220 SEL.
* S E L LI A, ville & Comté d’Efclavonie. La ville eft furla rive droite de la Save au fud de Warafdin, dont elle eft éloi-gnée d’environ douze lieues. * Sanfon , Carte de la partie méri-dionale du Royaume de Hongrie.
* SELLIUS (Bernard) de Nimégud, a publié Problemataex utriufque Tejlamenti Hijloriis defumpta, avec figures en tailles-douces. * Valére André , Bibliotb. Belgica , p. 112.
S E L L U M, fils de Jabès. Voyez S Ç A L L U M.
SELMON. Voyez T S A L M O N.
SE'LO. Voyez S I L A R O.
SE'LOMB RI A. Voyez S E'L IV R E'Ë.
S E L S E Y, prefqu’ifle près de Chichefter dans le Comté deSuffex en Angleterre. Elidwach ou Adelwach, Roi des Soutli-Sa-xons, ou Saxons méridionaux, l’alfigna vers l’an 711,$ Wilfride,Archevêque d’Yorck, pour fa demeure, quand il fut banni de fonpaïs par le Roi de Northumberland, & qu’il vint prêcher auxSaxons méridionaux. Godwal, Roi des Weft-Saxons, ou Sa-xons occidentaux, ayant conquis le Royaume des Saxons y bâ-tit un monaftére & en fit un fiége épifcopal, qui fut maintenudans le même lieu pendant 300 ans, jufqu’à ce qu’en 1070, l’E-vêque Stigand tranfporta ce fiége à Chichefter. Ce lieu eft en-core renommé pour fes bons pétoncles & fes bonnes écreviffes.
* DiS. Anglais.
S E L T Z, bourg avec une Abbaïe. Il eft du Palatinat duRhin , enclavé dans l’Alface, & fitué à l'emboûchure du Seltz-bach dans le Rhin, entre Strasbourg & Philisbourg, à neuf oudix lieues de chacune. * Maty, Ditt. Géogr.
SEL V A: c’eft une petite itle du Golfe de Venife. Elle eftau midi de la Morlaquie, entre l’Iile d’Oféro, & celle de Pago.
* Maty, Diiï. Géogr.
S E L V E (Jean de) premier Préfident au Parlement de Pa-ris , étoit né dans le Limofin , d’où fa famille étoit originai-re , & non du Milanois. Son père Fabien de Selve, Lieutenantde la Compagnie des Gendarmes du Comte de la Marck, Gouver-neur d’Auvergne, étoit fils de Fabien de Selve, & d ’Elifabetb deBaudeny. Jean de Selve ayant de l’inclination pour les Lettres,quitta la profeflïon des armes que fon père avoit fuivie, pours’adonner à l'étude de la Jurifprudence , & fut élevé, par le RoiFrançois I, à la charge de premier Préfident au Parlement deBourdeaux en 1514. Le Roi ayant conquis le Duché de Milanl’année fuivante, l’yappella, afin de s’affurer de ces nouveauxSujets, en les foumettant à la conduite de ce fage & fidèle Mi-niftre, auquel il donna la première adminiftration de la Jufticedans le Milanois. Lorsque cet Etat fe fut fouftrait à la domina-tion de ce Prince,de Selve retourna en France,où il fut honoré dela charge de premier Préfident au Parlement de Rouen. En 1521,le Roi le fit premier Préfident du Parlement de Paris ; & lorsquece Prince eut été fait prifonnier de l’Empereur à la bataille dePavie, Louïfe de Savoye fa mère le choifit avec François deTournon, alors Archevêque d’Ambrun, depuis Cardinal & Arche-vêque de Lyon, pour aller à Madrid traiter de la délivrance de ceMonarque avec l’Empereur Charles-Qwz'rct. Il y fut envoyé aveccet Archevêque,accompagné de Philippe Chabot, Baron deBrion ;mais il étoit chargé des plus fecrettes inftruftions. Après avoirheureufement exécuté cette commiflïon, il revint à Paris, oùil continua fes fondions ordinaires. Il fut nommé l’an 1529, parles Cours fouveraines, pour porter de leur part la parole aux Etatsdu Royaume affemblez à Paris, où il mourut au mois d’août delamêmeannée. Ce Magiftrat fut enterré à Saint-Nicolas du Char-donnet, où l’on voit fon Epitaphe. On lui attribue communé-ment le livre de Beneficio, qui n’eft point de lui, & on l’a ac-cufé fauffement d’avoir corrompu l’Hiftoire de Philippe de Com-mines. Illaiffa de Cécile de Buxis, fa femme, fille de Jean deBuxis & de Béatrix de Moneftier, Dame de Modftrade en Lan-guedoc, fix enfans, dont l’aîné Lazare de Selve, Gentilhom-me ordinaire de la chambre du Roi, & Ambaftadeur en Suiffe ,époufa en 1534, Marie Pignard, fille de Gui Pignard, Seigneurde