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8 (1740) Lettres SEH - Z
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TYD. T Y H. TYLi &c.

Thébains en étant indignez, lui drefférent des embûches à fonretour, étant au nombre de cinquante, & conduits par deuxChefs, nommez Méon & Lycopbron. Mais Tydée les tua tousjexcepté Méon, auquel il pardonna, pour faire rapport a Etéo-cle de cette déroute. Ayant depuis accompagné Adrafte <ScPo-lynice devant Thébes, après Beaucoup d’aftions de valeur, ilfut bleffé à mort par Ménalippe , fils d Aftacus. De lui , fonfils Diomède a été appellé Tydide. * Apollodore, /. 3. Stace,

en fa j Vbébaïde, •, . „

♦ TYDIÇHIÜS (Joachim) de Berlin, a mis en vers E-

léeiaques les Proverbes de Salomon, & y a ajoûté quelquesprières en vers. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 44 - 7 -v X y H O N, petite ifle , fituée au milieu du Lac Balatondans la Baffe Hongrie. * Maty, Ditt. Géogr.

T Y L L. Voyez TILL.

TYLMOUTH. Voyez TILLMOUTH.

* TïMÆUS (Jacques) d’Amersfort dans la province

d’Utrecht, Maître - ès - Arts & Doéteur en Théologie, a donnéau Public, Commentaria in Ariflotelem de Generatione fc? Corrup-tions; Commentaria inMeteora ejujdem. ♦Valére André, Bibliotb.Belgica, p. 431. . ,,

T Y N D A R E, Tyndarus, Roi d'Oebalie, & mari de JLeda,paffa pour père de Caftor & de Pollux , qui furent appeliezJ'yniarides. Cherchez CASTOR.

TYNDARO, en Latin Tyndarus, bourg de la Sicile, eftfitué dans la Vallée de Déihona, entre les villes de Patti & deMilazzo. Il y a une tour, & une églife dédiée à Notre-Dame,appellée Sainte - Marie de Tyndaro , C’étoit autrefois une villeépifcopale, fous la métropole de Syracufe. * Strabon, l. 6.Rocch. Pyrrhus, in Notit. Sicil.

T Y N E, rivière de Northumberland. Voyez T I N E.

T Y N G E, T I N G E ou T E 1 G NE. Voyez T I N G.

TYNGMOUT H, ville ou bourg. Voyez TiNGMOUTIf.

TYPHON ouTYPH E'E , Typbo ou Typbœus, Géant,étoit fils du Tartare & de la Terre, félon Héfiode, ou plutôtde Junon feule. Selon Homère, cette Déeffe, indignée de ceque Jupiter avoit enfanté Minerve , fans aide ni compagnie,frappa la terre de fa main, & en reçut les plus fortes vapeursqui en fortirent, dont naquit ce Typhon. Sa taille étoit pro-digieufe ; car d’une main il touchoit l’Orient, & de l’autre l’Oc-cident. Sa tête s’élevoit jufqu’aux étoiles ; fes yeux étoienttout de feu ; il vomiffoit des flammes par la bouche & par lesnarines ; fon corps étoit couvert de plumes entortillées de fer-pens; & fes cuiffes & fes jambes avoient la figure de deux grosdragons. Ce monftre fe préfenta avec les autres Géans, pourcombattre & déthrôner les Dieux, aufquels il fit fi grande peur,qu’ils furent contraints de s’enfuir en Egypte, où ils fe changè-rent en de nouvelles formes. Enfin Apollon le tua à coups deflèches, ou, félon d’autres, Jupiter le foudroya, & le précipi-ta fous le Mont-Gibel. Ovide, décrivant fon énorme grandeur,dit que la Sicile, qui eft bornée de trois Caps ou Promontoi-res, repofe toute entière fur fon corps, ayant lePélore ou Capde Faro fur fa main droite, le Pachyn ou Cap de Paffaro furla gauche, le Lylibée ou Cap de Coco fur fes cuiffes, & leMont - Gibel fur fa tête. Quelques - uns difent que Typhon aété un Roi d’Egypte fort cruel, qui tua fon frère Ofiris, afind’ufurper le Royaume; mais qu’il fut vaincu par Ifis, femmed’Ofiris, qui lui fit porter la peine de fon parricide. * Dio-dore de Sicile. Strabon , l. 13. Homère , in Hymno in Apol-lincm, v. 305. Apollodore. Héfiode, in Tbtogonia, v. 86g. O-vide , Métam. I. 5. Tab. 6. v. 346 .

