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tent tenus de fe conformer à cette réfolution, excepté dansdes affaires importantes, & dans d’autres qui pourront fouf-frir du délai, & attendre une fécondé convocation, fous pei-ne de perdre leurs fuffrages ; bien entendu que ceux auxquelsil ne fera pas convenable de comparoitre, pourront envoyerleur avis par écrit.
XX. Pour cette même fin, tous les Confédérez, & chacund’eux en particulier, feront obligez, lorfqu’il furviendra desaffaires auxquelles il faudra néceffairement faire attention,d’en écrire à ceux qui feront autorifez à cet effet, afin queceux-ci convoquent les autres Provinces.
XXL S’il fe trouvoit quelque obfcurité dans aucun de cesArticles, & qu’il en pût naître quelque difpute, l’interpréta-tion en fera renvoyée au jugement des Confédérez,qui,ne pou-vant s’accorder fur ce fujet, auront leur recours à Meilleursles Stadhouders.
XXII. Si quelques Articles de cette Confédération doiventêtre change^ou augmentez, cela fe fera d’un avis commun,& non autrement.
XX 1 I 1 . Pour plus grande fureté de tous les fufdits Articles,les Confédérez s’engagent réciproquement de la manière laplus forte , comme on le peut voir dans l’Article XX, ci-deffus.
XXIV. Pour plus grande affurance encore, Meilleurs lesStadhouders des Provinces, tous les Magiftrats & Officiersde chaque Province , Ville ou Membre, prêteront fermentd’obferver & entretenir cette Union & Confédération, & dela faire obferver & entretenir.
XXV. Toutes les Compagnies de Bourgeois, Confrairies &autres Sociétez, qui font dans les Villes ou Bourgs de cetteUnion, prêteront le même ferment.
XXVI. On fera de tous ces Articles des copies dans les for-mes, lefquelles feront fcêllées par Meilleurs les Stadhouders,par les principaux Membres,&par les principales Villes des Pro-vinces, qui en feront requis, & lignées par leurs Sécretaires.
Cette Union & Confédération d’Utrecht fut lignée par lesStadhouders des fufdites Provinces, premièrement par le Com-te Jean de Nalîau, Stadhouder du Duché de Gueldre & Com-té de Zutphen, & enfuite par les Députez des autres Provin-ces & Villes, à Utrecht le 23 Janvier 1579. Les Députez dela Ville de Gand la lignèrent auifi le 4 février de la même an-née. Cette Union fut ratifiée le 3 Mai par le Prince d’Oran-ge à Anvers, & lignée le n Juin fuivant par George de La-lain, Comte de Rennenberg, Gouverneur de Frife, d’Over-iffel, de Groningue & des Ommelandes, aulli bien que par lesDéputez des Villes de Bruges, d’Ipres, de Breda, & autres.Enfin les Députez de la Province d’Overiffel & de la Ville deGroningue lignèrent aulli cette Union le 23 Juillet 1594. C’eltde cette Confédération que la République a pris le nom deProvinces-Unies.
* UT R ER A, bourg d’Efpagne dans l’Andaloulîe, eft aufud-fud-eft de Séville, dont il eft éloigné d’environ lix lieues.
UTREDUS BOLTONIUS, Anglois, Religieux del’Ordre de S. Benoît, à Durham, alla à Oxford pour faire fesétudes, & fe diftingua par une Conférence publique, qu’il eutavec Jean Wiclef. Il fut envoyé en Ambaffade fur la fin durégne d’Edouard III, vers le Pape Grégoire XI, & rétablit faréputation ternie par quelques difputes qu’il avoit eues au-paravant avec Guillaume Jordan, Religieux de S. Dominique,& Jean Hilton, de l’Ordre de S. François. Ce Religieux flo-rilfoit vers l’an 1380, fous le régne de Richard II. Il a faitquantité d’Ouvrages,entre autres, De regia Cbrifli dig»itate;Dertgali & facerdotali Officia, ËPc. * Pitféus, de Illufi. Angl. Script.
UTT.
