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depuis Religieux de faint Dominique, 1645; de Jean -BapciileGaule, Prêtre de l’Oratoire, 1647. Ses rares qualitez le firentjuger digne de l’Epifeopat; mais fa modellie l’empêcha d’acce-pter cette dignité, qu’il refufaà deux diverfes fois. Sondefin-téreffement lui avoit fait refufer des penfions confidérables quilui furent offertes. Son grand mérite , & les fervices importansqu’il avoit rendus à fa Compagnie, l’en firent élire le Chef en1662. Il exerça cette charge pendant dix années, avec l’amour& l'eftime de tous les liens, & mourut à Paris le troifiéme jourd’août 1672. * Mémoires Hijîoriques.
S E N AUX (Marguerite de) Religieufe de l’Ordre de faintDominique, -célébré fous le nom de la Mère Marguerite de Je-fus,& Fondatrice des monaftéres de faint Thomas & de la Croixà Paris, née àTouloufel’an 1590, étoit fille de François Senaux,Seigneur de Montbrun, Sécretaite du Roi, dont le frère étoitConfeiller au Parlement de Touloufe, fut mariée à M. Raymondde Garibal, Confeiller au Parlement de Touloufe, Juge d’unegrande intégrité & capacité , avec lequel elle vécut jufqu’en1618. Se voyant fans enfans, ils fe féparérent d’un communconfentement. Le mari prit l’habit de Chartreux, & après avoirvécu dans ce faint Ordre pendant douze années, il mourut Prieurde la Chartreufe de Villefranche en Rouergue. La femme, âgéede 29 ans, fe fit Religieufe de l’Ordre de faint Dominique, aucouvent de Sainte-Catherine de Sienne à Touloufe, & reçutpour nom de Religion celui de Marguerite de Jésus. Elle fut ap-pellée à Paris par la Comteffe de Saint-Paul, pour y fonder,comme elle fit, le monaftére de Saint-Thomas, qui fut établidans le Fauxbourg-Saint-Marcel, le fixiéme mars 1627, puisau Marais du Temple, & qui a été transféré au bout de la rue-Vivien , dans le quartier de Richelieu. Elle fortit de fon mona-ftére du Marais l’an 1636, pour fondercelui de la Croix, qui futétabli proche de l’églife de faint Euftache, puis auprès du Louvre , & enfin dans le Fauxbourg - Saint-Antoine. Ce fut làqu’elle paffa le refte de fes jours, eftiinée & confidérée de toutle mqnde, mais fur tout fort aimée de la Reine Anne d’Autri-che. Elle y mourut le feptiéme de juin 1657, âgée de 68 ans.Le frère de cette Dame fut Préfident aux Enquêtes au Parlementde Touloufe, & ayeul d s Bertrand de Senaux, qui fut nomméEvêque d’Autun en 1702, fur la démiflion volontaire de fon on-cle maternel Gabriel de Roquette. Il vécut très - faintement dansl’Epifcopat, & mourut de même en 1709. * Mémoires du tems.
S E N C H E'R I B. Voyez S E N N A C H E'R I B.
S E N,D, province de Perfe en Allé. Elle eft le long de l’O-céan, entre le Makeran, leSigiftan, & les Etats du Mogol. Cepaïs répond prefque entièrement à l’ancienne Gédrolie. * Ma-ty, Dict. Géogr.
SENDEROW. Voyez SE'MENDRIA/
S E N D O M I R. Voyez S A N D O M I R.
SENDREW. Voyez SE'MEND RI A-
SENE', nom d’un des rochers par où devoit paffer Jonathas,fils de Saiil, Roi d’ifraël, pour fe rendre au Corps de garde desPhiiiftins. * L Samutl ou I, Rois , ch. 14. v. 4-
SE'NE'CIiAL DE FRANCE, ancien Officier de laCouronne, avoit la Surintendance de la Maifon du Roi & enrégloit la dépenfe pendant la paix & en tems de guerre. Il avoitla conduite des troupes, & portait Je principal étendart, La di-gnité de Sénéchal fut reconnue pour la première de la Couron-ne , fous le Roi Philippe I. Le Grand Sénéchal étoit quelque-fois Grand - Maître de la Maifon du Roi, Gouverneur de fesDomaines & de fes Finances. Il rendoit la Juftice aux Sujets duRoi, étoit au deffus des autres Juges, &fignoitauffi lepremierdans les lettres patentes que les Rois faifoient expédier. Voicice que l’on peut recueillir des titres anciens.
SUITE CHRONOLOGIQUE DES SENECHAUXde France , depuis l’an 980, yufques en 1 190, ou environ.
