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te, & centra Anthrepomorphitas ; Callimacbi Hymni 8* Epigramm-ta ; Mofcbi & Bionis Idyllia ; Agathias , de Imperia & Rébus geflis’jtufiiniani Imperatoris ; Conftmtmus Porphyrogenneta , de Thematibus;Ifidori Hijpalenfis Epifcopi Origines ; JSkh, Arcbiepifcopi Tbejfalo-mcenfis, de Primatu Pontifiais Romani , & de Purgatorio ; Tbeopby-htii Simocatce Qu/tftiones Pbyficce , SP Epi fiole ; Cafiii IatrofopbifiœQuefiiones Meaica ; Arifioteles tle Mundo; Gregorii Cyprii, Arche -pij'copi Conftantinopolitam, Encomium Maris ; Pauli Siknliarii Iambi-ca ; Jornandes de Gctarum feu Gothorum Origine & Rebus geftis ; E-mametis Chryfoloue EpifioU ; & TraHatus de Comparatione Vcteris& Novce Romg ,, en manufcrit; Cyrillus, de Sacro-SanHa Trihita-te, & ejufdem Glaphyra, en manufcrit. Il a publié les AuteursLatins qui fui vent, Apuleii Opéra omnia; Martianus Capella deNuptiis Philologie & Mercurii. On a encore de lui un Traité deLingua Gothica; Prefatio in Iliada Homeri, in Plefiodum ÊP Xeno-pbontis Cyropcediam; EpifioU ad diverfos. Il a fait fur lui-mêmei’iîpigramme fuivante :
Ter denos docui Leidte binosque per annosCatligenûm pubem Grajugenûm oré loqul.
Nunc mambus pedibufquc oculifque ac auribus eger,
Et fenio Itmguens lampada trado a lus.
* Actami Vu. Phil. Swertil Athéna Belgica. Valére André, BUbliotb. Belgica, p. 116 Sc iij. Meurfii Atbcna Batave. Scultet,Narr. Hifi. Ghilini Tbeatr. Huet, de Clar. Interpr. Bayle, DiH.Crit. DiHiomtahe Allemand.
VULCATIUS GALLICANUS, Hiflorien Latin, vi-voit du tems de Dioclétien, vers l’an 190. Il témoigne qu’ilavoit eu deffein d’écrire les Vies de tous les Empereurs; maisnous n’avons de lui que celle d’Avidius Callius, du moins onla lui attribue. * Voflius, de Hifi. Lat.
VULCATIUS TERENTIANUS , qui vivoit fousl’empire des Gordiens, écrivit leur Vie, que nous avons per-due. * Jules Capitolin fait mention de lui, in Gord. Jun.
VULFRAN (Saint) ou WULFRAN, né a iMilly enGâtinois, étqit fils d’Ulbert, qui fervit dans les Armées deDagobert & de Clovis IL Après avoir embraffé l’état Ecclé-fîaltique, il demeura à la Cour de Clotaire & de Thierry III,où il mena une vie fort édifiante, L’ellime qu’il faifoit des Re-ligieux de l’Abbaye de Saint Vandrille, de l’Ordre de SaintBenoît, l’engagea de s’y confacrer à Dieu, par les vœux rno-naltiques. Le Siège métropolitain de Sens étant venu à vaquerpar la mort de Lambert, qui l’occupoit, fut rempli par Vul-fran, du commun fuffrage de tous ceux du Diocéfe. A l’exem-ple des Evêques, fes prédéceffeurs, il honora & foutint fonMinillére, par fes vertus & par fon zélé pour le falut de fonpeuple. Après avoir paffé ainfi quelques années dans les fon-dions de l’Epifcopat, il réfolut d’aller prêcher la Foi dans laFrife. Pour exécuter ce deffein, il laiffa fon Evêché, & allaà Rouen, où il conféra avec Saint Ausbert, qui, d’Abbé deSaint Vandrille, avoit été fait Archevêque de cette ville. En-fuite il paffa à Saint Vandrille, où il obtint de l’Abbé Hilbertdes Religieux pour l’accompagner dans fon voyage de Frife,& pour l’aider dans le Miniitére de la prédication, Vulfranétant arrivé dans la Frife y annonça l’Evangile avec grandfruit, & convertit un grand nombre d’idolâtres. Il batifa en-tre autres, le fils du Duc Radbod. Ce jeune Prince mourutquelques jours après , encore revêtu de l’habit blanc , quel’on donnoit à ceux qui recevoient le Batême, & que la perfonne batifée portoit en ce tems-là pendant une femaine. Vul-fran ayant prêché.cinq ans dans la Frife, repaffa en France,& fit alors profellion de la vie Religieufe, dans l’Abbaye deSaint Vandrille, à laquelle il fit quelques préfens. 11 retournaencore plus d’une fois dans la Frife, & vint enfin finir fes joursdans le Monaltére de Saint Vandrille, où il mourut l’an 720.Sa Vie a été écrite par Jonas, Moine de Saint Vandrille. * LePère Mabilion, AHts des Saints.