* T"TTTENDORF, bourg & marche dans le Cercle de
vJ Bavière en Allemagne fur la rivière de Matich. Il eft
au fud-fud-oueft de Paffau, dont il eft éloigné d’environ dixlieues.
UTTOXITER ou UTCESTER, joli bourg d’Angle-terre , grand & allez bien bâti, dans le Comté de Stafford. IIeft litué au milieu de beaux pâturages. On dit que c’eft le lieude ce païs-là dont les marchez font les plus conlidérables pourle fromage, le beurre, & autres denrées dont on a befointous les jours. Il eft à cent quatre milles Anglois de Londres.
* DiSion. Anglois. Ce bourg eft à l’eft de la ville de Stafford,tirant vers le nord, & en eft éloigné d’environ quatre lieues.
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TURET. Voyez UTERET.
U T Z B E R G, bourg avec un Bailliage de même nom.Il eft entre le Landgraviat de Darmftadt & les Comtez de Ha-novre & d’Erpach, & il dépend du Palatinat du Rhin. * Ma-ty, DiÜion. Géogr.
UTZNACH, bourg avec Bailliage. Il eft dans la contréede Gafteren en Suiffe, aux confins des Cantons de Suitz & .deGlaris, auxquels il appartient en commun. ; Maty, DiSion.Géogr.
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U VAINASSES, Sauvages' de l’Amérique dans le Bréfil.
Ils habitent l’Ille grande, qui eft fituée à dix-huit lieuesde l’embouchure de la rivière de Janeiro du côté du fud. Ces
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Sauvages font petits, ont un gros ventre , les piez plats,& font fi poltrons que la moindre chofe les effraye, ils fepeignent tout le corps d’une couleur rouge. Leurs femmesont le vifage affez beau, mais elles font difformes en tout lerelie. Leur principale Bourgade eft Jawaripipa. * De Laet,Defcript. des Indes Occid. Th. Corneille, DiH. Géogr. M. Delilledans fa Carte de l’Amérique Méridionale ,appelle ces peuples Vaya-naffies, & dans celle du Pérou, du Brefil & des Amazones, illeur donne le nom de Wayanas.
U VAN QUI, Royaume d’Afrique au dedans dupaïs desNègres. Ses limites font le petit Incaffan au couchant, Waffaau midi, &Bonoë au feptentrion. Ces Nègres ne manquentpas d’or,& favent faire d’ailleurs de jolis habits,qu’ils vendentà ceux du Royaume d’Acanie. * De la Croix, Relation d’Afri-que, tome 3.
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V UCHEU. Voyez WUCHEU.
* VUEREN ou VUUREN,petite ville des Païs-BasCatholiques, en Brabant, eft à l’eft-fud-eft de Bruxelles,dontelle eft éloignée de deux à trois lieues.
VUIST, lfle. Voyez EUST & VYST.
VULC ou VULCAN, l’un des fils de Siméon, Roi deServie, partagea fes Etats avec Etienne fon frère, & fe fitappeller Roi de Dalmatie & de Dioclée, vers l’an 1198. Ilsn’eurent pas plutôt fuccédé à leur père, qu’ils écrivirent au Pa-pe Innocent III, pour l’affûrer de la difpofition où ils étoientde fe féparer de l’Eglife Gréque, de de rentrer dans la Com-munion de l’Eglife Romaine ; mais cette grande affaire fouf-frit plufieurs difficultez, & les Légats du Saint Siège ne l’a-voient pas encore terminée en 1201, quand Vulc dépouillaEtienne. Les Hongrois, qui avoient aidé Vulc à dépofféderfon frère, s’intérefférent aulli à délivrer la Servie du Schif-me; & l’Archevêque de Coiocza, chargé de travailler à leverce qui reftoit de difficultez, reçut ordre en même tems decouronner Vulc folemnellement, auffi-tôt que la réconciliationferoit confommée. Elle ne l’étoit pas encore en 1204, & a-près cette année on ne dit plus rien de Vulc: on pourroit donccroire qu’il eft mort à peu près dans ce tems-là, & qu’Etienne,fon frère, rentra auffi-tôt dans tous les Etats dont Siméon,fon beau-pére, avoit joui. * Du Cange, Familles Byzantines.
