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1436, Eugène TV établit un Séminaire à Florence, comme nousl’apprenons de faint Ar.tonin , qui fut peu de tems après Arche-vêque de cette ville. Dans le même tems le Bienheureux PierreBerland , Archevêque de Bourdeaux, fonda une maifon, oùl’on avoit foin d’initruire douze Clercs pendant dix ans; &divers autres Prélats en ont agi de même. Enfin le Concile deTrente à ordonné l’établiffement des Séminaires, qui fe fontheureufement multipliez dans le monde Chrétien; fur tout de*puis que S. Charles, S. François de Sales, & divers autres grandsPrélats en ont donné l’exemple. En France les SéminairesS’augmentent tous les jours par les foins des Evêques : & c’eftprincipalement par ce faint établiffement qu’on donne de bonsPrêtres à l'Eglife, & qu’on mec de fages Ouvriers dans la Vignedu Seigneur. Entre ceux qui y ont travaillé avec le plus de bé-nédiftion, il faut convenir que Jean-Jacques Olier, Supérieurdu Séminaire de S. Sulpice de Paris eft des plus illuftres, * IVConcile de Tolède. Concile de Trente , SeJJ. 23. c. 18. Eugène II ,in Concilia Rom. diftinSt. 37. c. 12. Alexandre III, inConcilio Rom.c. 18. Innocent III, in Concilia Rom.c. 11. Saint Léon, Epiji.87. Saint Antonin, tit. 22. c. 10. g. 6. Lurbæus, deAquit.il-lujl. Sponde, in Annal. &c. Voyez aufli le Supplément de Paris173 ®-
S E'M I N A R A, bourg du Royaume de Naples. Il eft dansla Calabre Ultérieure, à une lieue du Golfe de Gioia, & à troislieues de la ville de ce nom vers le midi. Les François y défi-rent lesEfpagnols l’an 1503. * Maty, Diü. Géogr.
SEMI-PE'LAGIENS, Hérétiques du cinquième fié-cle qui fe font élevez en France. Rejettant le fentiment de S.Auguftin fur la Grâce & fur la Prédeftination, ils donnoient tropencore au Libre Arbitre. Cafïïen doit être mis dans la mêmeclaffe. Profper ayant donné avis de ces fentimens à S. Augu-ftin , ce Père écrivit contre eux les livres de Prcedejlinatione San-ïïorum & de Dono Perfeverantice. * Profper, Epiji. ad Augujlin.Baronius, in Annal. Caflien, Collât. 14. Voifius. UiTérius. No-rifius, in Hiji. Pelagian. Pétau, Dogm. Tbeol. tome 3. Ditl. Alle-mand de Bile.
SE'MIR AMI: c’eit un paffage des montagnes de l’Ardir-beitzan ou Aderbéjan. Il conduit de cette province â celle d’Ar-zérum, & ainfi des Etats de Perfe à ceux du Turc, & ancienne-ment de la Médie à l’AITyrie. Il y a dans ce pafTage un cheminde cinq lieues taillé dans le roc par les ordres de la Reine Sémi-ramis, comme on croit.
SE'MIRAMIS, Reine des Affyriens, fille de laDéeffeSyrienne Dercéto ou Atergatis, fut d’abord mariée à Ménon,Général des années du Roi Ninus. Son penchant, qui la por-toit à fuivre fon mari dans les armées, & à combattre à fes côtez,la fit connoître à Ninus, qui en devint amoureux. Elle aban-donna Ménon, qui fe pendit de regret, & elle fe donna à cePrince, qu’elle accompagna dans fes conquêtes. Depuis, com-me Tutrice du jeune Nynias, fon fils, elle fuccéda à Ninus.Elle étendit les conquêtes du Roi fon époux, d’un côté jufqu’àl’Ethiopie, & de l’autre jufques dans les Indes. Après avoirfournis la Médie, la Libye & l’Egypte, où elle fit la guerre auRoi Stabrobatès, elle éleva un magnifique tombeau à Ninus,changea la montagne de Bagiflone en flatue, en fit renverferd’autres pour applanir les grands chemins; & ayant achevé Ba-bylone, elle y tit bâtir ces murailles, félon l’opinion commune,& élever ces jardins, qui pafTérent pour des merveilles du mon-de. Quelques Auteurs attribuent à Nitocris, qui vécut long-tems depuis, la conftruttion de ces murs merveilleux de Baby-Ione; mais ils conviennent que Sémiramis fit renfermer entredes chauflTées très - élevées l’Euphrate, qui inondoit auparavanttout le pais ; mais cette Héroïne fouilla fa gloire, en s’abandon-nant