V U L SI. Cherchez LONGANICO.
VU LS O, Conful Romain. Voyez MANLIUS VULSO.
VULTEIUS (Julie) natif de la Heffe Supérieure & de-là petite ville de Wetter qui efl à une lieue de Marpourg, en-feignoit d’abord dans fa patrie la Rhétorique, la Logique, leGrec & le Latin, & s’acquit une telle réputation que plufieursEtudians quittèrent l’Univerfité de Marpourg pour venir àWetter, y profiter des leçons de Vulteius. Là-deffus Guillau-me IV, Landgrave de Heffe-Caffel, le nomma Refteur de l’E-cole de Marpourg, où il fut enfuite nommé Profeffeur en Hé-breu, après la mort de Happelius. Il mourut.d’une chûte qu’illit l’an 1575, âgé de 46 ans. * Freher, Théâtre. DiHionnaireAllemand.
VULTEIUS ( Hermann ) fils du précédent, naquit à Wet-ter dans la Heffe en 1555. 11 étudia à fond la Philofophie &les Belles-Lettres tant à Heidelberg qu’à Marpourg, avant quede s’appliquer à la Jurifprudence, dans laquelle il fit enfuitede grands progrès fous Sixtinus & Vigelius à Marpourg, fousHotomann & Pacius à Genève, & fous Meurlîus & Socin à Padoue. Après qu’il eut fait un voyage en Italie & en France,il reçut le degré de Dofteur en Droit à Bâle en 1579, & obtintà Marpourg la Chaire de Profeffeur en Langue Gréque. Quel-que tems après il fut nommé Syndic de l’Académie,& peu aprèsProfeffeur en Droit. En 1580, il étoit premier Profeffeur enDroit à Marpourg. Il fit fes fonftions de Profeffeur avec tantde diftinétion, qu’on voyoit de toute part les Etudians fe rendre à Marpourg pour y profiter des Leçons de Vulteius. Di-vers Princes tâchèrent de l’attirer dans leurs Cours; mais ilrefufa modellement toutes les vocations qui lui furent adref-fées. II accepta depuis la dignité de Vice-Chancelier de Mar-pourg, de Confeiller du Roi de Suède pour les affaires d’Al-
VUU. UWE. UXI. VYA. VYL. VYO.
lemagne, & d’Affeffeur du Confeil Eccléfiaflique fuprême dela Heffe. L’Empereur Ferdinand II le déclara aufli Comte Pa-latin , Chevalier & fon Confeiller. II publia divers Ouvrages,dont les principaux portent les tîtres fuivans, JurifprudentùRomana ; Commentant in libros Infittutiomm\ Confilia Marpurgenfitr tDe Feudis libri duo\ De Judiciis libri quatuor. 11 mourut enfin en1634 , âgé de 79 ans. Son fils aîné Jean étoit Chancelier, &Chrifiophle , fon autre fils, Confeiller a la Cour de Heffe. Troisde fes filles épouférent autant de Chanceliers de divers Prin-ces. Jean Vulteius, un de fes frères, fut Médecin de l’Archi-duc d’Autriche à Rackelfperg en Stirie, & Chrifiophle, fonautre frère, fut Confeiller du Roi de Danemarck en Jutlande.
* Joh. Heinr. Dauteri Vita Hermanni Vulteii. Cafpar. CunradiProfopagraphia Medica , partie 3. Witte in Memor. Jurifconfultp-rum, decade a. Bibliothèque Hiftorique des Auteurs de Droit par Si-mon, tome 1. Dictionnaire Allemand.
* VULTING, ville de la Chine, eil la quatrième de laProvince de Junnan,& a trois autres villes fous fa jurifdiftion.
* Maty, DiCt. Géogr.
VULTURNUS. Voyez VOLTURNO.
Y U U. U W E.
V ÜURËN. Voyez VüEREN.
* UWENUS(Jean Batifle ) d’Anvers, Jéfuite, né l’an1587, fe diflingua par la Prédication. 11 efl Auteur d’un Ou-vrage intitulé, Commcntanus Literalis ac Moralis in Jonam Prophe-tam, per LeHiones fine Sermones exegeticos Jexaginta difiributus. *
' Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 455.