VU LC A IN, Vulcanus, Dieu du Feu fouterrain, des mé-taux, &c. Forgêrondes Dieux, étoitfils de Junon, &, félonHomère, de Jupiter & de Junon. Son père fâché de le voirfi laid, d’un coup de pié le jetta du ciel en terre, & le renditboiteux par cette chûte. Depuis, Vulcain époufa Vénus, queJupiter lui donna en récompenfe de ce qu’il lui avoit fendu latête avec une coignée pour en faire fortir Minerve. Vénus nelui fut pas fidèle, & s’abandonna au Dieu Mars. On fait dequelle manière Vulcain les attrapa enfemble, & les enveloppadans un rets, & comme il appella tous les Dieux pour être té-moins de fon deshonneur. Il fe retira avec les Cyclopes dansl’Ille de Lipare, où il entretint fes forges, où l’on tient qu’ilfabriquoit les foudres de Jupiter. Les Egyptiens avoient unVulcain qu’ils confidéroient comme père des Dieux. Hérodo-te rapporte qu’ils lui avoient érigé un Temple magnifique àThébes,près duquel il y avoit fa ftatue haute de près de foixan-te & quinze piez. Sanchoniaton met auffi Vulcain entre lesDieux de la Phénicie. Quelques-uns croyent que le Vulcaindes Grecs étoit Prince de Sicile ;& que le foin qu’il eut de fai-re creufer des mines, & de préparer les métaux, donna fujetà ces fiétions. * Homère, Héfiode. Hérodote. Ovide. Plu-tarque, Comp. Aquce Sf Ignis. Lucien. Natalis Cornes ou NoëlLe Comte.
VULCAIN (Iflesde) ou VULCANIES. Voyez LI-PARI.
VULCANIUS (Bonaventure) favant Flamand , né àBruges le 30 Juin 1538, eut pour père Pierre Vulcanius, per-fonnage dofte, & dont Erafme faifoit beaucoup de cas. Il futd’abord inftruit par fon père ; mais ayant atteint l’âge de 16 anson lui donna de bons Précepteurs, fous lefquels il fit de trèsgrands progrès dans les Humanitez. Quelque tems après, fonpère l’envoya à Louvain ; & comme dans ce tems-là le Cardi-nal François de Mendoza en Efpagnedemandoitun jeune hom-me verfé dans le Grec & dans les Humanitez, Vulcanius luifut deftiné. Il alla donc en Efpagne par la France en 1559.Le Cardinal le fit fon Sécretaire & fon Bibliothécaire, & lechargea de traduire du Grec en Latin plufieurs autoritez desPères Grecs qui n’étoient pas encore imprimez. Le Cardinalavoit befoin de ces autoritez, parce qu’il travailloit alors avecardeur à un Traité , De naturalï noflra per dignam Eucbarifiicefumptionem cum Chriflo unione. Vulcanius revint d’Efpagne auxPaïs-Bas après une abfence d’onze ans; & comme il vit les af-faires de fa patrie dans un grand defordre à caufe de la guerre,il s’en alla à Cologne, & puis à Bâle & à Genève, & publiadans chacune de ces villes quelque Ouvrage de fa façon. En1578 il fit un voyage à Leyde, où il fe trouva que la Chairede Profeffeur en Grec étoit vacante. On la lui offrit, il l’ac-cepta, & commença trois ans après à exercer cette charge. Ilen fit les fondions pendant 32 ans avec beaucoup d’applaudif-fement, & mourut à Leyde le neuvième d’Oftobre 1614- Lecélébré Cunæus prononça fon Oraifon funèbre. Au refte,Vulcanius avoit très peu de Religion, & l’on fait qu’il entroiten colère contre ceux qui l’exhortoient à fe préparer à la mort.Voici la lifte de fes Ouvrages. H a traduit de Grec en Latin,&publié avec des Notes, les Auteurs fuivans, Arrianus de Rebutgefiïs Akxandri Magni; Cyrillus de Adoratme in fpiritu &" ventâtCe 2 ** >