à des impuretez extraordinaires. On dit qu’elle faifoit é-gorger ceux qui lui avoient fervi à contenter fes lubricitez; &qu’enfuite elle leur élevoit de magnifiques tombeaux. Son filsNynias lui plut tant, qu’elle le follicita à commettre un incefte;mais ce Prince la fit mourir, après qu’elle eut régné 42 ans, &qu’elle en eut vécu 62. Ceux qui admettent ce récit r que Dio-dore de Sicile a pris de Ctéfias, ne s’accordent pas entre eux furte tems auquel on doit rapporter ces grands événemens; & iln’y a pas lieu de s’en étonner, puisque tous les fyftêmes qu’ona imaginez là - deffus, n’ont plu qu’à ceux qui en ont été les in-venteurs. Ninus 11e trouve point déplacé dans la vraye Chro-nologie ; mais Sémrramis, dont on ignore l’époux, y en tientune honorable; car on trouve qu’elle étoit Reine d’Affyrie,dans le tems même où l’Affyrie devint un puiffantEtat, où, fil’on veut, un Empire. C’eft à l’année 2806 du monde, & la1229 avant Jefus-Chrift, qu’on l’a trouve jettant les fonde-mens de ce grand Empire, qui fublifta 520 ans, félon Hérodote.Il y avoit alors 1004 ans que Babylone étoit fondée: ce quis’accorde, à ce qu’a écrit Erranius, ancien Auteur, cité par E-tienne de Byzance: & Troye fut prife par les Grecs 46 ans après;ce qui revient encore parfaitement à ce que Porphyre allure ,que divers Auteurs avoient écrit que Sémiramis vivoit très - peude tems avant ce mémorable événement de l’Hiftoire Gréque.* Juftin, L 2. Diodore de Sicile, 1.2. Torniel, in Annal. Sa-lian. Pétau, &c.
* SE'MIR A MO TH ou S Ç E'M I R A M O T H, I-fraëlite de la famille de Lévi, & du nombre des Portiers duTemple. * I. Cbron. ou Paralip. cb. 15. <o. 18.
S E M L Y M, bourg de l’Efclavonie en Hongrie. Il eft furle Danube, un peu au deffus du confluent de la Save, & de laville de Belgrade. * Maty, DïfîS. Géogr.
S E M O N E S : c’eft un nom que les Latins donnoient à cer-tains petits Dieux, qu’ils n’eftimoient pas dignes du ciel, maisqu’ils croyoient aufli trop au deffus des hommes ordinaires,pour être deftinez à demeurer fur la terre parmi eux. On lesappelloit Semonss , comme qui diroit femi-bomines, demi-hom-
S E M. S E N.
mes, c’eft à dire, moitié-hommes 0 ? moitié-dieux. Tels étoientJanus, Pan, les Satyres, les Faunes, Priape, Vertumne, Mer-cure. C’eft ainfi qu’il faut entendre Tite-Live, dans le l. 8.c. 20 , où il dit, bona Semoni Sanco cenjuerunt conjecranda , & au-tres endroits femblables. * Varron, in Myjlagog.
S E M O Y, rivière des Païs-Bas, a fa fource dans le Luxem-bourg, près de la ville de ce nom,baigne Chiny, Bouillon, Or-chimont, & fe décharge dans la Meufe, à deux lieues au deffusde Charleville. * Maty, Diü. Géogr.
SEMPACH, petite ville de Suiffe, dans le Canton deLucerne, eft fituée fur la rive orientale du petit lac qui eft for-mé par la rivière de Sur, lequel n’a qu’environ deux lieues delong, & une demi-lieue de large. Sempach a fon Avoyer, fapolice 3 c fon Confeil, & n’eft point foumife à la jurifdiftion duBaillif. Celui qui y eft n’a d’autorité que fur le lac. Ce fut en1386, le neuvième juillet que fe donna la bataille de Sempachentre Léopold, Duc d’Autriche, & les Cantons Suiffes; üt oùle premier fut vaincu & tué, avec un très-grand nombre deSeigneurs & de Gentilhommes. On voit leurs noms & leurs ar-mes dans une Eglife, qui a été bâtie au deffus de la ville, furle champ de bataille, & à l’endroit même où Léopold fut trouvémort. Tous les ans le neuvième juillet on fait des réjouïffances& des procefllons en mémoire de cette viétoire, qui affura la li-berté des Suiffes. * Etat cf Délices de la Suijje, tome 2. p. 401.
* SEMPELIUS ou SIMPILIUS (Hugues) Jéfui-te Ecoffois, eft Auteur de douze livres de Matbematicis Dijcipli -nis qui furent imprimez à Anvers en 1635. Il mourut en 1654.
* Hofman , Lex. Univ.
