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8 (1740) Lettres SEH - Z
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VYP. VYS. YYT. UZA.

Cotelier & plufieurs autres. Bien qu’il n’eût pas pénétré aufllavant que chacun d’eux dans les études auxquelles ils s’étoientadonnez, il aimoit les Lettres , fit brûloit d’un ardent défir deféconder ceux qui les cultivoient avec le plus de fuccès. Leplus grand fecours qu’il leur pouvoit donner, étoit de leurfournir des pièces qui n’avoient point encore été imprimées,mais qui étoient demeurées enfevelies fous la poulfiére duthré-for des Chartres, des greffes des Compagnies, des Bibliothè-ques des Collèges & des Monaftéres, fit des cabinets des Cu-rieux. 11 employa la plus grande partie de fa vie avec un tra-vail incroyable, au préjudice de fes affaires & au péril de fafanté, à rechercher ces précieux monumens de l’Antiquité, &les communiqua le plus généreufement du monde à ceux quis’en pouvoient fervir, fans attendre qu’ils les demandaffent.

Il n’avoit pas fi-tôt trouvé une Chronique, un Teftament, unContrat, ou un autre titre propre à éclaircir ou un point d’Hi-ltoire, ou un droit du Roi de France, ou une ancienne cou-tume, qu’il le mettoit aufîi-tôt entre les mains de ceux qui tra-vailloient fur les matières auxquelles ces titres avoient du rap-port. Ainfî il donna au Père Labbe une infinité de pièces quiont paru dans fa Bibliothèque & dans fa Colleftion des Con-ciles. 11 fournit de même au Père Dom Luc d’Achery unegrande partie de celles qui compofent les treize tomes de fonSpicilegium. Il y a eu peu d’autres Auteurs en fon tems quiayent écrit de l’Hiftoire, qui n’ayent profité de fes foins & defes recherches, fie qui ne lui ayent rendu le témoignage qu’ilméritoit. Lorfque M. Du Cange fit réimprimer l’Hiltoire deJoinville, & qu’il l’accompagna d’Obfervations, de Differta-tions Hiltoriques, fit d’autres pièces, il déclara dans la pré-face, qu’il tenoit les plus curieufes de M. d’Hérouval, fans lefecours duquel il n’auroit pu entreprendre ni cet Ouvrage-là,ni aucun autre. Cette louange eft d’autant plus honorable àM. d’Hérouval, que chacun fait quel eft le prix de ce que M.Du Cange a fait fur Joinville ; quel eft le mérite de fon Glof-faire,& des autres Ouvrages auxquels M. d’Hérouval avoit con-tribué. Les autres Ecrivain^ qu’il avoit obligez, n’ont pasmanqué de lui donner dans leurs Livres de femblables marquesde reconnoiirance. Le dernier de qui il en ait reçu, eft le Pè-re du Bois de l’Oratoire, qui à la fin de fon Hiftoire de l’Egli-fe de Paris, le loue d’avoir confumé toute fa vie à affifter lesSavans, & à faire fleurir les Sciences, & de n’avoir point d’au-tre regret dans l’extrémité de fon âge, que de ne pouvoirplus leur rendre les mêmes fervices qu’il leur rendoit autre-fois. Il paffa fes dernières années dans une grande foiblefTequi lui étoit reftée d’une apoplexie. Dans cet état il ne cefloitde s’informer des Livres qui paroifToient ou qui étoient prêtsà paroître, & de témoigner du déplaifir de ce que fes infirmi-tez le rendoient incapable de faire aux Auteurs aucun bon of-fice. * Journal des Savans tome 17. p. 348.

VYP. VYS.

yYPAO, anciennement Trigidus , rivière de la Carniole,v coule dans le Comté de Gorice, baigne Vypao, & quel-ques autres bourgs, & fe décharge dans le Lifonzo, un peuau deffous de la ville de Gorice. * Maty, Dit f. Géogr.

VYST fit EUST, l’une des Ifles Wefternes , fituée auCouchant de l’Ecoffe. Elle eft à deux lieues de celle de Harrayvers le midi. Sa longueur eft environ de treize lieues, & falargeur de deux. Elle eft entrecoupée par plufieurs Golfes.Elle a cinq ParoifTes bien peuplées, & quelques châteaux pourla défendre des pirates. La Trinidad en eft le lieu principal.* Maty, DiS. Géogr.

V Y T. V Y Z.

VYTENBOGARD. Voyez UTEMBOGART.v VYZA ou BILZIER,ville de la Turquie en Europe,eft dans la Romanie à vint-huit lieues de Conftantinople, versle couchant. Elle eft le Siège d’un Archevêque fit d’un Sangiac..* Maty, DiS'rn. Géogr.

UZA.

T] Z AL, fixiéme fils de Joétan de la famille de Sem. Lui fit^ fes enfans s’établirent dans l’Arabie Heureufe, où il y aune ville que les Juifs Arabes nomment encore aujourd’huiUzal, fit les Arabes Tfanaa. Samuel Bochart, Phaleg. I. 1. cb. 21.croit qu’Uzal eft l’ancien nom de cette ville ; or le mot Hé-breu ne P eut être rendu par les Arabes, que par Auzal.d’où les Grecs par le changement d’une lettre ont fait Auzfira,

UZA. UZE. UZI.

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Pline parle de la myrrhe d’Auzara, Myrrba Auzaritis. * Ilifi.Natur. I 12. ch. 16. J. Le Clerc, fur la Gtnéfe cb. 10. v. 27.

