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Dernière partie (1801) Traité de navigation
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244 COURS

fant d’ailleurs que l’on ait l’heure à l’aide d’une montre régléepeu de temps auparavant. En effet , on pourroit calculerl’heure du lever ou du coucher apparent pour la latitudedéduite de l’eftime , & en obfervant le lever ou le coucherapparent, ayant d’ailleurs égard au chemin fait en longitudedepuis .que la montre a été réglée la comparaison de l’heurecalculée à l’heure obfervée & réduite , feroit connoîtredACB. Calculant donc par la fécondé analogie , l’angle ABCqui- convient à la latitude effimée , & ayant la déclinaifon ,on connoîtroit, dans la’première analogie tout, exceptédBC , qui feroit donc facile à conclure de cette analogie.Mais outre que l’erreur d’une fécondé fur le temps , en pro-duit une de 15 fécondés de degré fur dACB, il faut remar-quer , que l’erreur fur dACB influe d’autant plus fur dBCou fur le changement en latitude , que l’angle ABC eft plusgrand ; la méthode ne pourroit donc guères être employéeque lorfque l’azimuth ABC feroit petit ; mais dans ce casl’analogie dont on fait ufage , n’eft pas fuffifamment exaélepour le lever ou le coucher apparent , ainft que nous ve-nons de l’obfers'er ci-deffus.

310. JII. Trouver le temps qu'un aflre emploie à varier d'unepetite quantité en hauteur , vers l’horizon.

Soit A le pôle ( fig. 60 ) ; C le zénith; CB le vertical, &AB le cercle de déclinaifon. L’aftre étant fuppofé ne paschanger fenfiblement de déclinaifon pendant l’intervalle detemps cherché, les deux côtés AC, AB feront conftans :il s’agit de trouver le rapport de dBC à dBAC lorfqueBC eft de 90° ou fort approchant.

Or par le troifième cas de la queflion III e ., on trouve"dBC : dBAC : : fin. AB x fin. ABC : R ».

Et comme BC eft fuppofé de 90° , les règles de la Tri-gonométrie fphérique donnent fin. AB : coj. AC::R:cof.ABC.

Ainfi connoiffant la latitude & la déclinaifon , on aural’angle ABC , par la fécondé analogie ; & la première don-nera alors le rapport de dBC à dBAC.

311. La fécondé analogie fait voir que pour qu’on puiflefuppofer l’aftre à l’horizon , il faut que la latitude foit pluspetite que la diftance de l’aftre au pôle. Et que fi cette lati-tude , quoique plus petite que la diftance de l’aftre au pôle ,en diffère fort peu , l’angle ABC fera fort petit ; d’où &de la première analogie, on çonclut qu’une très-petite va-