I. Ge'ofeov, I. Comte d’Anjou, furnommé Grifegonnelle, futhonoré de la charge de Sénéchal de France, tant pour lui quepour fa poftérité, en recûnnoiffance des grands fervices qu’il a-voit rendus à l’Etat, fous le régne de Lothaire. Il mourut de-vant le château de Marfon, le 21 juillet 987-
IL Guillaume, Sénéchal de France, autorifa de fon feingle titre de la fondation du Prieuré de Saint-Martin-des-Champsde Paris, l’an 1060.
III. Raoul , Sénéchal de France, affifta à la célébré afiembléedes Grands de France, que le Roi Robert fit convoquer à ParisFan 1067, pour être préfens à la dédicace de l’églife du Prieuréde Saint - Martin- des - Champs.
IV. Fre'de’kic , Sénéchal de France, fouferivit l’Aéte de l’im-munité que le Roi Philippe, I. du nom, accorda à l’églife deS. Spire de Corbeil l’an 1071.
V. Robert, Sénéchal de France , figna un titre en faveurdu Prieuré de Saint - Martin - des - Champs l’an 1079.
VI. Hugues, Sénéchal de France, eft nommé dans les lettresdu mois de mars de l’an 1083. Quelques Hiftoriens ont cru qu’ilétoit Comte de Vermandois, & fils du Roi Henri I; mais celan’eft pas certain.
VIL Gervais, Sénéchal de France, autorifa de fa fignatureune coneeffion faite à l’Abbaïe de S. Jean d’Angely, l’an 1085.
VIII. Gui de Montlhéry, dit le Rouge, Comte deRochefort-en-I veline, Seigneur de Gournay-fur-Marne, fut en grandcrédit auprès du Roi Philippe I, qui l’éleva à la dignité de Sé-néchal de France avant l’an 1095.
IX. Hugues de Montlhéry, Seigneur de Crecy, Sénéchal deFrance, fouferivit des lettres patentes du Rot Philippe I, don-nées en faveur du Prieuré de S. Eloide Paris, l’an 1107.
X. ANSEAude Garlande, Seigneur de Gournay - fur - Marne,fut créé Sénéchal de France l’an 1108, & gagna les bonnes gra-
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ces du Roi Loüïs le Gros, qui lui donna l’adminiftratîon des af-faires du Royaume.
XI. Guillaume de Garlande, II. du nom, Seigneur de Li-vry, fuccéda à fon frère Anfeau dans la charge de Sénéchal deFrance l’an 1118. 11 étoit Général de l’armée du Roi au com-bat de Brenneville en Normandie, l’an 1119.
XII. Etienne de Garlande, fut premièrement élu Evêque deBeauvais vers l’an ïioo, & fait Chancelier de France l’an 1108,Après la mort de fon frère Guillaume, il obtint l’Office de Sé-néchal de France, & eut l’adminiftration des principales affai-res du Royaume.
XIII. Raoul I, dit le Vaillant, Comte de Vermandois, deValois, d’Amiens & de Crefpy, Seigneur de Péronne, renditdes fervices confidérables aux Rois Louis le Gros & Louis leJeune pendant leurs guerres. Il fut fait Sénéchal de France l’an1131, & établi Régent du Royaume pendant le voyage d’Outre-merduRoi, l’an 1147.
XIV. Thibaut 1, dit le Bon , Comte de Blois & de Chartres,fut élevé à la dignité de Sénéchal l’an 1152, & rendit de grandsfervices aux Rois Louis le Jeune & Philippe -Augujle. * Le Pè-re Anfelme, Hiftoire des Grands Officiers de la Couronne.
SE'NE'CHAL AU DUC: c’étoit un grand Officiercréé par les Ducs de Normandie, qui jugeoit les affaires pen-dant la ceffation de l’Echiquier. II revoyoit les jugemens renduspar les Bailüfs , & les pouvoit réformer. 11 avoit le foin demaintenir l’exercice de la Juftice & des Loix par toute la Pro-vince de Normandie. Par les lettres qui rendirent l’Echiquierfixe & perpétuel en 1499, il eft porté, qu’arrivant le décès duGrand Sénéchal de Brezé, cette charge demeureroit éteinte &que fa jurifdiétiofi demeureroit alors abolie. * Furetiére,D7S. de1727.
