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defcendant la fécondé à Vénus, la troifîéme à Mercure, là qua-trième à la Lune ; puis) en prenant les plus hautes Planètes, lacinquième à Saturne, la fixiéme à Jupiter , & la leptiéme àMars. Continuant dans cet Ordre, la huitième ert: pour le So-leil, puis la i S * & enfuite la 22. Vénus a la 23, & Mercure la24. Ainlï la première heure du fécond jour, eft pour la Lune ;telle du troifiéme jour, pour Mars; du quatrième, pour Mer-cure ; du cinquième, pour Jupiter; du lixiéine, pour Saturne,Ce que l’on peut compter fur cet ordre des Planètes, marquépar des chifres,
5. Saturfle, feptiéme.
6 . Jupiter, cinquième.
7. Mars, troijiéme.
1. Le Soleil, premier jour,
2. Vénus, fixiéme.
3. Mercure, quatrième.
4. La Lune, fécond.
Les Chrétiens appellent encore les jours dunom des Planètes,(à la réferve du Dimanche, ou jour du Seigneur , que les An-ciens appelaient Dies Solis, jour du Soleil; & du Samedi, dontle nom vient de Sabbatwn, & non pas de Saturnus,) car Lundi,veut dire, jour de la Lune; Mardi, jour de Mars; Mercrediou Mécredi, jour de Mercure; Jeudi, jour de Jupiter; nomméautrefois Jovis; & Vendredi, jour de Vénus. Le principal joùrde la femaine, eft le Dimanche parmi les Chrétiens; & le jourdu Sabbat, ou le Samedi chez les Juifs. Les Idolâtres avoientde la vénération pour le Jeudi, à caufe de Jupiter, qu’ils efti-moient être le plus grand des Dieux. Les Mahométans obfer-vent le Vendredi, parce que ce fut en un pareil jour que Maho-met s’enfuit de la Mecque, où on nevouloitpas lereconnoî-tre pour Prophète. Us appelloient cette fuite, Hégire, c’eft àdire, Perfécution. * Le PérePétau, de DoÜr. Tempor. J. Selden,de Jure Gent.
* S E'M A R J A ou S E'M E'R I A, Ifraëlite, qui, aprèsla Captivité de Babylone fut contraint de renvoyer fa femme ,parce qu’elle n’étoit pas Juive. * Efdras ou I. Efdras, cb. xo.v. 41.
* S E' M A R J A ou S Ç E'M A R J A , fils de Roboam ,Roi de Juda, & d’Abihaïl. Il en eft parlé IL Cbron. ou Paralip.tb. 11. v. 19.
S E'M A R I T H. Voyez SÇIMRITH.
* S E'M E'B E R ou S Ç E'M E'R ER, Roi de Tféboïm,contre lequel Kédor Lahomer, Roi d’Hélam, & quelques autresfirent la guerre , & fur lequel ils eurent de grands avantages.* Genéfe, ch. 14. v. I.
S E'M E'C H O N, Lac à l’Orient de la Tribu de Nephtali,dont la longueur eft de foixante ftades, & la largeur de trente: fesmarais vont jufques à Daphné. La ville de Séleucie eft lituéefur ce Lac. * Jofépne , Guerre des Juifs, l. 4. cb. I.
S E'M ED. Voyez S Ç E'M ED.
S E'M E'D O (Alvar) natif de Niza, dans la province d’A*lentéjo en Portugal, entra dans la Compagnie de Jefus en 1602,à l’âge de 17 ans, & après fa Philofophie fut envoyé àGoa, oùil finit fes études. Etant allé enfuite dans la Chine, il fixa fonféjour à Nanquin, où il travailla avec beaucoup de zélé àla converfion des Chinois; mais en 1617, on l’arrêta avec lesautres Millionnaires, & après l’avoir tenu quelque tems en pri-fon, on le tranfporta dans une cage de fer très-étroite à Canton,où il reçut ordre de fortir du Royaume. Son zélé ne lui ayantpas permis de fuivre cet ordre, il rentra peu après dans la Chi-ne, où il continua à inftruire les Fidèles, & à gagner des âmes àJefus-Chrift, jufqu’à ce qu’on l’envoya à Rome pour les affai-res de la Million. Il retourna encore à la Chine avec d’autresJéfuites, fut fait Provincial & Viliteur des Millions, & enfinaprès avoir employé quarante-lix ans dans ces pénibles emplois,il mourut â Canton l’an 1658, âgé de 73 ans. Son voyage enEurope lui donna occafïon d’y publier un Traité de l’Empire dela Chine, & de la prédication de l’Evangile dans cet Empire,par les Pères de fon Ordre. Il le publia d’abord en 1642, enEfpagnol, à Madrid, & l’année fuivante étant arrivé à Rome, ille donna en Italien dans cette ville. On en a donné une Tra-duftion Françoife en 1655, à Pariâ. Ses lettres fur la Millionde Nanquin, ont paru avec d’autres à Rome en 1627. * Mé-moires de Portugal.