UZANGUE', Général d’Armée de l’Empereur de la Chinel’an 1644, fut envoyé contre les Tartares, qui avoient faitquelques courfes dans la Chine. Pendant qu’il défendoit lesfrontières de l’Empire, un Capitaine Chinois, nommé Licungs tfe révolta, & furprit la ville de Péking. L’Empereur craignantde tomber entre les mains des Rebelles, fe fauva dans lesjardins de fon palais, & fe pendit à un arbre. Uzangué ayantappris la révolté de Licungs, la prife de Péking fit la mort del’Empereur, envoya prier les Tartares de le venir joindrepour marcher enfemble contre les Rebelles. Tfumte,Roi desTartares, accepta la propofition d’Uzangué, & le vint trouveravec quatre-vint mille chevaux, qui furent fuivis de plus dedeux cens mille hommes. Dès que les Tartares fe virent lesplus forts, ils obligèrent Uzangué & fes troupes de fe fairerafer à la manière des Tartares ; mais l’an 1674, Uzangué nepouvant fouffrir la domination de ces ufurpateurs, defquels ilavoit accepté le titre de Viceroi de Quangfi, toujours réfolude chercher i’occafion de fecouer le joug, laiifa enfin croîtrefes cheveux à la Chinoife, & fe déclara contre les Tartares.

Il fe rendit en peu de tems maitre de quatre grandes Provin-ces , du côté de l’Occident, fit attira à fon parti le Viceroi deFokien, dont les terres font fur les bords de la mer du côtéde l’Orient. Le Viceroi de Quantung, qui commandoit dansla partie la plus méridionale de la Chine, fe joignit à eux l’an1676. Ces alliez fe fournirent bientôt après à l’Empereur Tar-tare : ce qui ne fit pas perdre courage à Uzangué, qui fe main-tint dans la poffeflion de Quangfi fit de Huquant. * Relationsde la Chine.

UZE. UZI.

T 7 ZED A. Voyez U S ED A.u UZEN-SCEERA. Voyez OZENSARA.

UZERCHE ou UZARCHA, Ujàrcbia , ou plutôt U-farcba, fur la Vézére, ville de France dans le Bas Limofin,avec une Abbaye de l’Ordre de Saint Benoît, eft fituée trèsavantageufement. La ville dépend de l’Abbé, qui en eft Sei-gneur. Elle a une SénéchauiTée Royale, dont les appellationsfe relèvent au Préfidial de Tulle, fit au Parlement de Bour-deaux.

U Z E' S, fur la petite rivière d’Eyfent, ville de France dansle Bas Languedoc , avec Viguerie fit Evêché fuffragant deNarbonne, eft YUfecia ou Ca/lrum Ucetienfe des Anciens. Cetteville a trois Seigneurs différens, le Roi, l’Evêque, fit le Ducd’Uzès. Le Roi yauij Viguier & un Juge qui ont deux Siè-ges ou Lieutenans, l’un à Uzès pour la Viguerie baffe , fit l’au-tre à S. Jean de Marvejols pour la haute Viguerie. L’Evêquea fuccédé aux Comtes, fit’il en garde le titre. Le Duc a héri-té des Vicomtes. Eléazar, Seigneur d’Uzès, reconnut tenirde Raimond, qui en étoit Evêque, tout ce qu’il poffédoit dansla ville fit dans le Diocéfe. Le Comte de Touloufe fit dona-tion à l’Eglife d’Uzès en 1214, de tous les droits qu’il avoitdans la ville. Enfuite de cette donation Raimond de La Tourd’Aigues reconnut l’Evêque pour fon Seigneur, fit confelfa te-nir de lui tout ce qu’il poffédoit dans fon Evêché. Quant auxVicomtes d’Uzès, Simonne, fille de Jean, qui fut le dernierVicomte, fit d’Anne de Brancas, fut mariée l’an 1448, à Jac-ques de Cruffol. L’an 157a, Charles IX érigea cette Vicom-té en Duché-Pairie en faveur d’Emmanuel de Cruffol, dontles Defcendans la poffédent encore, fit font en cette qualitéles premiers Ducs fit Pairs de France. Le Diocéfe d’Uzèscomprend cent quatre-vints fit une Paroiffes, fit a pour villesfit lieux remarquables, S. Ambrois, les Vans, Sabran, Vallabregue, Salindre, ôte. La ville d’Uzès eft riche, marchan-de , fit eft renommée par les manufactures fit draps qui s’y tra-vaillent. Elle fouffrit étrangement dans le XVI fiécle, pen-dant les guerres de la Religion. Jean de Saint Gelais, Evê-que de cette ville, ayant embraffé le parti des Réformez, é -poufa une Abbeffe, fit approuva une partie de ces violences;mais il abjura fes fentimens avant que de mourir, fit fut enter-ré à Saint Maixant, dont il étoit Abbé. Nicolas de Grillé, E-vêque d’IJzès, publia des Ordonnances Synodales l’an 1635.Le Chapitre de l’Eglife Cathédrale eft compofé d’un Prévôt,d’un Archidiacre, d’un Théologal, ôc de vint-quatre Chanoi-nes: il a été fécularifé en 1719, par le Pape Clément XI. *Catel, Hifi. de Languedoc. Sainte-Marthe, Gall. Cbrifi. Th.Corneille, DiS. Géogr.

UZES TE, eft un château en Guienne, dans le Bazadois,entre Bourdeaux fit Bazas. On y voit le tombeau du Pape Clé-ment V. * Baudrand.

UZINGEN. Voyez U S ING EN.

FIN DES LETTRES U. £? V.