Dampierre en Bailigny, de Chalifer, de Sabelines & de Va-raunes , Notaire & Sécretaire du Roi & Baillif de Langres, & deGillette Allegrain. Lefecond, Jean-Paul de Selve, fut Evêquede Saint-Flour en Auvergne. Letroifiéme, George de Selve, E-vêque de Lavaur, fut Ambaftadeur à Venife, en Angleterre, &en Efpagne. Le quatrième, Odet de Selve, Préfident du GrandConfeil, mourut Ambaftadeur à Rome. Le cinquième, Jean deSelve, fut Abbé de Saint-Vigor. Le dernier, Jean-François deSelve, fut Ambaftadeur à Conftantinople. Lazare, le premierde tous ces enfans, fut père de George de Selve, qui eut defon mariage avec Diane Groflot, entre autres enfans, Jean-Ba-tiste de Selve, Seigneur de Cromiéres, qui fut Chevalier del’Ordre du Roi. Il avoit époufé Jacqueline Bouchaut de laquelleil eut Jean Ratifie de Selve, Seigneur de Cromiéres, Maître d’Hô-tel du Roi,qui époufa en 1645 Charlotte Marreau, dont il eut Jean-Batiste de Selve,Procureur-général en la Cour des Monnoyes deParis, mort en 1691, laiffant des enfans ;& Pierre de Selve, lequelaprès avoir fervi longtems dans le régiment de Picardie, en devintLieutenant-Colonel, fut fait Chevalier de faint Louis à millelivres de penfion, & Brigadier des armées du Roi en 1704. Ildéfendit la ville de Saint-Venant en 1710, & n’en fortit que ledeuxième oélobre après un long fiége pour une telle place, avectous les honneurs de la guerre , & fut fait Maréchal de camp le29 novembre de la même année. Il défendit Bouchain en 1711,& y fut fait prifonnier de guerre. U mourut fur la fin de mars1721, âgé de plus de 82 ans, laiffant un fils & deux filles jeunes.
* Bayle, DiSion. Critique. Mémoires généalogiques.
SELVE (George de) fils de Jean, premier Préfident au Par-lement de Paris, fut Evêque de Lavaur, & fuccéda l’an 1529,à Pierre du Buis. Le Roi François I l’employa dans des Am-baffades auprès du Pape , de l’Empereur Charles-Qpùit & de laRépublique de Venife. U coinpofa quelques livres de piété en
SEL. S E M.
François, & traduifit en cette même Langue huit Vies des Hom-mes Illuftres de Plutarque. Ce Prélat mourut l’an 1541. * An-toine du Verdier, Bibliotb. Franç.p. 449. Sainte - Marthe, Gall.Chrijl. tome 2. p. 1142. Pierre Bunelli, Epijl. ad Petr. Danef.{J Petr. Fabr.
SE'LYBE'RI. Voyez S E'L IV R E'E.
S E M.
S EM, Patriarche, fils de Noé, naquit l’an 1559 du monde,& 2476 avant Jefus Chrift. 11 eft toûjours nommé le pré-mier entre les enfans de Noé, Cham le fécond, & Japhet letroifiéme : ce qui fait croire que c’eft auifi l’ordre de leur naif-fance, & que Sem étoit l’aîné, comme il eft dit dans la Vulga-te , Ger.éfe, cb. 11. v. 21. Cependant, Genéfe , cb.ç.v. 24, Chameft appellé le plus jeune des enfans de Noé ; & il eft dit, Genéfe,cb. 11. v. 10. que Sem engendraArphaxad enla centième annéede fa vie, deux ans après le déluge, c’eft à dire, l’an 602 de Noé ;d’où il s’enfuit que Noé n’avoit engendré Sem que l’an 502 defa vie. Cependant il eft marqué, Genéfe, cb. 5. v. 32, que Noécommença à engendrer à l’âge de cinq cens ans : d’où l’on con-clut que Sem n’étoit pas fon fils aîné , & que Japhet étoit ve-nu au monde deux ans avant lui. C’eft peut-être ce qui a dé-terminé les Hébreux à dire que Sem n’étoit pas le fils aîné deNoé. Mais comme le texte de la Genéfe, cb. 5. ne diftinguepoint la naiffance des trois fils de Noé, & qu’il porte qu’illes eut à l’âge de cinq cens ans, on peut dire que ce terme fi-gnifie qu’il les eut tous trois vers l’âge de cinq cens ans. D’ail-leurs il fe peut faire que Sem ait engendré Arphaxad au commen-cement de fa centième année & de la deuxième après le déluge,& que Noé n’ait engendré Sem qu’à la fin de l’an 500 de favie, auquel cas il fera vrai de dire que Sem étoit né l’an 500 dela vie de Noé. Quoi qu’il en foit, Sem eft toujours nommédans l’Ecriture comme le premier des enfans de Noé. Ses Defcen-dans s’établirent tous en Afie. Quelques-uns veulent qu’il aitjoui non feulement du droit d’aineffe, mais encore du Sacerdo-ce , qu’ils prétendent y avoit été attaché : c’eft fans aucun fon-dement. Ceux qui ont foutenu que ce Patriarche eft celui quiparoît fous le nom de Melchifédech , ont encore avancé uneplus grande chimère. Sem mourut l’an 2158 du monde, & 1877avant Jefus Chrift, âgé de 600 ans, ayant pu voir 15 générationsde fes Defcendans. * Genéfe, cb. n.v. 10 {J 11. S. Augultin, deCiv. Dei, 1 . 