DE MATHÉMATIQUES. ZIJ
Les éclipfes de Lune feroient fort utiles , üelles étoiei.t plus fréquentes. On peut en ob-ferver les phafes , à la vue {impie , à moins de2' de temps près; & l’erreur des Tables fur lemoment de ces phafes, n’eft pas plus confidé-rable; enforte que ces éclipfes peuvent donnerïes longitudes à 4' de temps près ; c’eft-à-dire ,à un degré près. Mais elles ne peuvent arriverque defix mois enfix mois, & il le paffequelque-fois des années entières fans qu’on puiffe enobferver une feule.
Quant aux éclipfes des fatellites de Jupiter Jelles pourroient être employées avec d’autantplus davantage qu’il n’y a aucune réduction àfaire aux obfervations , & que ces obfervationsfe préfentent très-fréquemment, n’y ayant pref-que aucune nuit où il n’y ait quelque éclipfe à.obferver , fi ce n’eft dans le temps où Jupiterapproche de fa conjonction avec le Soleil.
La néceffité d’employer de très-longues lu-nettes pour obferver ces éclipfes , les a renduesjufqu’à préfent inutiles pour la déterminationdes longitudes en mer. Mais M. l’Abbé Ro-chon , Àftronome de la Marine , profitant ha-bilement des nouveaux degrés de perfectionqu’on a depuis peu donnés aux lunettes, & qui endiminuent beaucoup la longueur , s’eft propoféd’en rendre l’ufage applicable à ces fortes d’ob-fervations , en facilitant le moyen de ramenerl’aftre dans le champ de la lunette. Il eft bien àdefirer que cette idée ait tout le fuccès quefem-blentpromettre les premiers eflais qui en ont étéfaits. On en trouve la defcriptiondans l’Ouvrage
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