S E'M E'I, Créature de Saül, s’emporta contre David & lemaudit, lorsque ce Roi s’enfuyoit devant Abfalom, l’an 1023avant Jefus-Chrift. Ceux qui accompagnoient ce Prince vou-lurent punir Séméï de fa témérité; mais David s’y oppofa , & luipardonna généreufement. Cependant, lorsque Salomon lui eutfuccédé à la Couronne d’Ifraël, il fit mourir ce téméraire, quiétoit forti de Jérufalem, contre l’expreffe défenfe que lui enavoit faite ce Roi. * II. Samuel ou II. Rois, cb. 16. v. 5 £?Juiv.
S E'M E'I, nom de quatre différens perfonnages. VoyezS Ç I M HI.
S E'M E IA, Prophète. Cherchez S C E'M A H J A & l’ar-ticle de R O B O A M. . ,
S E'M El A, faux Prophète. Voyez S C E'M A II J A-
S E'M E'I M , Roi de Fez. Cherchez MOULE Y I S-M A E L.
S E'M E'LE’, fille de Cadmus, Roi de Thébes, fut aiméede Jupiter, qui la débaucha, & la rendit mère de Bacchus. Ondit que Junon déguifée en vieille, lui ayant confeillé de prierfon Amant de la venir voir dans toute f a majefté, la maifon oùelle étoit fut brûlée, & l’enveloppa dans fon incendie. * Ovi-de, Métam. I. 3.
* S E'M E LIE R" (Jean-Laurent Le) né à Paris d’une fa-
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mille honnête, entra en 1678 dans la Congrégation de IaDo-étrine Chrétienne. L’étude de la Théologie fut fa principale oc-cupation , & il commença à l’enfeigner en 1694 , ce qu’il fit pen-dant ûx ans, Enfuite il fut deux ans Reéteur de la maifon de faCongrégation â Vitry-le-François, un an à Noyers en Bour-gogne , & trois ans à S. Julien de Paris. Il fe rendit allïdu auxConférences publiques j qui furent établies en 1697, au Sémi-naire de S. Nicolas du Chardonnet. En 1713 , il publia en qua-tre volumes les Conférences fur le Mariage, & en 1715 il les fitréimprimer en cinq volumes avec beaucoup de correétions &d’augmentations. En 1718, il mit au jour les Conférences furl’Ufure fur la Re[litution, en quatre volumes in douze , & en1724 il en donna une nouvelle édition beaucoup corrigée & aug^mentée. Depuis fa mort, arrivée le deuxième juin 1725, à l’âged’environ 65 ans, on a imprimé fes Confèrence;fur les péchez entrois volumes in douze. * Voyez le Supplément de Paris 1736.
S E'M E'N A. rivière d’Afie. Voyez G E'M E'N E.
S E'M E N D R I A, S E N D E' R O W, S M I D E'R O Wou S P L E N D E'R OBI, ville de la Turquie en Europe.Elle eft dans la Servie , fur le Danube, à dix lieues au def-fous de Belgrade. On prend Sémendria pour l’ancienne Sin-gidunum, ville de la Mœlie fupérieure. Elle a été épifcop3le,capitale de la Servie, & le liège de fes Defpotes, Elle eft au-jourd’hui capitale d’un Sangiacat, & défendue pat une bonnecitadelle. Les Allemands la prirent l’an 1668, & ils la perdirentde nouveau l’an 1690. * Maty, DiS. Gèogr. Mémoires du tems.
S E'M E R, S Ç E'M ER ou S O M E R ; ce fut celui quidonna le nom à la ville de Samarie; parce qu’Amri ou Homri,Roi d’Ifraël, acheta de lui la montagne de Samarie, & y bâtit laville de ce nom. * I. ou IJ 1 . Rois, cb. 16. v. 24. Voyez S A-MARIE.
* S E'M ER ou S Ç E'M ER, fils deMahli, de la Tribude Lévi. * I. Cbron. ou Paralip. cb. 6. v. 46.
* S E'M ER, S Ç E'M ER ou SÇOMER, fils deHé-ber, eut pour enfans Ahi, Rohéga, Jéhubba & Aram. * I. Cbron.ou Paralip. cb. 7. v. 34.
SE'MERÜN, ville de Paleftine dans la Tribu de Zabulon.* Jofué , cb. 11. si. 1.
