Druckschrift 
8 (1740) Lettres SEH - Z
Entstehung
Einzelbild herunterladen
 

y.

Cette lettre empruntée des Grecs, n’a de véritableufage, que pour les mots qui font tirez du Grec.Plufieurs même la retranchent tout à fait. Palamé-de a inventé la lettre Y que les grues forment en* volant, On la nomma aulll la lettre de Pythagore,non qu’elle ait été inventée par ce Philofophe, mais parce qu’ilmettoic deux fins de toutes chofes, la vertu & la volupté expri-mées par les deux pointes de l’Y. C’eft; en ce fens que Perfe enparle, Sut. 3 - v - 5 Él-ut tibi qute Samios duiuxit litera ramosSurgentem dextro monjiravit limite calkm.

Et dans les Cataleüa Virgiliana ,

Litera Pytbagorce difcrimine feüa bicorni.

Aufone, in Litteris Monofyllabis.

£1 quod & O Grœcum compenfat Romula vox O.

Litera fum Iota Jimilis , vox plena, jubens T

Cecropiis ignota notis , ferale fonans.

Pytbagorce bivium ramis pateo ambiguis.

L’Y fe change fouvent en U, qui fe prononçoit autrefois ou,au lieu que l’ancienne prononciation de l’Y, eft celle que lesFrançois donnent à l’U. * Cicéron, l. de Orat. La Mothe LeVayer. Cherchez auffi P A L A M E'D E.

La lettre Y étoit anciennement une lettre numérale pour ex-primer le nombre de 150, comme cela paroit per ce vers,

Argolicus centum quinquaginta facitque cbaraüer.

On trouve dans Baronius un vers qui donne à cette lettre Jenombre de 159. Le voici,

T dat centenos quinquaginta novenos.

U.

Y. &c.

Quand on met une barre fur la lettre Y, cela marque le nom-bre de cent cinquante mille. * Du Cange, Gloffarium Latinita-tis. Hofmanni, Lexic. Univ. A. Moonen, Grammaire Flamande ,en Flamand.

Y. NB. Ce qui ne fe trouve pas fur la lettre Y doit fe cher-cher fur la lettre I.

Y. Y A. Y A C. Y A L. Y A N. Y A R. Y A S. &c.

Y ’T Y ou H E T Y: c’eft ainfi qu’on nomme en Hollande,, un bras duZuider-zée, qui fertde port à la ville d’Amfter-dam, & qui s’étend entre la Hollande méridionale & la fepten-trionale, jufqu’à Béverwick, de l’orient à l’occident.

* Y A, place forte d'Italie vers les confins du Milanois, eftfort peuplée, & fort renommée pour fon commerce. * Gr. Diü.Univ. Holl.

Y A C C A. Voyez JACA ouJACCA.

Y ACOBSDAL, maifon royale, fituée à une demi-lieueou environ de Stokholm en Suède, eft fans difficulté aine desplus belles du Royaume. Les Rois de Suède s’y vqnVTouventpromener dans les grandes chaleurs de l’été àj&ofe de fes bel-les allées, fontaines, cafcades, & autres opientëns! qui rendentce lieu charmant. * Ecbauguéde ou Defcripfion de Suède.

Y A L A. Voyez I A U L A.

. Y A L M E. Voyez A L M E.

* Y A L O, rivière d’Afie prend fa fource ’d^ns la TartarieOrientale, coule à peu près du nord au fud & fe rend dans leGolfe de Çang. * M. Deliile , Carte des Indes de la Chine.

YAMARITO, Royaume de l’Iûe de Niphon. Il eftdans le quartier de Jetfengo, & on y remarque la petite ville deYamarito, qui lui donne le nom, & celle de Méaco, autrefoiscapitale du Japon. * Maty, Diü. Géogr.

* Y A M O U R, rivière de Sibérie, forme une ifle où fetrouvent les plus belles martres, & que les Mofcovites ont for-tifiée depuis qu’ils en font les maîtres. * Gr. Diü. Univ. Holl.

Y A N C H E U, ville de la Chine. Elle eft fur la rivière deKiang, dans la province de Nanking, à dix-fept lieues de laville de Nanking, vers le Levant. Yancheu grande ville & fortmarchande, eft la feptiémedefa province, & elle a neuf autresvilles fous fa jurifdiction. * Maty, Diü. Géogr.

Y A N O U F, petite vilîe de Pologne dans le Palatinat deRuffie, à trois ou quatre lieues de Léôpol. Elle eft fituée dansun enfoncement au bord d’un étang qui a près d’une lieue de cir-cuit. Elle eft; défendue d’un rempart de terre, couvert d’un pa-rapet de planches. * Mémoires du Chevalier de Beaujeu.

Y A O G A N, ville delà Chine, la fécondé de celles qu’on ap-pelle Militaires, dans la Province de Junnan. Elle commande àtrois citez, & a fait autrefois une partie du Royaume de Tien.Son territoire eft couvert de forêts & de montagnes très-agréa-bles, au pié defquelies on voit des vallées tlè*- abondantes en

fruits & en grains. On y trouve aufüî quantité de niufc. * Am-bajptde des Hollandais à la Chine, cb. 52.

Y A O S, nation d’indiens dans la Guiane. Ils font grandsamis des François & des Palicours, & fort peu aimez des Galibis.Cette nation a prefque péri entièrement, & il n’en relie qu’unehabitation de trente-cinq à quarante perfonnes dans la rivièred’Yapoco, large d’une lieue & demie à fon emboùchure & quife décharge dans la mer au deflous du Cap d’Orange. Les Yaosfont des Habitans fort anciens de ces côtes, & Jean Moquéedit qu’en 1604 il a vu un Atiacajouri, Roi de ce païs. 11 fetrompe fur la qualité. Ces peuples n’ont point de Rois, maisdes Chefs dans chaque famille, & cet Anacajouri l’étoit alors decelle qui négotia avec Moquet. * De la Barre, Defcript. de laGuiane. Th. Corneille, Diü. Géogr.

