Xanthus un Ouvrage furiesMages, cité par Diogène Laërce,& par faint Clément d’Alexan-drie. Il avoit aufll écrit, fuivant le témoignage de Laërce, uneVie d’Empédocle, * Denys d’Halicarnaife , Antiq. Rom. I. 1.Solin, c. 43. Strabon, ». 12, &c. Hérodote, l. 5. Diogène Laër-ce, inProxm. Athénée, 1 .10 fÿ 13. Suidas. Héfychius. Voiflus,de Hifl. Grcec.
XANTOM ou X A N T U N G, province de la Chine,la quatrième entre les feptentrionales. On la pourroit appellerune grande lile, à caufe qu’elle efl bornée de tous côtez de lamer, & arrofée partout de rivières & de fontaines.de forte qu’onpeut naviger commodément dans toutes fes contrées. Elle apour bornes au nord la province de Péking avec le Golfe deCang; & au Levant l’Océan & le fleuve de Ci, qui la coupepar le milieu ; la province de Nankin & la mer lui fervent de li-mites au midi; & le fleuve fafrané la fépare de Nankin. Leseaux des rivières de Jun & de Guei, ferment tout le relie decette province. Le grand nombre de rivières, de Lacs & deruiffeaux rend fon terroir fi fertile & fi abondant en blé, en ris,en millet, en orge, en fèves, & en toutes fortes de grains & defruits, que les Habitans demeurent d’accord qu'une feule bonnerécolté efl capable de leur fournir de quoi fublifter pendant dixannées. Les plus gros chapons, les poules, les œufs, les fai-fans, les cailles, les lièvres & les perdrix, y font à très-grandmarché, la chaffe y étant fort abondante. Ils s’exercent fortfouvent à celle du loup, à caufe que leurs troupeaux en font fortendommagez. Ils les prennent comme nous avec des chauffe-trapes dans des creux couverts. La province de Xantum com-prend fix villes principales, fous la jurifdiétion defquelles il y ena quatre-vint & douze médiocres. Ces fix grandes villes fontChinan, Yencheu, Tunchan, Chincheu, Teugcheu & Laicheu.Les principales rivières qui l’arrofentfont, Yo, Kiuto, Su, Ci,Veu, Yao, Vi, Kiao, & Kopoi. Les regîtres portent qu’il ya dans cette province fept cens foixante & dix milles cinq censcinquante familles, & près de fept millions de perfonnes. Ellecontribue tous les ans deux millions huit cens douze mille centfoixante & dix - neuf facs de grains; cinquante-quatre mille neufcens quatre-vint & dix pièces d’étoffes de foye; cinquante-deuxmille quatre cens quarante-neuf livres de cotton , & trois mil-lions huit cens quatre mille deux cens quatre - vints & dix bottesde foin & de paille; fans les droits que l’on y lève, & qui mon-tent à plus de dix millions d’or. Les Habitans ontl’efprit pluslourd que la plupart des autres Chinois, & il y en a fort peu quis’avancent dans les Belles Lettres. Ils font toutefois hardis, en-treprenans & fort endurcis à la fatigue. Dès que les enfans fontvenus au monde, on les plonge dans quelque rivière, & on envoit quantité fe jouer tout nuds en hiver, afin qu’ils apprennentà fupporter le grand froid. Ce que cette province a de fingulier,c’efl que la foye y croit d’elle même dans les arbres & dans lescampagnes, fans qu’elle foit filée par des vers qu’on prenne foinde nourrir. Elle efl produite par des infeétes, femblables à peuprès à des chenilles, qui ne la tirent pas en rond ni en ovale,mais à fils très - longs, qui fortent peu à peu du bec de ces ani-maux. Ce fil s’attachant aux arbriffeaux & auxhayes, ell poufféde côté & d’autres par le vent. On l’amaffe & on en fait desdraps de foye, comme fi c’étoit du fin lin. Quoiqu’ils foient unpeu plus gros que ceux qui font faits de foye filée dans la mai-
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! fon, ils font bien plus ferrez & plus forts. La même provinceproduit auffi toutes fortes de très-excellentes poires, des châ-taignes & autres fruits à écailles. Il y a fur tout une fi grandequantité de prunes, qu’elle en fait part aux autres provinces,principalement après qu’on les a féchées. * Ambajjade des Hol-landais à la Chine, ch. y}. Th. Corneille, Dicl. Géogr.
X A O A. Cherchez X ü A.
X A 0 C H E U, ville de la Chine, la fécondé en dignité dela province de Quantum. Elle a cinq villes fous fa dépendancej favoir Lochang, Ginhoa, Juiven, Ungiven & Ingte. XaocheuJ eil bâtie à cinq lieues de cette dernière ville, en une Langue del terre fur le bord d’une rivière, qui pouffant fes eaux vers le mi-i di, porte les noms de Siang & deKio, & prend fa naiffance desj rivières de Chin & de Vu, qui fe joignenr près de ce lieu - là, eni un endroit rempli de roches & de falaifes, ce qu’elles font avec1 tant de violence, que les Pilotes les plus expérimentez en ap-1 préhendent l’abord. Comme les naufrages y étoient fréquens,les Chinois, pour appaifer la Divinité qui prélide au lieu où efl:l’emboûchure de ces rivières, lui érigérent un temple en cemême endroit, & les Matelots, avant que d'y paffer, vont or-dinairement lui offrir des vœux & des viclimes dans ce temple.La ville de Xaocheu, dont le port eil fort commode, ell entou-rée au Couchant d’une haute & agréable montagne, & au Le-vant au delà de l’eau, elle a un fauxbourg fort rempli de peu-ple & de maifons d’une ftruâure extraordinaire. On découvrevis à vis de ce fauxbourg une colline au milieu de la rivière,fur laquelle eil une tour bâtie à l’antique, & embellie de cinqcloifons ou baluilres. On n’y fauroit aborder qu’à la faveur dequelque vaiffeau. * Ambaffade vers l’Empereur de la Chine, ci.24. Th. Corneille, DiÜ. Géogr.