SE'NE'CHAL (Le Grand) en Angleterre , eft nommé enAnglois Lord High Steward C’eft le premier Officier de l’Etat& comme le Viceroi. Il eft à peu près ce qu’étaient autrefoisles Maires du Palais en France, & fon pouvoir était fi exceffif,qu’on a jugé à propos de fupprimer cette charge. Henri de Bul-lingbrook, fils de Jean de Gand, Duc de Lancaftre, qui par-vint à la Couronne fous le nom de Henri IV, eft le dernier quil’ait eue. Il eft vrai qu’en certain cas, le Roi fait un GrandSénéchal, particulièrement lorsqu’il s’agit du couronnement, &de juger un Pair du Royaume, accufé de quelque crime capital.Dans le premier cas, le Grand Sénéchal tient fa Cour dans lePalais de Weftminfter, où il reçoit les placets des Nobles, &autres perfonnes, qui ont droit de faire certaines fonctions dansla cérémonie du couronnement, & de recevoir certains émolu-mens. Dans la marche qui fe fait ce jour-là, de l’Eglife Collé-giale de Weftminfter, où le Roi eft facré, jufqu’à la falle où faMajefté dîne, il a rang immédiatement devant la perfonne duRoi, & porte en fa main la couronne de Saint Edouard: facharge finit avec la cérémonie. Quand il s’agit de juger unPair ou une Paireffe du Royaume, pour quelque crime capital,le Roi fait un Grand Sénéchal, comme pour fon couronnement,pro bac vice, & fait ériger une Cour exprès pour cela au milieude la falle de Weftminfter. Quoique lui feu! foit proprementle Juge de cette Cour, il y fait néanmoins venir les douze Ju-ges de la Loi. Les Pairs du Royaume, qui font préfens, con-damnent, ou abfolvent l’accufé à la pluralité des voix, & la fen-tence eft prononcée par le Grand Sénéchal. Quand il vient à laCour c’eft avec les Hérauts & Sergens d’armes, marchant avecleurs maffes devant lui & l’Huiffier à la Verge noire, lui pré-fente à genoux en entrant une baguette blanche, qui eft la mar-que de fa commiffion. Pendant le procès, il eft affis fous undais, refpetté comme un Roi. On le traite de Grâce , tîtrequ’on donnoit autrefois aux Rois d’Angleterre avant que celuide Majefté prît fa place. Le procès achevé il rompt publique-ment fà baguette, & ainfi finit fon Office. * Etat de la GrardeBretagne, &c. tome 2. p. 22. &e.
SE'NE'CHAUX EN FRANCE. Les Ducs s’étantemparez de la puiffanee d’adminiftrer la Juftice, & ne voulantpas l’exercer en perfonne,- établirent des Officiers pour la rendreen leur nom & en leur autorité. Us les appelèrent Bailüfs encertains lieux, & Sémcbaux en d’autres. Us étoient révocables àvolonté ; mais lorsque les Rois delà troifiéme race commencèrentà réunir à la Couronne les villes qui en avoient été démem-brées, particuliérement du tems de Hugues Capet, ils attribuè-rent aux Juges ordinaires, c’eft à dire, aux Baillifs & aux Séné-chaux, la connoiffance des cas royaux, & des caufes d’appel duterritoire des Comtes. Sous la deuxième race c’étoientdes Com-miffaires , ou Miffit Dominici, que les vieux Hiftoriens nom-ment Meffagers, qui jugeoient ces caufes d’appel, dévolues auRoi. Ainfi ces Baillifs & Sénéchaux fous la troifiéme race furentrevêtus non feulement du pouvoir des Commiffaires Royaux ouMiffi Dominici, mais ils fuceédérent en quelque forte à toutel’autorité des Ducs & des Comtes; en forte qu’ils avoientl’admi-niftration de la Juftice, des armes, & des Finances. Sur tout ilsjugeoient en dernier reffort: ce qui a duré jufques au tems quele Parlement fut rendu fédentaire par Philippe le Bel- Avant celaon ne remarque aucuns Arrêts rendus fur des appellations desjugemens des Baillifs & des Sénéchaux. Mais toutes les chargesétant devenues perpétuelles par l’ordonnance de Louïs XI, lesBaillifs & les Sénéchaux, non contens den’être plus révocables,tâchèrent encore à devenir héréditaires. C’eft pourquoi les Roisappréhendant qu’ils n’ufurpaffent l’autorité fouveraine, commeavoient fait les Ducs & les Comtes, leur ôtèrent d’abord le ma-nîtnent des Finances; puis le commandement des armes par l’é-tabliffement des Gouverneurs: on leur laiffa feulement la con-duite de l’Arriére-ban pour marque de leur ancien pouvoir. En-fin , l’exercice de la Juftice a paffé à leurs Lieutenans. Il ne leurrefte que la fimple féance à l’audience, & l’honneur que les