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de la Marche, Ce enfuite Cardinal, du titre de fainte Praxéde,
& enfin de fainte Marie au delà du Tibre. 11 mourut au mois dejuin de l’an 1556. * Bibliotb. Hijpan.
* SYLViUS (Antoine de Donkerque) fut Retteur duCollège de Vilvorden. ün a de lui Colloquia Puerilia, avec uneinterprétation Françoife & Flamande ; Compendium Grainmatices.îf Syntaxeos Dej'pauteriana. Il mourut à Anvers, où il s’étoitretiré à caufe des troubles. * Valére André, Bibliotb. Belgica ,». 76.
* SYLVIUS (Baudouin) de Flandre, a compofé en versélégiaques Excidium Morini ; & (Jratio Confolatoria ad omnes verteCbriftianteque Religionis Cultores. * Valére André, Bibliotb. Bel-gica, p. 101.
* SYLVIUS (Pierre) Il y a trois Auteurs de ce nom. Lepremier étoit de Flandre, Jéfuite, & laifla un Ouvrage quiapour titre Difputationes de Deo if Sacrament» Pœnitentiœ. Il mou-rut le dixiéme de juillet 1592. Le fécond étoit d’Aloft, & por-toit dans fon païs le nom de Bufcbere. On a de lui Sticbologiaji-ve de Arte Verfificatoria. Le troifiéme qui fut Prieur des Guille-mites d’Aloft, Bachelier en Théologie, a publié, FitaS. Gui-Helmi, Ex émit ce if Confejjoris , nec non Primicerii Ordinis Guilielmi-tarum. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 760 if 761.
SYLVIUS (François) Cherchez BOIS (François Du)SYLVIUS (André) Foyez BOIS (André Du)
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S YMBOLE DES APOTRES. Les fentimens fontpartagez fur les Auteurs de ce Symbole. Les uns difent qu’ileft ainfi nommé, parce qu’il a été fait par tous les Apôtres af-femblez, pour fervir de régie de la Foi. Saint Irénée^Tertul-lien , Lucifer de Cagliari, & faint Jérôme, difent que le Sym-bole ell la régie de la Foi que l’Eglife a reçue des Apôtres. SaintAmbroife dit que l’Eglife Romaine a gardé le Symbole des Apô-tres dans fa pureté, fans y toucher. Les mêmes Auteurs & faintAuguftin, Rufin, faint Léon, Maxime de Turin, Fortunatus,faint Pierre Chryfologue, avec une infinité d’autres Auteurs,ont afiuré, comme une chofe confiante, que ce Symbole avoitété compofé dans une affemblée des Apôtres. Rufin, & quel-ques autres croyent que les Apôtres drefférent ce Symbole l’an-née même de la mort de Jefus-Chrift, ou peu detems après ladefeente du Saint Efprit; mais Baronius & d’autres conjecturentqu’ils ne l’ont compofé qu’en la fécondé année de l’empire deClaude, un peu avant que de fe féparer. Au refte, il n’y agueres d’apparence que chaque Apôtre ait prononcé fon article,comme le difent faint Léon, Fortunatus & l’Auteur du Sermon115, attribué à faint Auguftin; & il eft bien plus vrai-fembla-ble qu’ils le firent en conférant tous enfemble. D’autres pré-tendent que ce Sommaire de la F'oi des Chrétiens n’a été ap-pellé le Symbole des Apôtres que parce qu’il renferme la Doétrineque les Apôtres ont enfeignée.