XAOCHING, ville de la Chine, huitième capitale de laprovince de Chékiang. Elle reffemble fort à Venife, puisqu’iln’y a point de rues fans canal & fans conduit. Elles font toutespavées de pierres blanches, de taille & quarrées. Tous les bâ-timens font faits de pareilles pierres, & même les ponts qui fonten grand nombre. Cette ville paffe pour la pépinière des plusrufez Avocats, & il n’y a prefque point de Prince ni de Gouver-neur qui ne s’en ferve pour conduire fes affaires. Il y a fix vil-les médiocres qui en dépendent, Syaoxan , Chuhi , Juyao,Xangyn, Xing & Sinchang. Le terroir y ell prefque par toutplat, ouvert, & mouillé de Lacs & de rivières. On y voit lesmontagnes de Xœiki, de Yanhi, (celle-ci ell ceinte d’un Lacdont les eaux font rouges,) de Tienlao & de Suming, que l’ondit avoir dix-huit mille perches de hauteur, & deux cens qua-tre - vints itades de longueur. Toutes ces montagnes enfermentquantité de temples & de monaltéres, & de Sacrificateurs, quiy vivent très - auilérement. * Ambaffade des Hollandais à la Chine ,ch. 52. Th. Corneille, Ditt. Géogr.
* X A O U M, ville de la Chine, efl la huitième de la pro-vince de Fokien & elle a trois autres villes fous fa Jurifdi&ion.* Maty, DiQ. Géogr.
X A O W A, ville de la Chine, dans la province de Fokien,fur le Zuyun, efl capitale de trois autres.
X A R A G U A, province de l’Ifle Efpagnole en Amérique.Elle s’étend le long d’une baye de cette Ifle entre le Cap Tubé-ron & celui de Saint - Nicolas, & a du cotton en abondance. On ytrouve un Lac, fort vanté par Ouviédo, prés de la petite villede Jaguana & à deux lieues de la mer. Ce Lac s’étend du côtéde l’efl. Sa longueur efl de dix-huit lieues, & fa largeur detrois au commencement & enfuite de deux. Les eaux en font falées& on y pêche les mêmes poiffons qu’à la mer. Affez près de fonrivage on voit une montagne de fel. Ce fel efl fort bon & aufllluifant que le cryflal. La province de Gahaba efl voifine decelle de Xaragua du côté du nord. * Laët, Defcript. des IndesOccid.l. 1 .ch. 5. Th. Corneille, DiEt. Géogr.
* XARAHIS, ville d’Efpagne, dans l’Eflrémadure, efldans la dépendance de Placentla. Elle efl environnée de forêtsd'arbres fruitiers, qui, outre le profit qu’ils rapportent, for-ment encore de belles allées, où les rayons du Soleil ne péné-trent jamais. * Colménar, Délices d’Efpagne, p. 365 & 366-
* XARASUEL, village d’Efpagne dans le Royaume deValence, près de la rive droite du Xucar. Il efl à l’ouefl-fudouefl de la ville de Valence, dont il efl éloigné d’environ 15lieues. Il efl pris communément pour l’ancienne Acilacis petiteville des Baflerans, laquelle pourtant Moletius met à Arcbijanaville delà même contrée. * Maty, DiEt. Géogr.
X A R A Y E S (Le Lac des) efl un fort grand Lac, que l’onplace dans l’Amérique méridionale, entre les provinces de Cha-co & de Paraguay. La rivière de Paraguay en fort, & il prendfon nom des peuples Xarayes, qu’on met le long de fon bordfeptentrional. * Maty, DiEt. Géogr.
XATIVA ou SATIVA, petite ville avec un châteaufort. Elle efl dans le Royaume de Valence en Efpagne, à huitlieues de la ville de Valence, vers le midi fur une colline, dontle Xucar lave le pié. Elle efl très-bien bâtie, & arrofée d’unnombre prodigieux de bonnes fontaines. La campagne des en-virons efl très-fertile; & outre le blé, le vin, & les fruits ex-quis, on y recueille du lin d’une fineffe extraordinaire. Ellefut démolie & brûlée en 1707 , à l’exception des églifes & de150 maifons dont les propriétaires avoient été maltraitez par lesRebelles, & on y éleva une pyramide fur laquelle on grava enLatin & en Efpagnol ces mots, Il y avait autrefois ici unefameu-fe ville nommée Xativa qui en 1707/at rafèe en punition de ce qu’ellefut rebelle & traître à fon Roi & à fa patrie ; mais peu de temsaprès, en reconnoiffance de la naiffance de Louis Prince des A-fluries, le Roi Philippe V permit aux Valenciens de rebâtir cet-te ville à leurs dépens, en faveur de ceux d’entre les Habitans; de cette ville, qui avoient tout perdu en fignalant leur fidélité| à leur Prince, & en changea le nom en celui de Ciudad de S. Philippe .