6 . c. 3. Ifidore, Torniel,Salian &Sponde, in Annal.Vet. Tejlament. M. Du Pin , Differt. Prél. fur la Bible. Les Juifsattribuent à Sem la Tradition Théologique des chofes que Noéavoit apprifes des premiers hommes. Sem les communiqua à fesenfans. Les Rabbins croyent que Sem tenoit une Académie,ou une Ecole de Religion fur le Mont-Thabor. fils difent quec’eft le même que Melchifédech, & ils récitent plufieurs autrescontes à leur manière. M. Jurieu ayant fait voir que ceux quiattaquent les Juifs fur leur penfée que Sem n’eft pas le Melchi-fédech qui alla au devant d’Abraham, ne fe fervent pas toûjoursde bonnes raifons, rapporte enfuite celles qui l’engagent à re-jetter l’opinion Judaïque. La première eft tirée de ce que S. PauLdit que celui qui n’étoit pas de même race qu’eux avoit dimé Abraham.La fécondé qu’il ne comprend pas ce qui auroit conduit Sem dansle païs de Canaan. M.Bochart rejette auifi la prétention des Juifspar plufieurs raifons qu’il allègue dans fon Pbaleg, i. 2. c. 1.p. 77. Le même Savant croit que les Payens ont fait de Semleur Beel-Zébub & leurPluton, en haine de ce que fa familleétoit contraire à l’idolâtrie des Gentils. M. Jurieu conjeétureque Sem étoit un Théraphim de Laban. * Jurieu, Ilifi. desDogmes & des Cultes, {Je. p. 69 fÿc. Bochart, Pbaleg. {Je. I. j.p. 11. Epitre aux Hébreux, ch. 7. v. 6 .
S E' M A H A T. Voyez S Ç I M H A T H.
SEMAINE, efpace de fept jours, qui recommencent fuc-ceflivement. Cette manière de compter le tems eft venue desJuifs, qui le feptiéme jour célébroient le Sabbat, c’eft à dire,jour du repos, pour obéïr au commandement de Dieu, & pourfuivre la Tradition reçue depuis Adam jufques àMoïfe. Cettecoutume paffachez les Grecs, & chez les autres peuples. Quel-ques-uns néanmoins croyent que les autres nations ontféparéle tems par le nombre de fept jours, à caufe des fept planètes,ou à caufe des quatre quartiers du mois lunaire, qui ont chacunfept jours; ou par une certaine vénération qu’ils avoient pourle nombre de fept, fi célébré parmi les anciens Philofophes dela Seéte de Pythagore. Les Juifs ne donnoient point de nomparticulier aux premiers jours de la femaine, mais le feptiémes’appelloit&jfc&at, qui veut dir erepos; parce qu’ils s’abftenoientde toute forte d’ouvrages ferviles, en mémoire de ce que Dieuavoit ceffé ce jour-là fon admirable ouvrage de la création dumonde , qu’il avoit continué pendant les fix premiers jours-Les Juifs avoient trois fortes de femaines, 1. des femaines dejours ; 2. des femaines d’années, qui le comptaient d’une an-née fabbatique à l’autre & qui étaient de fept années ; 3- desfemaines de fept fois fept années, ou de 49 ans qui fe com-ptaient d’un Jubilé à l’autre. On compte des femaines d’annéesau lieu de femaines de jours pour trouver l’accompliffement dela Prophétie de Daniel. La Fête de la Pentecôte étoit appelléela Fête des femaines, parce qu’il en falloit compter fept depuisl’oblation de la gerbe d’orge jufqu’à cette célébration. LesPayens donnèrent le nom d’une des fept planètes à chaque jourde la femaine, celui du Soleil, au premier jour; delà Lune,au fécond; de Mars, au troifiéme; de Mercure, au quatrième;de Jupiter, au cinquième; de Vénus, aufixiéme; & de Satur-ne, au feptiéme. On rapporte une autre raifon de cet ordre.On donne chaque heure du jour à quelqu’une des Planètes, &l’on commence par le Soleil, en cette manière. La premièreheure du premier jour étant donnée au Soleil, on donne ea
defeen-