Nous avons encore à préfent quatre Symboles, le premier eftcelui des Apôtres, dont nous venons de parler; le fécond deNicée ; le troifiéme de faint Athanafe; & le quatrième deCon-ftantinople. Le Symbole des Apôtres eft divifé en douze arti-cles , que tous les Chrétiens doivent favoir. Le Symbole deNicée fut publié l’an 325, par ordre du premier Concile géné-ral de Nicée, tenu en préfence de l’Empereur Conftantin leGrand, contre l’Héréfie des Ariens. Le Symbole de faint Atha-nafe eft une ConfefEon de Foi, que quelques-uns ont cru avoirété préfentée par ce Saint au Pape, & au Concile de Rome, te-nu l’an 340, pour juftifier fa créance. On mit félon quelques-uns cette pièce dans les Archives, avec les Aétes du Concile; &longtems après, comme on l’eut trouvée avec beaucoup d’au-tres, que l’on croyoit avoir été perdues pendant les révolutionsqui étoient arrivées fi fouvent à Rome, on jugea à propos del’inférer dans l’Office divin, à la fin des Matines, comme la plusparfaite expreffion de la Foi Orthodoxe contre l’impiété des A-riens. Tous les Savans conviennent néanmoins à préfent, quece Symbole n’eft point de faint Athanafe. Le Symbole de Con-ftantinople eft conforme à celui de Nicée; mais on y ajoûta,par forme d’explication, ce que l’on venoit de définir touchantle Saint Efprit, dont Macédonius nioit la Divinité. Soixantefix ans après la célébration de ce Concile de Conftantinople,tenu l’an 381, les Pères du Concile d’Efpagne, aflemblezl’an477, contre les Prifcillianiftes, ajoûtérent à l’article du SaintEfprit ces mots, if àu Fils, pour marquer la Foi de l’Eglife parces paroles, qui procède du Père if du Fils, tirées de la lettre defaint Jean, Pape, conformément à l’Ecriture, & à la Tradition:ce que les Eglifes d’Efpagne, puis celles de France, onttoû-jours retenu depuis. Dans le troifiéme Concile de Tolède, tenul’an 589, on ordonna que, dans toutes les Eglifes d’Efpagne,le peuple chanteroit, pendant le Sacrifice delà MefTe, le Sym-bole de Conftantinople. L’Eglife Romaine retint encore pen-dant plufieurs fiécles, l’ufage du Symbole des Apôtres dans lacérémonie de la MefTe. Mais enfin le Pape Benoît VIII ordon-na l’an ict4, qu’on chanteroit dans toute l’Eglife Latine, leSymbole de Conftantinople, avec l’addition, Qui ex Pâtre Filio-que procedit. * Pierre Lombard, dit le Maître des Sentences, l.n. Dijl. 11. Maimbourg, Hiftoire de l’Arianifme, Voflius, detribus Symbolis. Tenfelius, de Symbolo Atbanafii. M. DuPin, Bi-bliothèque des Auteurs Ecclèjiajliques.
M. King, Jurifconfulte, qui a donné l'Hifioke Critique du Sym-bole des Apôtres, qui a été traduite en Latin & imprimée à Lei-pfic en 170 6 , croit que ce Formulaire a été appellé Symbole parallufion à ce qui fe faifoit au culte des Payens, où ceux qui é-toient initiez aux myftéres de leurs Dieux, recevoient certainslignes qu’ils nommoient Symboles, par où les Initiez fe recon-noifToient les un* les autres, & fans fcrupule étoient admis dans
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les temples au culte fecret du Dieu dont ils avoient reçu le Sym-bole. De même, dit-il, il eft fort vrai • femblable, que lesChrétiens par allufion à cetufage, donnèrent le nom de Sym-bole a cette profefïïon de foi, parce que comme nous l’appre-nons de l’Antiquité, ils la cachoient foigneufement, & qu’ilsne la révéloient pas même aux Catéchumènes, fl ce n’eft un peuavant leur Batême. C’eft ce qui fait dire à S. Ambroife, Cave neincaute Symboli vel Dominiez Orationis divulges Myfteria. LemêmeM. King.de même que M. Bingham, s’attachent à prouverque ceux là fe trompent, qui croyent que les Apôtres font lesAuteurs immédiats du Symbole, qui porte leur nom. Ils difentque S. Ambroife ou Rufin ont les premiers imaginé cette origi-ne. M. Du Pin dit que quoique ce foit une opinion très - com-mune que le Symbole foit l’ouvrage des Apôtres, il y a des rai-fons très - fortes pour prouver qu’elle eft très peu vrai - fembla-ble. * Hijloria Symboli ApoJlolici,p. 14. ifc. Bingham, OriginesEcclef. ifc. tome 4. p. 68 . ifc. Furetiére, DiEt. de l’édition de17 * 7 -
S Y M E O N , Archevêque de Séleucie. Cherchez S I-ME’ON.
SIME'THUS, rivière de la Sicile, qui a été connue desanciens fous ce nom. Quelques Géographes croyent que c’eftcelle de cette ifle qu’on nomme préfentement Jaretta. 11 y ena d’autres qui prétendent que c’eft la rivière de San Paolo, quife décharge dans le Golfe de Catania à deux lieues de la Jaret-ta du côté du fud.
