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COUR S
III. Par l'obfervation de quelque Phénomène inf~tantané dans le ciel.
267. Le fécond moyen eft l'obfervation desaffres , foit en faififfant un phénomène inftan-tané , foit par le mouvement même des aftres.
Les éclipfes du Soleil , celles de la Lune ,celles des étoiles par la Lune , & celles des fa-teüites de Jupiter, font des phénomènes dontlinftant peut être prévu par les Tables aftrono-jmiques , & qui à l’exception de celles du So-leil , & des étoiles par la Lune , font vifiblesau même in liant pour tous les lieux où ces af-tres font vifibles. Enforte que la comparaifon del'heure à laquelle on obferve ces phénomènes ,avec l’heure déterminée par le calcul, fait con-noître immédiatement la différence de l’heureque l’on compte fous le méridien de l’obferva-lion , à celle que l’on doit compter fous le mé-ridien pour lequel on avoit calculé.
Mais outre que les Tables allronomiques ,quoique très-perfeélionnées depuis un fiècle ,n’ont pas encore toute l’exaélitude qui feroit àdefirer , il efl: très-difficile d’obferver en merces phénomènes , avec une exaélitude fuffïfante.
Les éclipfes du Soleil , & celles des étoilespar la Lune, pourroient aufiï être employées■pour la détermination des longitudes, mais ou-tre la difficulté de les bien obferver en mer ,ces obfervations exigent beaucoup de réduc-tions ; parce que ces phénomènes ne font pasvus au même inftant dans les différens lieux de,la terre où ils font obfervables.