Y A P H E Y, fameux Hiftorien Arabe du XIV fiécle. Sonnom tout entier eft, Abdalla Ebn Afaad Al Yapbey. Il faifoit fademeure ordinaire à la Méque & à Médine, ce qui l’a fait ap-peller Nafikl Cboramein, ou l’babitant des deux lieux Saints. Par-mi fes Ouvrages Hiltoriques, celui qui contient les Vies desSaints Mufulmans, eft fur tout fameux. Cet Ouvrage commenceà la première année de l’Hégire & va jufques à l’an 750. Alho-fain Ebn Abdorachman a fait un abbrégé de cette Hiftoire dontEd. Pocock fe fert fouvent. Yaphey mourut l’an de l’Hégire768 ou 770, c’eft à dire, l’an de Jefus Chrilt 1366 ou 1368.

* Pocock, Spec. Diüionnaire Allemand de Bâle.

Y ARE, YE'RE, anciennement Garrienus, rivière d’An-gleterre. Elle baigne Norwich, capitale du Comté de Norfolk,& fe déchargé dans la Mer d'Allemagne, à Yarmouth. * Maty,Diü. Géogr.

Y A R L E Y, bourg d’Angleterre avec marché dans les ma-rais du Comté de Huntington, à 72 milles Anglois de Londres.

* Diüionnaire Anglois.

YARMOUTH, ville & port d’Angleterre, dans la partieorientale du Comté de Norfolk, fur les limites de celui de Suf-folk. Elle tire fon nom de la rivière d’Yare, à l’emboûchure delaquelle elle eft fituée. C’eft le meilleur port du Comté de Nor-folk, & la clef de cette côte, fourniffant d’ailleurs un pafl'agecommode pour la Hollande. C’eft auffi une bonne retraite pourles flottes de New - Caille, quand elles font obligées de relâcherpar les vents contraires. On pêche beaucoup de harengs dans lamer voiiine au mois de feptembre, ce qui y amène beaucoup depeuple, & qui augmente les richefles de cette ville toutes lesannées. C’étoit une ville des Romains. Ce fut là que débarquaCerdick, premier Roi des Saxons Orientaux, vers l’an 507, &ne trouvant pas à s’y établir, il fe remit en mer & fonda leRoyaume des Saxons Occidentaux. Du tems d’Edouard le Con-fejjèur elle avoit 70 Bourgeois. Vers l’an 1340, les Habitansl’environnéreiit de murailles. Henri II leur donna leur premièreChartre. En 1652, il y eut une difpute entre les Hollandois &les Marchands de Londres au fujet du négoce du hareng.- Sur cesentrefaites ceux d’Yarmouth commencèrent à envoyer des vaif-feaux à Livourne en Italie, & étendirent peu à peu leur négocede toutes parts, en forte qu’elle devint la ville la plus marchan-de de toutes la partie orientale d’Angleterre; mais elle fouffritdes deux dernières guerres avec la Hollande. En 1684, Char-les II lui donna un Maire. Elle n’a qu’une églife, mais elle eftgrande & a été bâtie par Herbert, premier Evêque de Norwich.fous le régne de Guillaume le Roux. En 1673, Charles II créaGuillaume Pafton Vicomte d’Yarmouth, dont le fils a joui de-puis de çe titre. Cette ville envoyé deux Députez au Parlement.

Il y a une>autre Yarmouth fur la côte du Nord-Ouelt de l’Iflede Wight, bien bâtie de pierre détaillé, fortifiée d’un château, &de divers ouvrages. C’eft; le premier lieu confidérable de cetteifle après Newport. * Diüionnaire Anglois.

Y A R U M , petit bourg d’Angleterre dans le Comté d’Yorck,fur la rivière de Tees, fur laquelle il y a un pont. Il eft à îyômilles Anglois de Londres. * Diüionnaire Anglois.

YASI. Voyez J A S S Y.

♦YATTONORouALTONNOR, contrée & vil-le d’Afle dans l’Ifle de Ceylan, & dans le Royaume de Candy.La'ville,d’Yattonor eft: à l’oueft-fud-oueft: de la ville de Candy,dont elle eft éloignée de près de trois lieues. * M. Deliile, Car-te.de rifle de Ceylan.

"YAVOROUF, ville de Pologne dans le Palatinat de'Ruffie, à fept lieues de Léopol. Elle eft devenue confidérable,depuis que le Roi Jean Sobieski la choifït pour en faire le lieude fon féjour le plus ordinaire. Elle a une Staroftie de vint mil-le livres de rente, que la République de Pologne donna à cePrince, & à fes Defcendans, comme un bien héréditaire, jufqu’âla troifiéme génération. Ce fut ce qui détermina ce Monarqueà embellir ce lieu avec un foin particulier. La ville, de mêmeque la plupart des autres villes de Pologne, eft; enfermée d’unr,empart de terre aflez haut, couvert d’un parapet de planches,fans folTé & fans dehors. Tout cela néanmoins eft admirablecontre les Tartares. Outre cette défenfe du corps de la place,il y a un étang d’une lieue de tour, qui en couvre prefque lamoitié. Il eft un des plus beaux & des plus poifionneux de Ruf-fie. Au milieu de cet étang paiTe la petite rivière de Vichinka,qui en lave le fond, & rend le poifion merveilleux. Le châteaun’eft que de bois; mais grand & zifez commode, avec deuxcours réparées par un rempart de gazon, baftionné & dé-fendu