SYMMAQUE, Symmacbus, Pape, natif de Tille de Sar-daigne, fut élu canoniquement après Anaftafe il, Pan 498. LePatrice Feftus, qui s’étoit engagé à l’Empereur Anaftafe défairefouferire au Pape fon Edit, contre le Concile de Chalcédoine,prévoyant que celui qu’on venoit-d’élire, ne fe porteroitjamaisà cette lâcheté, réfolut d’en faire nommer un autre. En effetil fit tant par fes cabales & par l’argent qu’il diflribua , que lemême jour quelques-uns du Clêrgé Romain élurent un autrePape, nommé Laurent. Ce Schifme caufa des defordres & desmeurtres; mais enfin les deux partis convinrent de recourir aujugement de Théodoric, Roi des Goths. Théodoric prononçaen faveur de Symmaque, qui fut encore reconnu pour Pape lé-gitime dans un Synode. Quoique Laurent méritât d’être châ-tié , la miféricorde prévalut fur h juftice, & le Pape le fit Evê-que de Nocéra. C’eft ainfi que le raconte Anaftafe le Bibliothé-caire , qui eft plus croyable que Théodore le Leüeur, Paul Dia-cre, & Nicéphore, qui difent que Théodoric fit tenir lui-mêmece Synode à Rome, puisque ce Roi n’y vint qu’un an après, aufentiment même de Calfiodore qui étoit à fa fuite. Ce fut versPan 500 ou 501, que les Schifmatiques, ayant renouvellé leurscalomnies contre ce Pape, l’obligèrent de fe foumettre au juge-ment des Evêques, qui le déclarèrent innocent. Dans ce Con-cile, & dans trois ou quatre autres, il fut toûjours reconnupour légitime Pontife. Il s’oppofa à l’Empereur Anaftafe quis’étoit déclaré contre le Concile de Chalcédoine. Ayant propo-fé aux Evêques la conduite de ce Prince, & fa rébellion à PE- 1glife en faveur des Eutychéens, il le retrancha de fa commu-nion. Lorsqu’Anaftafe en fut la nouvelle, il entra dans une fu-rieufe colère, & ne pouvant fe venger autrement que par desmédifances contre le Pontife, il en publia de fi noires, que Sym-maque fut contraint de s’en purger par une Epître Apologéti-que. Il s’emprefla auffi de travailler pour la reftitution des bienseccléfiaftiques; & écrivant aux Evêques Orthodoxes d’Orient,il les exhorta à perfévérer dans leur réfiftance aux volontez del’Empereur, qui les traitoit avec toute forte de rigueur St deviolence. Cependant il employa les revenus eccléfiaftiques àbâtir les églifes de faint André, de fainte Agathe, de faint Pan-crace, des faints Côme & Damien Martyrs, & de faint Martinà la ville, où il fit beaucoup de préfens magnifiques de calices,de ciboires, de châfles, de vafes, & d’arcs d’argent maflif. Ilen répara beaucoup d’autres avec une magnificence royale, &ordonna que les Dimanches & toutes les Fêtes des Martyrs, onchantât à la MefTe l’Hymne Angélique Gloria in excelfis. Ce Pa-pe mourut à Rome le 19 juillet de Pan 514, après avoir tenu laChaire de faint Pierre 15 ans & huit mois moins quatre jours.Nous avons onze Epîtres de lui, & divers Décrets. Hormifdasluifuccéda. * Ennodius , l. de FideCatb. Théodore le Leileur ,in Colleiï. Anaftafe, in FitaPontif. Ciacconius. Du Chêne &Pa-pire MafTon, in Symmacbo. Baronius, in Annal. Gefner, in Bi-bliotb. PolTevin, in Appar. Sacro. Godeau, Hift. Eccl.fcec. F ifFJ. Jean Eckius.tfe Primatu Pétri. Louïs Jacob, Bibliotb. Pontif.
SYMMAQUE, Hérétique, étoit Samaritain, & fe reti-rant chez les Juifs, il fe fournit à une fécondé circoncifion,com-me cela fe pratiquoit entre ces peuples. Depuis il fe fit Chré-tien , tomba dans les erreurs des Ebionites, & fe mêla auffi defaire une Traduétion de la Bible en Grec. Il y a eu divers Seéta-teurs de Symmaque, dits Symmachiens; mais il n’y a pas d’ap-parence que celui - ci ait été leur Chef. Ces Hérétiques nioientle Jugement dernier, & permettoient de s’abandonner à toutesfortes de vices. * S. Epiphane, l. de Pond, if Menf. S. Jérôme,adv. Ruf. I. 2. S. Ambroife, Prcef. in Epift. ad Galat. Philaftre ,deHter. Baronius, A.C. 203.«. 15 16. Pratéole.
SYMMAQUE, Préfet de Rome fur la fin du quatrièmefiécle, étoit fils d’un autre Symmaque, qui avoit compofé desEpigrammes, & fut auffi illuftre par fa naiflance que par fon é-loquence & par fa probité. Il fut défigné Grand-Prêtre desPayens ; & fut choifi par le Sénat pour aller demander à Valen-tinien le rétabliffement du revenu des Prêtres & des Veftales, &de l’Autel de la Viéloire. Symmaque préfenta une requête très-bien dreffée, & jamais mauvaife caufe ne fut mieux défendue;mais faint Ambroife, qui fut averti de cette légation, empêchaque l’Empereur ne fe lailTât aller par quelque mauvaife raifond’Etat, en lui écrivant une excellente lettre, & ôta i Symma-
que