S E'M E R O N , montagne. Voyez T S E'M A R A J I M.
SE'MERONE, Semeronius, Babylonien, eft un Auteurancien, dont l’Ouvrage n’eft pas connu, & qui mérite d’avoirplace ici, à caufe de fon opinion fur l’Empire des Alîyriens, &fur celui des Perfes. Ce fut, dit-il, Perfée, filsdeDanée, quiétablit cet Empire par la défaite de Sardanapale. Cette opinion,qui n’a pas fait fortune, eft rapportée par l’Auteur de la Chro-nique d’Alexandrie.
S E'M E U R, ville. Voyez S E'M U R.
S E'M I A M I R E, Semiamira ou Semis, étoit mère de l’Em-pereur Elagabale ou Héliogabale, qui créa en fa faveur un Sénatde femmes, dont elle fut la Préfidente. Les femmes jugeoient dansce Sénat des affaires de leur fexe, & de ce qui regardoit leur état.Elle fut tuée avec fon fils l’an de Jefus-Chrift 222, & après fa morton abolit cette Jurifdiétion qui n’avoit pu être établie que parun Elagabale, c’eft à dire, par le plus lâche & le plus infâme desEmpereurs. * Lampridius, in Heliogabalo.
SEMI-ARIENS ou DEMI-ARIENS. Ceux quifuivoient lesientimens d’Arius, fe diviférent dans la fuite endeux partis principaux. Les uns, fuivant l’hypothéfe de leurMaître, foutinrent que le Fils eft diffemblable au Père «vo/zsioç;c’eft pourquoi on les nomma Anoméens ; & tel étoit F.unomius,dont la réputation dans le parti fit qu’on les nomma enfuite Eu-nomiens ; d’autres, qui refufoient de recevoir le mot de confub-ftanticl, comme marquant une parfaite égalité, fembloient s’ap-procher beaucoup plus du fentiment des Pères de Nicée, parcequ’ils difoient que le fils étoit ifMioCirioq femblable en effence oufemblable en toutes chofes au Père. On leur donna le nom de Se-mi-Ariens, comme n’étant qu’à demi dans les fentimens d’Arius.Ce furent eux qui eurent le plus de part aux Conciles de Rimi-ni & de Séleucie. Cependant ils étoient encore fubdivifez; carles uns faifoient conlilter la reffemblance du Fils au Père dans lafeule volonté, & les autres dans la fubftance. Parmi ceux-ciil y en avoit plufieurs qui étoient Orthodoxes, & quiferéüni-rent dans la fuite à l’Eglife Catholique. C’eft ce qu’on peût voirdans les livres citez au bas de cet article. * Socrate, l. 2. Ru-fin,/. 1. Théodoret, Hœret. Fabul. I. 4. c. 3. Sozoméne,/. 4- Sul-pice Sévére, Hift. Sacra, l. 2. Baronius, in Annal. Herman,Vie defaint Atbanafe, I. 7. £? fuiv. Tillemont, Hift. des Ariens.
SE'MIG ALLEN ou S E'M I G A L LI E : c’eft lapartie orientale du Duché de Courlande. La rivière de Maf-za , Mufza ou Mutza la fépare prefque entièrement de laCourlande propre. La Livonie, la Lithuanie & la Samogitie labornent des trois autres côtez. Ses lieux principaux font Mit-taw capitale, Bauske, Dobelen, &c. * Maty, DiS. Géogr.
S E'M IN A I R E S. On donne ce nom aux Communautezeccléfiaftiques, où l’on éleve les Clercs pour les inftruire de tousles devoirs de leur miniftére. L’iniUtution de cette fainte re-traite n’eft pas nouvelle dans l’Eglife. Saint Ambroife obfer-voit jufqu’à la façon de marcher de ceux qu’il vouloit faire Clercs;& ayant remarqué que quelqu’un qui demandoit de l’être, mar-choit d’une manière étourdie, il refufa de l’admettre. S. Léondéfend d’ordonner ceux qui n’ont pas donné des marques de leurcapacité. Les Conciles & les Papes ordonnent la même chofe ,avec des termes extrêmement forts. C’eft pour cette raifon qu’au-trefois les Clercs vivoient en communauté, & que dans toutesles Eglifes il y avoit un Ecolâtre, que nous appelions préfen-tement Théologal, & qui étoit obligé d’inftruire les-autres. Eu-gène Il, Alexandre III, Innocent III, & divers autres Pontifes,ont fait des Ordonnances falutaires pour procurer des Maîtres& des Inftruéleurs aux Clercs qui fe diipofoient au Sacerdoce. EnEe 3 i 4 Î<Sî