UXI.
y XITIP A, Province de l’Amérique feptentrionale dans faNouvelle Galice. Elle efl au dedans du païs du côté decelle de Xalifco , dont elle efl éloignée de fix-vints lieues.Cette contrée étoit autrefois des appartenances du Gouverne-ment de Panuco ; mais depuis que ce Gouvernement a étéjoint à la Province de Mexique, Uxitipa a été fous celui deGallice. Ses naturels Habitans ne différent en rien des Mexi-cains , excepté dans le langage. I.ope de Mendoza, ayant euordre de Nufio de Gufman, en 1519, d’aller vifiter cette Pro-vince, dont il avoit entendu parler, y mena une Colonie d’Ef-pagnols, & y bâtit une ville qu’il nomma San-Louis, à vint»lieues de celle de Panuco dans la Vallée d’Uxitipa. Les Tem-ples de ceux qui y demeuroient étoient élevez avec des de-grez faits de gafon, & ils ufoient de plufieurs breuvages dontils s’enivroient aux jours de Fêtes, commettant les plus gran-des énormitez; mais ayant été inflruits par les Efpagnols, ilsont quitté leurs déteflables coutumes. Cette Province abondeen toute forte de fruits. Les bocages y font tous remplis decerfs, & les campagnes de cailles, de perdrix, de tourterel-les & d’autres oifeaux. L’air y efl un peu trop chaud, & laterre inégale & âpre en plufieurs lieux. La rivière, qui coulele long de la ville de Panuco, & qui fe jette un peu au-deffousdans le Golfe de la Nouvelle Efpagne, tire fa fource de cetteProvince qu’elle arrofe. * De Laet, Defir. des Indes Occident.I. 6. c. 7. Th. Corneille, DiH. Géogr.
Y Y A. V Y L. V Y O.
VYANE ou VYANEN. Voyez VIANEN.
V Y LACH, bourg de la Baffe Hongrie, fitué fur le Da-nube, environ à huit lieues d’Effex du côté du midi. QuelquesGéographes le prennent pour l’ancienne Ivollum, petite villede la Baffe Pannonie. * Maty, DiH. Géogr.
VYON (Antoine) Seigneur d’Hérouval. Il n’efl pas ab-folument néGeffaire d’avoir été Auteur pour avoir place dansun Diftionnaire deftiné principalement à faire connoître ceuxqui ont enrichi le public de leurs Ouvrages. Il efl jufte queceux qui leur ont aidé dans leurs travaux y trouvent aufli laleur; & par cette raifon, il n’y a perfonne qui en mérite uneavec plus de jullice qu’Antoine Vyon , puifqu’il a employéune bonne partie de fa vie à fournir des matériaux aux Savansdu premier ordre. Il naquit le 14 de Septembre de 1606. Sonpère s’appelloit Antoine, comme lui, & fa mère Claude Abelli.La Maifon dont il efl iffu efl ancienne, & a eu fîx Chevaliers,qui fe font diftinguez dans l’Ordre de Malte. Le neuvième d’O-ftobre 163s, il époufa Marie Quantin, de laquelle il a eu plu-fieurs enfans ; & entre autres Paul Antoine Vyon d’Hérouval,Dofteur de Sorbonne, Chanoine Régulier Sa Bibliothécaire del’Abbaye de Saint-Viftor de Paris, diftingué parmi les Gens deLettres, mort le 23 Janvier 1719, âgé de 74 ans. Le 13 dumême mois, & de la même année 1635 , il fut reçu en lacharge d’Auditeur des Comptes, dont il fe démit en i< 57 °>. eafaveur d’un de fes fils. 11 mourut le 29 d’Avril 1689, à cinqheures & un quart du matin , en fa 83 année, avec une entiè-re connoiffance. Les Religieux Bénédiftins de la Congrégationde Saint-Maur, avec lefquels il avoit toujours entretenu uncommercé très étroit,rendirent à fa mémoire un honneur qu’onne rend qu’à des perfonnes extraordinaires, lui ayant fait le14 Mai 1689, dans l’Abbaye de S. Germain des Prez, un fer-vice auquel aflifla un grand nombre de Gens de Lettres.
Dès fa jeuneffe il lia amitié avec les plus célébrés Savans entoutes fortes de Sciences, particuliérement avec le Père Sir-mond, le Père Pétau , l’Avocat-Général Bignon, M de Sau-maife, M. Gaffendi, le Père Morin, Mrs. Du Puy, Du Cange,
Cote-