Les Naturalises rapportent cette fable de Typhon à la naturedes Vents, dont les fouffles, qui font leurs mains, s’étendent de-puis le Levant jufques au Couchant, & s’élèvent jufques au Ciel.Les plumes marquent leur viteffe ; & les ferpens les dommagesqu’ils caufent fouvent, ou bien à caufe de leur mouvement cir-culaire & de leurs tourbillons qui reffembleut aux plis d’un fer-pent. Le feu, que l’on a dit qu’il jettoit des yeux & de la bou-che, montre les quaütez des exhalaifons, dont font compofezles Vents, qui font chaudes & féches. Qu’il ait voulu détrônerles Dieux, cela eft tiré de l’opinion du Vulgaire, qui prend lesnues pour le Ciel. Et parce que le vent eft quelquefois fi vio-lent qu’il entraîne avec rapidité les nues , de là les Poëtes ontfeint qu’il avoit troublé les Dieux dans leur demeure. Et d’au-tant que les rayons ardens du Soleil, ou bien Jupiter même, quieft ia bonne température de l’air, appaife fouvent cette violen-ce, ils ont dit qu’Apollon le tua, ou que Jupiter le foudroya.Enfin parce qu’il y a en Sicile plufieurs cavernes où il y a quan-tité de Vents fouterrains & de feux renfermez, & que les Ventsqui excitent des tremblemens, font fortir de la terre des flam-mes de feu & des eaux bouillantes, de là ils ont trouvé fujetde dire que ce Typhon étoit couché fous cette Ifle. Hat. Cornes.

TYPICON, eft le nom d’un livre eccléfiaftique des Grecs,qui contient la forme de réciter tous les Offices pendant toutel’année. On l’a ainfi nommé du mot Grec riro; , qui fignifieforme, parce qu’il eft comme la forme & la régie de tous leursOffices ; c’ert ce que nous appelions en Latin, Ordo recitandidivini Officii , comme il a été remarqué par Allatius, dans fapremière Differtation des livres eccléfiaftiques des Grecs. Demême que l’on a plufieurs Rites dans les églifes d’Occident, &qu’ils étoient encore bien plus différens avant qu’on y eût reçu1 Office de l’Eglife de Rome, les Grecs ont auffi des exemplai-res différens de ces fortes de livres, chaque églife ayant fa for-me & fes rites différens. Celui néanmoins qui eft le plus efti-mé, & le plus en ufage , eft le Typicon de Jérufalem , qui a étépris du monaftére de S. Sabas, dont on voit le nom à la têtede quelques exemplaires. * M. Simon.

T Y P O T (Jacques) favant Jurifconfulte, & politique, étoitforti d’une famille ancienne, & tenoit un rang honorable dans

T Y P. T Y R. s6f

Dieft, ville de Brabant. Après avoir vifité les Académies lesplus célébrés de l’Europe, & même enfeigné le Droit en Italie;il alla établir fon féjour à Wirtzbourg, dans la Franconie, d’oùJean III, Roi de Suède, l’appella auprès de lui. Ce Prince lecombla de biens & d’honneurs: ce qui lui attira l’envie de quel-ques Seigneurs de ce Royaume. 11 fut acçufé de divers crimes,dont il étoit innocent, & fut mis en prifon par les ordres dece Roi crédule, pour avoir maltraité dans un de fes Ouvragesplufieurs perfonnes qualifiées de Suède, entre autres, l’illuftrePontus de la Gardie, qu’il avoit accompagné dans fon ambaffa-de à Rome. Frédéric H, Roi de Danemarck, intercéda pourldi auprès du Roi de Suède , à la prière de Matthias Typotfon frère, Médecin de fa Majefté Danoife; mais Jean III, 11efe rendit point à cette follicitation , & le prifonnier ne futélargi qüë par Sigifmond fon fils & fon fucceffeur. JacquesTypot fit devant les Etats l’Oraifon inaugurale du couronne-ment dé fon Libérateur l’an 1594, &il fut dans la faveur dece Prince, qui étoit auili Roi de Pologne, jüfqu’àce que Char-les, Dud de Sudermahie, fon neveu, eût été fait Gouverneurde l’Etat en 1595, & depuis Roi. Alors Typot fe retira à làCour de l’Empereur Rodolphe II, qui le prit pour fon Hifto-riographe. Il mourut à Prague avant l’an 1602 , n’étant pasencore avancé en âge. Son Eloge funèbre, compofé par JeanJeffen, Médecin dé l’Empereur, fe trouve dans un livre impri-mé en 1602. Pendant qu’il étoit prifonnier, il compofa lesOuvrages fuivans, de Fortuna libri très; De Jujlô, five de Le-gibus libri duo ; de Salute Reipublicce libri duo ; de Fama libri duo;Sacrarum Occupationum libri quatuôr ; de Monarcbia libri fex ; déVirtute libri très; de Summo Bono libri ires. Outre cela, on adolui, Oratio inauguralis , dédiée au Roi Sigismond ; Orationesbabitæ in funere Joannis III, Regis Suecice; Orationes Genetblia -ex, adreffées à Anne, Reine de Suède & de Pologne; Oratio-nes très, quarum prima ad Cbrijlianos, altéra ad Reges, Principes ,Magijlratus pro Cbrijlianis , tertia ad Rodolpbum II, Imperatoremut Cbrijliani a fe mutuo in Turcarum Tyrannum arma moveant; O-rationes très pofieriores, quarum prima pro Cbrijlianis contra Tur-cas , Altéra pro falute omnium contra paucorum infolentiam, in ter-tia fpes ojlentatur (Teilfier dit occentatur') contra opinionem Cbri-Jlianorum; Epiftola dux ad Ordines Imperii pro falute patrix ; jfava-rinum, oii Defcription de la conquête de cette forte place, fousles aufpices de l’Empereur en 1596; Gamelion Pbilippi III, Hi-fpanix Regis &? Margaretx Aujlriacx ; Symbola divina buma-naPontijkum, Imperatorum, Regum , avec figures, en trois tome*in folio, dont le troifiéme eft d’Anfelme de Boodt, Médecin del’Empereur ; Hijloria Rerum in Suecia gejlarum de Bellis Civi-libus & Externis ; Polonia Tbrenus ; Polonia Antipepentbos ; Hi-jloria Gotborum ; Encomium Dei, carminé Heroico ; Poè'mata Varia.