SEMPERIUS (André) Médecin Efpagnol, fit Profef-feur à Valence, avoit toutes les qualitez d’un grand Orateur, &fut appellé dans l’Ifle de Sardaigne, pour y profeffer. Il retour-na bientôt après dans fon pais, & a laiffé plufieurs Ouvrages,Grammaticæ Prceceptiones ; Rhetorka ac de concionandi ratione ; Intabulas Rbetoricte Cajjandri; In Ciceronis Brutum Jeu Oratorem.
* Dom Nicolas Antonio, Bibliotb. Hifp.
SEMPRINGHAM. Cherchez GILBERT de SEM-
P RING H AM.
SEMPRONE, montagne. Voyez SAMPIONE.
SEMPRONIUS. Cherchez A S E L L I O.
SEMPRONIUS T UDI T ANUS (C.) ConfuIRomain, écrivit des Commentaires Hiftoriques, qui ne fontpas venus jufqu’à nous ; mais qui font citez par les Anciens.
* Pline, l. 13. c. 13. Anlu-Gel le, ■ k 13. c. 14. Macrobe, l.i.c. 13. Cicéron, inBruto, &c.
S E'M UR-EN-AUXOIS, ville du Duché de Bourgo-gne fur l’Artnanfon, avec Préfidial, Bailliage, Chancellerie auxcontrats, &c. Elle eft fituée fur un rocher efearpé , & eft en-tourée de montagnes de tous côtez, hors de celui d’orient ; elleeft petite, mais fes cinq fauxbourgs la font paroître affez gran-de. On y trouve un Prieuré de l’Ordre de faint Benoit, un au-tre de Chanoines Réguliers, des Carmes, des Capucins, desMinimes, des Filles de l’Ordre de faint Dominique, & de laVifitation, des Urfulines, &c.
SE'MUR-EN-BRIENNOIS, autre ville de Bour-gogne, dans le diocéfe d’Autun, comme la première, avec Bail-liage. Elle eft fituée fur une petite montagne, dont les vuesdonnent fur la rivière de Loire, qui paffe à une demi-lieuede là.
S E N.
S E'N A A ou A S N A A, Juif dont les enfans, après le re-tour de la captivité de Babylone, réparèrent la porte de Jé-rufalem, appellée des poijjons. * Nèbémie ou IL EJdras, cb. 3.v. 3.
S E'N A CLE, lieu où fe tenoit te Sénat Romain. Il y enavoit trois à Rome, un dans le temple de la Concorde, entre leCapitole & la place Romaine ; un autre proche de la porte Capé-ne; & un troifiéme au temple de Bellone. * Rofin, Antiq. Rom .I. 1. c. 14.
S E'N A T : nom que l’on a donné à l’affemblée des Jugesfouverains, compofée anciennement des vieillards. Les Lacédé-moniens & les Carthaginois ne recevoient dans leur Sénat quedes gens âgez de 60 ans. Ce nom a été particuliérement confa-cré au Sénat de Rome, qui avoit la principale autorité dans l’E-tat pour les affaires publiques. On fait remonter fon autorité& fon établiffement au tems de Romulus, qui le compofa decent Sénateurs, qui furent choifis par les Tribus du peuple, en-tre les plus fages & les plus qualifiez qui fe trouvoient alors àRome. Le Sénat avoit droit de délibérer & d’ordonner fur lesaffaires publiques, à l’exception de la création des Magiftrats &des Loix qui concernoient le peuple. Il pouvoit bien être d’a-vis de la guerre ou de la paix ; mais on ne pouvoit ni déclarerla guerre ni faire la paix fans le confentement du peuple , &fans fon autorité. C’étoit au Sénat à juger les Criminels, à en-voyer & à recevoir les Ambaffadeurs: il avoit auffi la direêtiondes deniers publics. Le Diélateur, les Confuls, les Préteurs ,les Tribuns du peuple, le Gouverneur pendant l’interrégne, &le Gouverneur de Rome, avoient droit d’affembler le Sénat &de le confulter. Le lieu de l’affemblée étoit ordinairement, oule temple de la Concorde, entre le Capitole & la place publi-que, ou un lieu proche de la porte Capéne, ouïe temple de Bel-lone, dans lequel le Sénat donnoit audience aux Ambaffadeursétrangers.
L’Affemblée du Sénat commençoit par un facrifice qu’on fai-foit aux Dieux. Augufte changea cette coutume, & ordonnaque chaque Sénateur fît un facrifice de vin & d’encens fur l’au-tel du Dieu, dans le Temple duquel le Sénat étoit convoqué,avant que de prendre fa féance ,& de pouvoir délibérer d’aucune
affai-