* De Thou, Hijlor. Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 431,432 & 433. Bayle, Diâion. Critiq. Teilfier, Eloges dés HommesSavans, tome 4. p. 160. & fuiv. édit, de Hollande 1713.

T Y R, Tyrus, appellée préfentement S U R, capitale dePhénicie, eft très-célébré par fon antiquité, & fes fréquenschangemens. On tient qu’Agénoren fut le Fondateur, & quePhénix & Cadmus y régnèrent après lui, l’an du monde 2580,& le 1455 avant Jefus-Chrift; mais Joféphe n’eft pas de cefentiment. Il croit que la ville de Tyr fut bâtie 240 ans a-vant le temple de Salomon, c’eft à dire, vers l’an 2790 dumonde , & le 1245 avant Jefus- Chrift. Le premier de fes Rois,dont nous ayons connoiffance, eft Abibalus, père de Hiram;ami dé David &. de Salomon. Ceux qui prétendent que cet-te ville eft plus ancienne, s’imaginent qu’il leur eft facile dele prouver par le 14. cbap. de Jojuè , & par le 23. d’Ifate. Quoiqu’il en foit, elle tint long-tems fous fa domination, non feu-lement la mer qui lui étoit voifine, mais encore toutes cellesoù fes armes ont pénétré ; & s’il en faut croire la renommée,les Tyriens font les premiers qui ont inventé les lettres, ouiqui en ont montré l’ufage. On leur attribue auffi l’inventionde la teinture en écarlate, en pourpre & en violet. Commeles Tyriens étoient, dès le tems de Salomon, les plus habilesde tous les hommes dans la Marine, il n’y en avoit point qui fuf-fent plus capables de conduire les flottes de Salomon dans desvoyages de long cours. Nabuchodonozor ou Nébucadnetzar,quinze ans après la deftruétion de Jérufalem, le 373 avant Je-fus-Chrift, s’empara de Tyr après un fiége de treize années.

Il ruina entièrement la place, lavoir la ville, qui étoit fur lecontinent, dont les ruines ont été appellées enfuite Paix - Ty-rus , ou l’ancienne Tyr. Mais avant qu’il en fût venu fi avant,les Habitans s’étoient retirez avec la plupart de leurs effetsdans une Ifle voifine, à un demi - mille du rivage, où ils bâ-tirent une nouvelle ville. Auffi Nabuchodonozor étant entrédans la place , n’y trouva prefque rien, dont il pût donner lépillage à fes troupes, pour les dédommager des fatigues & destravaux qu’ils avoient effuyez dans un fi long fiége. Ce quil’irrita tellement, qu’il déchargea fa colère fur les édifices &fur le peu d’Habitans qui y étoient reftez, ayant rafé la villejufqu’aux fondemens, & fait main baffe fur tous ceux qu’il ytrouva. Depuis ce défaftre, cette ville n’a jamais pu fe rele-ver & recouvrer fon ancienne fplendeur. Le nom & la gloirede Tyr pafférent à la nouvelle ville, bâtie dans Fille; l’autren’a plus été qu’un fimple village, connu fous le nom de l’an-cienne Tyr , comme on vient de le dire. Ce fut celle-ci quifut affiégée par Nabuchodonozor. Cela paroit par la defcriptionqu’Ezéchiel nous fait de ce fiége. Il dit que le Roi de Baby-lone fit un Fort contré la place, qu’il dreffa des terraffes con-tre elle, & qu’il pofa des machines de guerre pour renverferfes murailles. Or tout cela ne peut regarder la nouvelle Tyrqui étoit toute entourée de la mer. Il paroit encore par le li-vre du même Prophète que ce Monarque prit Tyr & la dé-truiüt entièrement. Or il eft certain que la ville de l’Ifle futI.I a àl’a-

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